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L'efficacité avérée des radars mobiles du Luxembourg
Luxembourg 2 min. 24.09.2019 Cet article est archivé

L'efficacité avérée des radars mobiles du Luxembourg

Les sept radars mobiles peuvent être déployés spontanément à n'importe quel moment sur l'ensemble du réseau routier du pays

L'efficacité avérée des radars mobiles du Luxembourg

Les sept radars mobiles peuvent être déployés spontanément à n'importe quel moment sur l'ensemble du réseau routier du pays
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 24.09.2019 Cet article est archivé

L'efficacité avérée des radars mobiles du Luxembourg

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Les sept dispositifs de mesure de vitesse non fixes ont permis à la police d'effectuer 863 contrôles entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019, décelant 63.897 infractions au total, soit une moyenne de 175 par jour, indique mardi le ministère de la Sécurité intérieure.

Le nombre de radars mobiles au Luxembourg est passé de trois en 2016 à «sept actuellement en service», ainsi que le précise le ministre de la Sécurité intérieure, François Bausch (Déi Gréng) dans une réponse au député André Baulier (DP). 

Du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019, «ces sept radars mobiles ont effectué 863 contrôles, décelant un total de 63.897 infractions liées au dépassement des limites de vitesse», avance François Bausch. Avec un «record» qui appartient à un motocycliste flashé à 212 km/h le 31 mai 2019 sur la CR322 entre Niklosbierg et Groesteen.  

La moyenne pour ces sept dispositifs s'établit donc à 175 infractions par jour. Pour rappel, 798.000 usagers avaient été flashés par l'ensemble du dispositif national - radars fixes et mobiles - de mars 2016 à mars 2019, soit une moyenne de près de 729 par jour. Près du quart (24%) des infractions liées au dépassement des limites de vitesse sont donc constatées par des radars mobiles.

Ces équipements ne sont en principe pas déployés dans ou à la sortie des tunnels

Les opérations mobiles sont menées «en fonction aussi bien de l'analyse des lieux accidentogènes, que de l'accidentologie routière récente, des doléances provenant de la population ou encore des demandes motivées émanant de l'administration elle-même», détaille François Bausch. 

Le ministre Déi Gréng admet toutefois que «ces équipements ne sont en principe pas déployés dans ou à la sortie des tunnels, même si, en cas de chantier de longue durée dans un tunnel, un radar mobile peut y être installé.» 

Pas d'impact tangible sur la mortalité routière 

Depuis 2016, les radars, fixes comme mobiles, sont au cœur de la stratégie du plan d'action national en matière de sécurité routière. François Bausch loue «la maniabilité de ces dispositifs mobiles, qui permet d'intervenir rapidement dans un lieu où soit la vitesse est mise en cause, soit il y a eu un accident grave, voire une série d'accidents.» 

Ce plan d'action n'a toutefois (pour l'heure) aucune incidence positive sur le nombre de tués sur les routes au Luxembourg, dont la courbe ne s'infléchit pas depuis 2010. Au contraire, de 25 morts en 2017, le total a bondi à 36 en 2018, soit une hausse spectaculaire de... 44%!

A ce jour, après pratiquement neuf mois, douze personnes sont décédées en 2019 sur les routes grand-ducales. La tendance pour cette année semble donc résolument repartie à la baisse.



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