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Brèves Luxembourg 2 min. 10.02.2021

Si des règles sont dictées, encore faut-il qu'elles soient appliquées. Et face à l'épidémie covid (qui vient de faire sa 600e victime), les agents de l'Inspection du travail et des mines n'ont pas baissé les bras en 2020. Au contraire, fort d'un effectif plus étoffé, l'ITM a pu mener à bien 2.102 contrôles l'an passé. Et visiblement, il le fallait puisque 372 verbalisations sont venues sanctionner des comportements inappropriés.

L'information a été donnée par le ministre du Travail à l'occasion d'une réponse parlementaire. Dan Kersch (LSAP) informant le député Déi Lénk Marc Baum que l'ITM avait le plus souvent dû constater des manquements dans l'information des salariés des mesures de prévention ou un manque d'affichage des consignes. Soit 124 infractions relevées. 

Dans 38 situations, les inspecteurs ont aussi relevé la non-mise à disposition des personnels des équipements de protection; 38 autres cas relevaient d'un aménagement de poste déficient (exposant l'employé à un risque de contamination). L'absence de port du masque sur le lieu de travail ou le non-respect de la distanciation étant, eux, l'objet de 24 autres entorses à la loi.

Jusqu'à la fermeture

Mais l'ITM a également dû se montrer sévère avec des sociétés ne mettant pas à disposition les indispensables moyens pour se laver les mains (eau, savon, gel hydroalcoolique...). Et 68 sanctions supplémentaires de tomber. 64 autres infractions relevant de l'absence de concertation entre délégation du personnel et direction pour la mise en place des nouvelles mesures sanitaires de protection des équipes.

Et gare aux entreprises qui, après le passage des inspecteurs, ne se sont pas remises en règle. Treize ont fait l'objet là encore d'une pénalité financière, et même dans un arrêt de l'activité prononcé à l'encontre de trois enseignes traînant des pieds pour adopter les indispensables modalités de travail.