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L'informatique à la rescousse du CovidCheck
Luxembourg 4 min. 14.01.2022
Au travail

L'informatique à la rescousse du CovidCheck

Dans la solution développée par BMS, un simple passage devant le lecteur optique suffit à valider (ou non) le pass du salarié.
Au travail

L'informatique à la rescousse du CovidCheck

Dans la solution développée par BMS, un simple passage devant le lecteur optique suffit à valider (ou non) le pass du salarié.
Photo : Patrick Jacquemot
Luxembourg 4 min. 14.01.2022
Au travail

L'informatique à la rescousse du CovidCheck

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
A compter du 15 janvier, plus question pour un salarié d'accéder à son lieu de travail sans un pass sanitaire valide. Et bien des développeurs luxembourgeois ont proposé des solutions pour éviter des contrôles trop fastidieux à mettre en place ou coûteux.

Dans un premier temps, la mesure ne devrait durer que du 15 janvier au 28 février. Le temps que régresse la vague d'infections covid (liées en majeure partie au variant Omicron), chaque employé doit donc désormais assurer qu'il est bien en mesure de présenter le QR code attestant de sa situation 3G (autrement dit : guéri, test négatif ou vacciné) avant de prendre son poste. Mais qui va vérifier cela? Le chef d'entreprise sur le pied de guerre dès l'ouverture? Un collaborateur détaché, en interne, pour cette nouvelle mission? Ou un extérieur qui, armé de son appli CovidCheck, va bipper chaque salarié entrant?


online.fr, Henry-Michel Cauchie, Wasserproben in Corona-Zeiten, Kläranlage, centre eaux de station épuration, Foto: Luxemburger Wort/Anouk Antony
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Certaines structures ont fait l'un ou l'autre de ces choix. «Mais elles vont vite s'apercevoir que cette solution est loin d'être la meilleure», sourit du coin des lèvres Gilles Maire. Cogérant de la société BMS Engineering, basée à Belval, il justifie : «Muter quelqu'un sur ce travail de contrôle, c'est l'empêcher d'assumer la mission pour laquelle il ou elle a été recruté. Ce salarié ne pourra pas tout faire, son job et le checking des collègues. Recruter pour cette contrainte coûtera vite cher aussi aux sociétés. Il faudra budgétiser ces salaires en plus, et cela peut vite grimper si votre entreprise compte plusieurs points d'entrée ou fonctionne sur des créneaux horaires étendus.»

D'où la solution proposée par la société d'ingénierie informatique de remplacer l'homme par la machine. «En fait un simple lecteur optique et une tablette peuvent assurer un contrôle efficace à une entrée», poursuit Gilles Maire. Et c'est en se basant sur un de ses produits (une solution de contrôle des entrées/sorties) que la PME a développé cet ajout de fonctionnalité, créant un produit facile à mettre en place et ne nécessitant pas de solutions informatiques haut de gamme pour ses clients intéressés. «Plus la chose est simple, plus elle devient universelle.»


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Visiblement, l'outil a ses avantages car déjà la CNS, l'usine Husky de Dudelange, l'ensemble des sites Servior du pays, le siège de Jean Schmit Engineering dans la capitale l'ont retenu pour être en règle à compter de ce samedi. Bientôt,  Päiperléck  à Wormeldange s'ajoutera à la liste. «Le programme ne permet de ne stocker sur place que les données contenues dans le QR code sanitaire, aucune autre information. Le respect des données personnelles du salarié reste donc assuré», ajoute comme argument, David Biver cofondateur de BMS.

Le logiciel implanté, pur made in Luxembourg, s'avère compatible avec les exigences 3G, 2G et 2G+ et sera automatiquement mis à jour si le niveau d'exigences venait à évoluer. Le programme est même synchronisé pour vérifier l'état sanitaire de collaborateurs ou d'intervenants venus des différents Etats européens. Utile pour les firmes fonctionnant avec beaucoup d'expatriés parmi leur personnel ou d'extras temporaires originaires de Londres, Madrid ou Budapest... Le système veille même à la concordance des informations rentrées pour signifier l'identité du contrôlé et les données du QR code présenté. Les faux pass, comme il en a été beaucoup vus cet automne, ne passeront donc pas cet œil électronique capable de fonctionner 24/7.


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Et s'il fallait un dernier argument pour convaincre, Gilles Maire ajoute : «L'avantage de notre solution, c'est que passé ce temps du ''CovidCheck en entreprise'' (si tout va bien dans six semaines), il y a juste à retirer le lecteur optique de son socle, le reste de l'appli fonctionnera toujours pour ses autres missions de contrôle des entrées/sorties de clients, salariés, fournisseurs, etc.».

Mais BMS n'est pas le seul acteur du Grand-Duché à avoir cogité pour apporter des solutions aux entreprises pour mettre en place ce contrôle sanitaire. A l'exemple de Kirepo de Mamer qui s'est associé avec LuxSecurity pour produire en série des bornes de lecture QRCode. Un appareil à poser là aussi à l'entrée de l'usine, des bureaux, du chantier, de l'atelier et qui, en une seconde, détermine si oui ou non la personne peut entrer. 

On peut également signaler l'appli mobile  développée par eSST spécialement pour le secteur professionnel. Celle-ci se chargeant notamment de scanner les certificats ainsi que demander le consentement RGPD du salarié. Et ainsi de suite sur le marché, puisque là où il y a un problème, il y a un business... 

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