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L'UEL et la fausse bonne idée d'une nouvelle tripartite
Luxembourg 2 min. 25.11.2020

L'UEL et la fausse bonne idée d'une nouvelle tripartite

Pour Jean-Paul Olinger, directeur de l'UEL, «la priorité absolue» des prochains mois doit être la question de la formation des salariés pour s'adapter à la digitalisation.

L'UEL et la fausse bonne idée d'une nouvelle tripartite

Pour Jean-Paul Olinger, directeur de l'UEL, «la priorité absolue» des prochains mois doit être la question de la formation des salariés pour s'adapter à la digitalisation.
Photo: Chris Karaba
Luxembourg 2 min. 25.11.2020

L'UEL et la fausse bonne idée d'une nouvelle tripartite

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Contrairement aux syndicats qui demandent au gouvernement d'accélérer la mise en oeuvre d'une rencontre entre partenaires sociaux pour s'accorder sur les suites à donner à la crise sanitaire, le patronat considère mercredi que cette demande ne répond pas à un besoin actuel.

Alors même que Jean-Paul Olinger, directeur de l'UEL, assure que «le dialogue social fonctionne bien», il estime que la tenue d'une nouvelle réunion tripartite nationale «ne constitue pas une bonne idée». Interrogé mercredi matin sur les ondes de nos confrères de RTL Radio Lëtzebuerg, le représentant du patronat s'oppose donc à l'idée émise lundi par le LCGB et l'OGBL. 


Politik, Tripartite, Chateau de Senningen, Xavier Bettel, Nora Back, Patrick Dury, Sylvain Hoffmann, Dan Kersch, Francois Bausch, foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
Les syndicats souhaitent accélérer la tripartite
A quelques heures de l'allocution du Premier ministre quant à la probable mise en oeuvre de nouvelles restrictions destinées à lutter contre la pandémie, OGBL et LCGB demandent au gouvernement un réunion avancée par rapport au calendrier initial.

Car si les deux syndicats souhaitent non seulement discuter avec le gouvernement et l'UEL de nouvelles mesures à appliquer pour répondre aux conséquences de la crise sanitaire, ils entendent le faire «le plus vite possible». Justifiant son approche par le fait que «les réunions tripartites menées au niveau de certaines entreprises, comme ArcelorMittal ou Luxair, sont effectuées au bon niveau», Jean-Paul Olinger estime qu'une concertation au niveau national n'est pas nécessaire. Du moins «à court terme».

Pour le directeur de l'UEL, «la priorité absolue» qui restera au menu des discussions à venir au cours des prochains mois «et au-delà» reste celle de l'adaptation des compétences des salariés à la digitalisation. Et donc à la question de la formation. «Car le pays, de par sa taille, se doit de rester agile par rapport aux pays plus grands», réaffirme-t-il. Une manière de rappeler une fois encore l'opposition du patronat à la hausse annoncée au 1er janvier prochain du salaire social minimum. 


Arbeiter, Kurzarbeit
Le salaire minimum augmente, la grogne des patrons aussi
Xavier Bettel a annoncé une hausse du salaire minimum mensuel pour le 1er janvier 2021. Il s'élèvera alors à 2.642 euros. Mais, côté employeurs, on craint que ce geste ne soit plus fâcheux que généreux.

A cette date, un salarié ne pourra donc plus être payé moins de 2.642 euros. Soit une progression de 2,8% par rapport à son niveau actuel. Ce qui représentera un surcoût de 60 millions d'euros, selon les calculs de l'UEL, en lien direct avec la revalorisation des salaires et des cotisations indexées. A noter également que cette hausse de 2,8% concernera également  quelque 4.000 bénéficiaires du Revis.

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