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L'Horeca crie à nouveau sa détresse
Luxembourg 7 25.01.2021

L'Horeca crie à nouveau sa détresse

Si un assouplissement des mesures sanitaires a été voté mi-janvier, aucun allègement n'est prévu à ce jour pour les bars et restaurants du pays.

L'Horeca crie à nouveau sa détresse

Si un assouplissement des mesures sanitaires a été voté mi-janvier, aucun allègement n'est prévu à ce jour pour les bars et restaurants du pays.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 7 25.01.2021

L'Horeca crie à nouveau sa détresse

Alors que les mesures sanitaires actuelles ont été prolongées jusqu'au 21 février, des professionnels du secteur de l'hôtellerie et de la restauration ont une nouvelle fois tenté de faire entendre leur voix, voyant l'espoir d'une réouverture prochaine s'envoler de nouveau.

(ASdN) - Une centaine de restaurateurs et cafetiers ont arpenté samedi les rues du centre-ville de la capitale pour protester contre la non-réouverture de leurs entreprises. Partagés entre un sentiment de déception et d'amertume à la suite de la décision du gouvernement de prolonger le dispositif sanitaire actuel jusqu'au 21 février, nombre d'entre eux se sentent comme des victimes collatérales de la gestion de l'épidémie.  

Car si le nombre d'infections diminue progressivement au Luxembourg, la propagation des variants du virus inquiète en Europe. Pas question pour le gouvernement d'assouplir prématurément les restrictions en vigueur. Laissant du même coup s'évanouir l'espoir des professionnels du secteur de pouvoir rouvrir les portes de leur établissement début février.  

Une absence de perspectives qu'Alain Rix juge «dramatique». Pour le président de la Fédération des restaurateurs et cafetiers (Horesca), le maintien de la fermeture des établissements de restauration est en effet une «catastrophe», juge-t-il au micro de RTL ce lundi matin.

Le gouvernement luxembourgeois n'entend néanmoins pas laisser les professionnels de l'Horeca à la dérive. Selon les dernières données du ministère des Classes moyennes, le gouvernement a versé à ce jour quelque 65 millions d'euros d'aide au secteur.

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