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L'Aneld conseille les droits européen et spatial
Luxembourg 5 min. 25.09.2019

L'Aneld conseille les droits européen et spatial

Pour Jean Winenes (à gauche), le président de l'Aneld, et Nicola Schreiner, le secrétaire, les droits européen et spatial sont sources de débouchés professionnels.

L'Aneld conseille les droits européen et spatial

Pour Jean Winenes (à gauche), le président de l'Aneld, et Nicola Schreiner, le secrétaire, les droits européen et spatial sont sources de débouchés professionnels.
Photo: Chris Karaba
Luxembourg 5 min. 25.09.2019

L'Aneld conseille les droits européen et spatial

Didier HIEGEL
Didier HIEGEL
Pour répondre aux nouvelles opportunités offertes au Luxembourg et à l'international, l’Association nationale des étudiants luxembourgeois en droit incite ses quelque 900 membres à s'orienter vers des domaines parfois peu exploités.

Pour les non-initiés, présentez-nous l’Association nationale des étudiants luxembourgeois en droit (Aneld)?

Nicola Schreiner: «En premier lieu, nous sommes une des associations des étudiants en droit au Grand-Duché *. Nous représentons les étudiants luxembourgeois mais aussi ceux qui ont des attaches avec le Luxembourg, qui y étudient, qui y ont fait des stages, et même ceux dont les parents travaillent au pays.»

Jean Wivenes: «Nous mettons les étudiants en relation, organisons des stages, des réunions, des événements ou des conférences. De très nombreuses facultés européennes sont représentées au sein de notre association. Par exemple, Nicola étudie cette année à Leyde (Pays-Bas), moi, j’étais à Londres l’année dernière.

Nous avons voulu cette association comme une plate-forme de partages, partage de connaissances, partage d’expériences, pour répondre au mieux à toutes les questions comme le fait de s’inscrire à un master plutôt qu’à un autre, d’évoquer les difficultés rencontrées au niveau des langues, des programmes, les équivalences à demander, etc.» 

 Jean Wivenes est le nouveau président de l'Aneld depuis le 5 août dernier.
Jean Wivenes est le nouveau président de l'Aneld depuis le 5 août dernier.
Photo: Chris Karaba

Quelles autres ambitions poursuivez-vous? 

J.W.: «Tisser des liens avec le monde professionnel est l’un de nos grands objectifs. L'autre consiste à offrir un réseau à nos membres afin de les soutenir où qu’ils soient. Nous avons des membres d’une fidélité incroyable, certains appartiennent à l’association depuis une vingtaine d’années et nous apportent toute leur expérience. 

Les événements que nous organisons, comme notre gala de fin d’année, permettent de se retrouver, d’échanger, mais aussi de se constituer un carnet d’adresses, pour trouver un stage ou un emploi par la suite. Lors de ces occasions, nous réunissons les milieux professionnel et académique. C’est notre force.»

Quelles sont vos activités en rapport direct avec le monde professionnel?

J.W.: «La REE (Rencontre Entreprises-Etudiants) est notre événement-phare. C’est un véritable raccourci vers le monde professionnel, une foire de recrutement organisée par les étudiants et pour les étudiants. L’événement est organisé de concert avec l’Anesec (Association Nationale des Etudiants en Sciences Economiques et Commerciales, ndlr).» 

N.S: «D’autre part, en cas d’offres de stage, nos partenaires nous contactent puisque nous sommes en lien permanent avec eux, mais nous ne voulons pas devenir un cabinet de recrutement. Dans les faits, les professionnels nous proposent des offres de stage que nous relayons sur notre site ou sur tous nos réseaux sociaux.»

La Rencontre Entreprises-Etudiants, un véritable raccourci vers le monde professionnel.

Une constatation revient régulièrement ces dernières années: les étudiants luxembourgeois en droit sont moins nombreux à l'étranger. Pourquoi?

J.W.: «Cela est dû en grande partie à la mise en place de parcoursup (une application web destinée à recueillir et gérer les vœux d'affectation des futurs étudiants de l'enseignement supérieur public français). C’est le fait de grandes villes, de Paris surtout. Nous avons contacté les différents acteurs qui nous disent que nous ne sommes pas désavantagés, mais le fait est que nous sommes de moins en moins nombreux à Paris. 


Les étudiants luxembourgeois plébiscitent l'Allemagne
Le Luxembourg est le pays qui envoie le plus d'étudiants s'instruire à l'étranger. En 2017, ils étaient 47% à voyager à travers l'Europe pour compléter leur cursus universitaire. La France et la Belgique arrivent en deuxième et troisième position.

En observant les inscriptions à notre association, nous pouvons percevoir certains changements. Notamment le nombre grandissant des étudiants de première année inscrits à Luxembourg, Luxembourgeois ou non. La hausse est aussi significative pour ce qui est des inscriptions en Master au Royaume-Uni. 

A l’inverse, les étudiants de première année sont en chute. A titre d’exemple, au King’s College de Londres, on demande une note de 17 sur 20 à un Luxembourgeois pour y entrer alors qu’un 14 sur 20 suffit à un Belge ou à un Français. Pourquoi? Personne ne nous a donné de réponse.»

Pour conclure, quelles sont les ambitions de votre association à court terme?

J.W.: «Le Luxembourg se transforme et, avec le Brexit, de nouvelles sociétés s’implantent ou vont s’installer au Grand-Duché. Sans perdre le contact avec nos partenaires traditionnels, nous voulons établir de nouveaux liens et nous adapter à l’évolution du marché. 

De nouveaux horizons s’ouvrent et nous devons faire part de ces nouveautés à nos membres. Les informer de ne pas seulement être des facilitateurs dans le domaine du droit des affaires, mais aussi s'intéresser davantage au droit européen, au droit lié aux activités de l’espace, etc.»

N.S.: «D'une manière pratique, les gens sont parfois réticents à nous envoyer des e-mails, c'est pourquoi nous voulons encore développer nos réseaux sociaux pour être davantage accessibles et plus réactifs à leurs demandes.»



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