Changer d'édition

L'inexplicable fermeture du Liquid Bar interroge
Luxembourg 3 min. 27.03.2022 Cet article est archivé
Quartier du Grund

L'inexplicable fermeture du Liquid Bar interroge

Le Liquid Bar dans le Grund était un lieu de rencontre populaire.
Quartier du Grund

L'inexplicable fermeture du Liquid Bar interroge

Le Liquid Bar dans le Grund était un lieu de rencontre populaire.
Photo: Gerry Huberty
Luxembourg 3 min. 27.03.2022 Cet article est archivé
Quartier du Grund

L'inexplicable fermeture du Liquid Bar interroge

L'ancien propriétaire a disparu, le locataire ne peut plus entrer dans le bâtiment: des mystères entourent le Liquid Bar.

(BaL avec David THINNES) Le Liquid Bar de la rue Münster, dans le quartier du Grund, a été, pendant de nombreuses années, un lieu de rendez-vous populaire de la vie nocturne de la capitale. L'établissement, qui s'appelait aussi French, est désormais fermé depuis fin septembre 2019. Et depuis, le locataire attend les clés et donc de pouvoir réintégrer le bar - ce qui n'a plus été le cas depuis les inondations de l'été dernier. Une tentative d'explication du contexte.


Pourquoi le pont du Grund a-t-il perdu ses pavés?
La réponse est à rechercher du côté des récentes inondations qui ont notamment frappé la ville-basse de Luxembourg. L'Alzette plaide coupable.

L'immeuble situé au numéro 15 de la rue Münster appartient à M Immobilier, une société qui possède de nombreux établissements dans tout le pays. M Immobilier loue le bâtiment à la Brasserie de Luxembourg Mousel-Diekirch, qui a sous-loué le restaurant aux gérants du café.

Le propriétaire enregistré du Liquid Bar était Alan Geoffrey Coller, né à Adélaïde (Australie). La société par laquelle le local était exploité s'appelle Goofer Sarl. Alan Geoffrey Coller a toutefois subitement disparu de la scène en septembre 2019. Selon un reportage de RTL de janvier 2020, il aurait cédé les droits d'exploitant à une collaboratrice.


Tout à gagner dans la réouverture des terrasses
Les cafés et restaurants qui, depuis ce mercredi, accueillent à nouveau des clients au-dehors de leur établissement ne seront pas perdants. Les recettes venant s'ajouter aux aides d'Etat, en attendant des jours meilleurs.

Le propriétaire australien aurait en outre déclaré qu'il souhaitait prendre sa retraite et se retirer sur une île. Le fait que l'homme se soit enfui avec l'argent de la caisse ne reste pas plus qu'une rumeur.

Le contrat de location mis en cause

Le contrat de location arrivait à échéance fin 2019 et n'a pas été renouvelé par la Brasserie de Luxembourg. L'entreprise a également entamé une procédure juridique, ceci dès le 1er octobre 2019.

«Il s'agit du non-respect des clauses du contrat», explique Wim Gallet, directeur de la Brasserie de Luxembourg Mousel-Diekirch, interrogé par le Luxemburger Wort. Le manager ne peut pas révéler les détails de ces clauses, renvoyant à une procédure en cours. 

Ce message est toujours affiché à la fenêtre du bar.
Ce message est toujours affiché à la fenêtre du bar.
Photo: Anouk Antony

Wim Gallet admet avoir un objectif: «Nous voulons récupérer les clés le plus rapidement possible. Pour l'instant, nous n'avons pas le droit d'entrer dans le bâtiment. Et nous ne voulons pas non plus enfreindre la loi. C'est pourquoi la procédure juridique doit d'abord être terminée. J'aurais pensé que cela se ferait plus rapidement. Mais il faut désormais aussi du bon sens pour que le problème soit résolu».

Un conflit avec un ancien associé pourrait également expliquer le retrait surprise du propriétaire.

Interrogé, Jean-Michel Imbert affirme qu'il n'a plus de contact avec la société Goofer - déclarée en faillite par le tribunal en août 2021 - depuis 2017. «Je n'ai pas non plus les clés du local», précise l'ancien gérant administratif, qui a occupé cette fonction de 2012 à août 2017.

«Mal au cœur» 

Imbert ne veut pas s'exprimer sur les détails en raison de la procédure en cours - il avouera juste ceci : «Je suis toujours en procès avec la brasserie pour le contrat de location. Cette affaire est une honte. Je me sens pris en otage dans cette situation grotesque». 

Nous voulons récupérer les clés le plus vite possible.

Wim Gallet, directeur de la Brasserie de Luxembourg Mousel-Diekirch

Mi-mars, le sujet a occupé la troisième chambre du tribunal d'arrondissement, qui s'occupe des appels en matière de litiges locatifs. Le jugement sera rendu fin avril.

Wim Gallet parle de «mal au cœur» lorsqu'on lui parle de cette affaire. Il est néanmoins sûr d'une chose : «Nous trouverons certainement un nouveau sous-locataire. L'emplacement est super. Et on peut aussi y faire de bonnes affaires».

Il ne reste plus qu'à espérer que les inondations de l'année dernière n'ont pas causé trop de dégâts - et que ce lieu très apprécié reprendra bientôt vie.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.