Changer d'édition

L’examen du Gafi reporté à 2021
Luxembourg 2 min. 15.04.2020 Cet article est archivé

L’examen du Gafi reporté à 2021

L’examen du Gafi reporté à 2021

Photo: Gerry Huberty
Luxembourg 2 min. 15.04.2020 Cet article est archivé

L’examen du Gafi reporté à 2021

Anne-Sophie DE NANTEUIL
Anne-Sophie DE NANTEUIL
Le groupe d’action financière en charge notamment de la lutte contre le blanchiment a annoncé mardi avoir modifié le calendrier de sa prochaine tournée, en raison de la pandémie. Les évaluations du Luxembourg se trouvent ainsi décalées d’un an.

Initialement prévu à l’automne 2020, le passage au crible des mesures mises en place par le Luxembourg pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme se trouve reporté. L'audit mené par les experts du Gafi n'aura en effet pas lieu avant octobre 2021, comme l'a annoncé mardi soir le ministère des Finances. Une décision justifiée par la nécessité de prendre «des mesures de précaution», alors que la crise sanitaire continue de faire des victimes à travers le monde.   

Lors de ces évaluations, la structure intergouvernementale créée en 1989 se penchera plus particulièrement sur l'application des mesures mises en place par le Grand-Duché, plus de six ans après les révélations des LuxLeaks. En d’autres termes, le pays devra prouver que ses avancées législatives sont bien suivies de faits, malgré le manque de personnel qualifié


Les cadres de la lutte contre les crimes fiscaux aimeraient «agrandir» leurs équipes.
La justice financière manque de soldats
Cinq ans après les révélations des LuxLeaks, la lutte contre la criminalité en col blanc ne parvient pas à décoller, d'après les magistrats aux commandes. En cause, le manque de personnel qualifié et des affaires de plus en plus sophistiquées.

En début d’année, Patrick Konsbruck, substitut du procureur au parquet économique et financier et Max Braun, directeur de la cellule de renseignement financier, réclamaient en effet «plus de magistrats et de techniciens» pour combattre des crimes de plus en plus «complexes». 

Pour mémoire, le dernier rapport du Gafi sur le Luxembourg remonte à 2014 et indiquait que le pays avait «accompli des progrès significatifs pour remédier aux défaillances constatées dans le rapport 2010 et pourrait être retiré du processus de suivi régulier». 

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Cinq ans après les révélations des LuxLeaks, la lutte contre la criminalité en col blanc ne parvient pas à décoller, d'après les magistrats aux commandes. En cause, le manque de personnel qualifié et des affaires de plus en plus sophistiquées.
Les cadres de la lutte contre les crimes fiscaux aimeraient «agrandir» leurs équipes.
Pratique discrète, mais pas forcément si rare au Grand-Duché, l'échange de cadeaux contre services pénalise l'activité économique selon 41% des patrons sondés par la Commission européenne.
Quatre jours après la visite des émissaires du Groupe d'action financière (Gafi), le gouvernement prépare l'interrogatoire de 2020. Il lui faudra prouver que son activisme législatif est suivi de faits, au risque de ternir l'image du pays.
Le Grand-Duché doit prouver qu'il s'est retroussé les manches dans sa lutte contre l'argent sale.
Un projet de loi examiné ce lundi en commission des Finances vise à optimiser au Luxembourg la lutte contre le blanchiment de capitaux. Surveillance intérieure et coopération internationale en sont les deux axes.
Le Luxembourg entend renforcer ses moyens en matière de traque du blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme