Changer d'édition

L'ITM augmente nettement sa force de frappe
Luxembourg 2 min. 05.12.2019

L'ITM augmente nettement sa force de frappe

L'ITM augmente nettement sa force de frappe

Archives Luxemburger Wort
Luxembourg 2 min. 05.12.2019

L'ITM augmente nettement sa force de frappe

Maurice FICK
Maurice FICK
Le patron de l'Inspection du Travail et des Mines peut avoir le sourire, ses efforts portent leurs fruits. Ce jeudi, huit inspecteurs du travail viennent renforcer ses troupes sur le terrain. Soit une hausse de plus d'un tiers des effectifs.

Le nombre de contrôles et d'amendes infligés par l'ITM aux entrepreneurs qui n'ont pas respecté le droit du travail a déjà explosé en 2018. Et ce n'est qu'un début à en croire le patron de l'institution qui se modernise à pas forcés depuis 2015. Marco Boly, fort de voir son contingent d'inspecteurs du travail se renforcer de manière imminente, avait annoncé début octobre que l'ITM en remettrait une couche.


Le patron de l'ITM annonce plus de contrôles
Aux manettes depuis cinq ans, Marco Boly, directeur de l'Inspection du travail et des mines (ITM) fait le point. Sur la restructuration interne, le doublement imminent du nombre d' inspecteurs du Travail et le détachement des salariés, sa grande cible.

Il dispose maintenant des moyens humains, officiellement. Ce jeudi 5 décembre, Dan Kersch, ministre du Travail et de l'Emploi (LSAP) a assermenté neuf fonctionnaires, dont huit nouveaux inspecteurs du travail. Pour être plus efficace et remplir ses différentes missions, l'ITM a besoin d'une plus grande armée et son patron sait qu'il a l'appui de son ministre. 

«Dan Kersch (...) a mis une cartouche de plus. Car on va pouvoir recruter 33 personnes dans une année, c'est extrêmement beaucoup quand on sait que les années auparavant on était entre quinze et vingt recrutements», avait confié Marco Boly il y a peu à wort.lu.

Le ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Économie sociale et solidaire, Dan Kersch, en présence du directeur de l’ITM, Marco Boly, a assermenté neuf fonctionnaires, dont huit nouveaux inspecteurs du travail ce 5 décembre.
Le ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Économie sociale et solidaire, Dan Kersch, en présence du directeur de l’ITM, Marco Boly, a assermenté neuf fonctionnaires, dont huit nouveaux inspecteurs du travail ce 5 décembre.
Photo: ITM

Avec cette nouvelle vague d'assermentations, l'ITM passe la barre des 150 employés en cette fin 2019. Mais surtout, elle augmente considérablement sa force de frappe sur le terrain puisque son effectif d'inspecteurs du travail grimpe de 36%. Elle en compte désormais 30 dans ses rangs.

Deuxième vague déjà prévue en 2020

Comme annoncé par Marco Boly, peut-être juste un peu vite en octobre, l'ITM doit «lâcher autour de dix-huit à vingt-et-un inspecteurs supplémentaires sur le marché» de sorte que les effectifs puissent quasiment doubler et être portés à  42 inspecteurs. Ce sera bien le cas «en 2020, puisque 12 autres inspecteurs du travail devraient être assermentés l'an prochain», assure Sarah Kneib, chargée de la communication à l'ITM, tout en sachant que c'est de la réussite aux examens que dépend le nombre réel d'embauches.


L'ITM a plus que doublé ses contrôles en un an
Toujours en pleine mutation, l'Inspection du travail et des mines (ITM) comptera 42 inspecteurs d'ici la fin de l'année et poursuivra ses embauches en 2020, assure le ministre du Travail. Le rapport 2018 indique que les contrôles et les amendes ont explosé.

Fait est que tous ces nouveaux inspecteurs partiront sur le terrain. Deux dans le service Contrôles chantiers et autorisations et 19 dans le service Inspections, contrôles et enquêtes. Et le recrutement de nouveaux inspecteurs de travail ne s'arrêtera pas là. D'autres devraient venir étoffer les effectifs dans un avenir proche. «33 nouveaux postes ont été accordés dans le budget 2019 et un grand recrutement est prévu dans le budget 2020», avait assuré Dan Kersch, lors de la présentation du rapport annuel 2018.

Objectif avoué du ministre: les effectifs de l'ITM devront répondre d'ici 2022 à la norme du Bureau international du Travail qui préconise un inspecteur pour une population de 10.000 salariés. Le Luxembourg compte 420.000 emplois salariés actuellement, auxquels il faut rajouter 114.000 salariés détachés qui travaillent en moyenne quatre mois par an au Luxembourg.


Sur le même sujet

L'ITM en plein boom
Afin de répondre à l'élargissement de ses missions, l'Inspection du travail et des mines (ITM) devrait connaître une hausse de plus de 10% de son personnel d'ici la fin d'année. C'est ce qui ressort de son rapport d'activité 2018 présenté ce jeudi à la Chambre par son directeur, Marco Boly.
En plus de connaître une forte hausse de son personnel en adéquation avec de nouvelles missions, l'ITM disposera prochainement d'un nouveau cadre légal
Le patron de l'ITM annonce plus de contrôles
Aux manettes depuis cinq ans, Marco Boly, directeur de l'Inspection du travail et des mines (ITM) fait le point. Sur la restructuration interne, le doublement imminent du nombre d' inspecteurs du Travail et le détachement des salariés, sa grande cible.
L'ITM a plus que doublé ses contrôles en un an
Toujours en pleine mutation, l'Inspection du travail et des mines (ITM) comptera 42 inspecteurs d'ici la fin de l'année et poursuivra ses embauches en 2020, assure le ministre du Travail. Le rapport 2018 indique que les contrôles et les amendes ont explosé.
Le détachement de salariés en plein boom au Luxembourg
Le détachement ne connaît pas la crise: en 2017, selon le rapport annuel de l'Inspection du travail et des mines, le nombre de déclarations est en hausse de 62,2% et celui de salariés de 47,42%. Derrière les sociétés allemandes et belges, c'est la Pologne qui se glisse à la troisième place.
27.000 accidents du travail par an: ITM: davantage d'inspecteurs et de sanctions
«Nous sommes en train de réformer de fond en comble l'ITM», assure le ministre du Travail. Alors que le Luxembourg dénombre «27.000 accidents du travail par an, dont un tiers dans la construction», l'ITM recrute des inspecteurs du Travail qui pourront bientôt sanctionner plus lourdement le non-respect du droit du travail.
Le secteur de la construction est particulièrement exposé aux accidents du travail. Sur 27.000 accidents qui se produisent par an, un tiers se déroulent sur des chantiers.