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L'Institut de formation de l'Education nationale: Trois ans de stage pour les jeunes enseignants
Luxembourg 3 min. 10.12.2014 Cet article est archivé

L'Institut de formation de l'Education nationale: Trois ans de stage pour les jeunes enseignants

De façon pratique l'instituteur-stagiaire fera cours et disposera de deux heures de décharge par semaine les deux premières années et d'une heure de décharge la troisième année.

L'Institut de formation de l'Education nationale: Trois ans de stage pour les jeunes enseignants

De façon pratique l'instituteur-stagiaire fera cours et disposera de deux heures de décharge par semaine les deux premières années et d'une heure de décharge la troisième année.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 3 min. 10.12.2014 Cet article est archivé

L'Institut de formation de l'Education nationale: Trois ans de stage pour les jeunes enseignants

Le futur Institut de formation de l'Education nationale (IFEN), implanté à Walferdange, encadrera le stage des jeunes enseignants et la formation continue de leurs 10.000 collègues. Dès 2016, les jeunes instituteurs et professeurs de lycée suivront tous un stage de trois ans.

Le futur Institut de formation de l'Education nationale (IFEN), implanté sur l'actuel campus universitaire de Walferdange, encadrera le stage des jeunes enseignants et la formation continue de leurs 10.000 collègues en poste. Dès 2016, les jeunes instituteurs et futurs professeurs de lycée suivront tous un stage de trois ans.

Partant de l'axiome que ce ne sont pas les grandes réformes structurelles, mais «prioritairement l'enseignant qui a le plus grand impact sur la réussite scolaire des élèves», le ministre de l'Education nationale, Claude Meisch, a expliqué mercredi qu'il entend «renforcer» l'enseignant dans son développement à l'avenir. L'outil pour y parvenir, s'appelle IFEN.

A partir de 2016 - le Conseil de gouvernement vient d'approuver l'avant-projet le 5 décembre- L'IFEN aura pour double mission d'accompagner les jeunes enseignants lors de leur stage d'insertion professionnelle - soit près de 500 stagiaires par an-  et d'assurer la formation continue de l'ensemble des enseignants luxembourgeois qui doivent suivre au moins 8 heures de formation par an.

Comme l'exige la réforme de la Fonction publique, tous les nouveaux enseignants suivront à l'avenir un stage d'insertion professionnelle de trois ans. Du coup, et c'est nouveau, tous les futurs instituteurs suivront un stage.

80% du salaire de début de carrière

Plutôt qu'une formation théorique rigide à l'issue du bachelor, l'idée est de «faire un stage à la carte, de créer un parcours individuel pour le jeune enseignant qui devra se poser les bonnes questions pour continuer à se former et prendre ses futures responsabilités», résume Claude Meisch. Au moment-clef de son début de carrière, le jeune enseignant sera accompagné vers l'autonomie professionnelle.

De façon pratique l'instituteur-stagiaire fera cours dans son école et disposera de deux heures de décharge par semaine les deux premières années et d'une heure de décharge la troisième année. Au total de «500 heures pour se consacrer à son stage, soit quasiment un mois durant les trois ans de stage», résume Camille Péping, chef de division de l'actuel Institut de formation continue.

Quant à la rémunération, les stagiaires toucheront 80% du salaire de début de carrière au cours des deux premières années et 90% du salaire à partir de la troisième année de stage.

Alors qu'elle est de deux ans actuellement, la durée du stage pédagogique que suit tout jeune professeur de l'enseignement secondaire et secondaire technique au Luxembourg sera portée à trois ans en 2016. Comme la convention avec l'Université de Luxembourg sera résiliée dès ce 1er janvier 2015, c'est l'IFEN qui assurera cette formation dès l'année prochaine. Autre changement de taille prévu par le nouveau modèle de stage: le tutorat repassera de trois à cinq trimestres.

Les concours d'entrée réadaptés

Claude Meisch a annoncé mercredi la fin de l'«examen-concours» sous sa forme actuelle. A partir de 2016, il sera «transformé en simple concours».

Pour éviter à l'avenir les problèmes de recrutement dans l'enseignement fondamental au Luxembourg, le critère de la moyenne obtenue ne prévaudra plus mais les candidats seront classés en fonction de leur résultat d'ensemble. En fonction du nombre de postes offerts par l'Education nationale et de leur classement, les meilleurs accèderont au stage ou pas.

Le concept reste à définir au cours du 3e trimestre 2014-2015. Mais il est déjà annoncé que le nouveau concours comportera moins d'épreuves.

Les candidats pour devenir professeur au lycée pourraient à l'avenir passer un test d'aptitude avent l'examen-concours. Un stage en école au début des études universitaires pourrait également devenir obligatoire. Deux possibilités qui sont à l'étude.

Maurice Fick


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