Changer d'édition

L'avenir de l'Abrigado se dessine à un horizon lointain
Luxembourg 2 min. 12.04.2021

L'avenir de l'Abrigado se dessine à un horizon lointain

Entre 180 et 190 personnes fréquentent quotidiennement le centre Abrigado de la capitale, situé pour l'heure, le long de la route de Thionville.

L'avenir de l'Abrigado se dessine à un horizon lointain

Entre 180 et 190 personnes fréquentent quotidiennement le centre Abrigado de la capitale, situé pour l'heure, le long de la route de Thionville.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 2 min. 12.04.2021

L'avenir de l'Abrigado se dessine à un horizon lointain

Si l'idée d'un potentiel déménagement du site de la route de Thionville a été évoquée début mars, en même temps que la mise en place d'une structure dédiée uniquement aux femmes, aucune échéance de concrétisation n'est avancée à ce stade.

(Jmh) - L'annonce, début mars, d'un accord entre le ministère de la Santé et la Ville de Luxembourg quant à un potentiel départ du centre d'accueil pour toxicomanes de la route de Thionville ne constitue qu'une première étape d'un processus qui devrait s'étaler dans le temps. Dans une réponse parlementaire publiée lundi matin, le ministère de la Villa Louvigny précise ainsi que l'entrevue réalisée entre Paulette Lenert (LSAP), ministre de la Santé, et Lydie Polfer (DP), bourgmestre de la capitale, visait à «s'accorder sur la nature des prochaines mesures à mettre en place».


Illustration, online.fr, Abrigado, Zelten in der Wiese von CFL Foto: Luxemburger Wort/Anouk Antony
L'Abrigado attend de faire ses cartons
Si différentes pistes ont été évoquées concernant la délocalisation de la salle de shoot de la rue de Thionville, aucun site n'a été retenu pour le moment, indique vendredi Raoul Schaaf, directeur du Comité national de défense sociale.

Autrement dit, entamer les réflexions sur les conséquences concrètes d'un déménagement dont l'une des finalités vise à mettre en place une nouvelle structure dotée d'une partie «exclusivement dédiée aux femmes toxicodépendantes». Des conséquences qui passent aussi bien par la nécessité de trouver un ou plusieurs nouveaux sites que par la réalisation d'une réflexion plus générale autour de la localisation des lieux de vente de drogue dans la capitale. Un chantier d'ampleur qui pousse, lundi, le ministère à indiquer qu'«à ce stade, il n'était pas possible de se prononcer sur les échéances de la mise en œuvre de ces mêmes mesures».

Fin mars, Raoul Schaaf, directeur du Comité national de défense sociale (CNDS), plaidait pour sa part pour une multiplication des centres spécialisés afin de «réduire la concentration de toxicodépendants en un seul endroit». Ce dernier imaginait l'existence de «trois centres fréquentés chacun par 60 personnes» en lieu et place d'un site unique qui voit passer entre 180 et 190 toxicomanes par jour. Des utilisateurs représentant une centaine de nationalités différentes et parmi lesquelles se trouvent 20% de femmes. Selon le directeur du CNDS, les potentiels futurs sites devraient ne pas être trop éloignés «des points de vente de drogues».

Pour mémoire, la question d'un déplacement de la «Fixerstuff» a été initiée début février par François Benoy (Déi Gréng) qui souhaitait notamment une meilleure prise en charge de ces populations. Une question hautement politique rapidement associée à celle de l'insécurité ressentie dans la capitale, notamment dans le quartier Gare et à Bonnevoie. A noter que depuis 2019, un deuxième centre spécialisé a ouvert ses portes à Esch-sur-Alzette.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Si différentes pistes ont été évoquées concernant la délocalisation de la salle de shoot de la rue de Thionville, aucun site n'a été retenu pour le moment, indique vendredi Raoul Schaaf, directeur du Comité national de défense sociale.
Illustration, online.fr, Abrigado, Zelten in der Wiese von CFL Foto: Luxemburger Wort/Anouk Antony
Des sites de consommation encadrée de stupéfiants en trop petit nombre, un manque criant de logements pour des consommateurs souhaitant sortir de la marginalité : le Plan d'action drogues 2020-24 tarde à trouver des sites.
Drug addicted woman getting heroin injection in the room,Drug abuse, substance abuse