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L'Escher Déirepark appelle au bon sens
Luxembourg 12 2 min. 03.08.2020

L'Escher Déirepark appelle au bon sens

Une centaine d'animaux vivent sur le site de l'«Escher Déirepark»

L'Escher Déirepark appelle au bon sens

Une centaine d'animaux vivent sur le site de l'«Escher Déirepark»
Photo: Claude Piscitelli
Luxembourg 12 2 min. 03.08.2020

L'Escher Déirepark appelle au bon sens

A Esch-sur-Alzette, le parc du Gaalgebierg connaît depuis mi-juillet une forte augmentation de sa fréquentation. Malheureusement, cette hausse des visiteurs va parfois de pair avec les incivilités. La direction du parc lance donc un appel au «respect des animaux et du personnel».

(ER avec NA) - «Il y a parfois un manque de respect», regrette Anne Meyers qui, depuis 2011, dirige le parc animalier Escher Déirepark. Certes, des incidents avec des visiteurs, qui ne prenaient pas toujours les bonnes précautions pour nourrir les animaux, ont toujours existé mais ces derniers temps ont été marqués par une augmentation des cas. 

Récemment, la chèvre Camille «a été nourrie avec des sacs de chips et de la glace, ce qui a provoqué des douleurs et une diarrhée», relate Anne Meyers. Et de rassurer immédiatement sur l'état de santé de l'animal. Autre exemple d'incivilité: les petits sapins, plantés chaque année pour les enfants de la Maison relais, ont été déracinés et jetés dans l'enclos des daims. 

Des incidents en augmentation depuis le déconfinement d'ailleurs. Et la responsable du site de Gaalgebierg de regretter l'attitude de certains visiteurs. «Cela me fait penser aux problèmes rencontrés dans les bois. On parle de solidarité, de redécouverte de la nature mais de plus en plus de déchets sont laissés sur place», confie Anne Meyers à nos confrères du Luxemburger Wort. 


Bambi war einer der Stars des Streichelweges.
La mascotte du parc animalier d'Esch s'en est allée
Bambi, était connu de nombre d'enfants scolarisés à Esch-sur-Alzette et des visiteurs réguliers du «Escher Déirepark». Le daim avait même fait la une des journaux en 2016. L'animal a dû être endormi.

Les compteurs récemment installés dans le zoo révèlent qu'en moyenne environ 700 personnes rejoignent le site chaque jour. A la mi-juillet, ce nombre est passé dans certains cas à 1.500 visiteurs quotidiens. «Le problème n'est pas tant le nombre, le parc est assez grand pour que les gens s'y dispersent», précise la directrice qui constate un manque de respect envers les animaux mais aussi vis-à-vis du personnel du parc. 

«Certains refusent par exemple de porter un masque dans le Café de la cabane dans l'arbre ou laisse leurs déchets dans des cages.» Et la responsable de préciser que la cage à perruches a même dû fermer ses portes. «Je ne suis pas favorable à la sévérité mais il n'est plus possible de faire sans. C'est pourquoi il y a partout des panneaux indiquant que les animaux ne peuvent être nourris qu'avec la nourriture fournie dans le parc.»

D'ailleurs, les cages réservées aux perruches ne seront ouvertes que de manière sélective et sous bonne surveillance. Mais si la situation venait à s'aggraver, les responsables envisagent même de «clôturer le zoo qui est pourtant libre d'accès». Une solution extrême qui ne sera prise qu'en dernier recours. D'ici là, Anne Meyers espère que «l'appel au bons sens» va porter ses fruits.   

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