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L'affaire Bettel-Kemmer: Claude Wiseler: "Le Premier ministre a beaucoup perdu en crédibilité"
Luxembourg 13 10 min. 20.04.2016 Cet article est archivé

L'affaire Bettel-Kemmer: Claude Wiseler: "Le Premier ministre a beaucoup perdu en crédibilité"

Xavier Bettel reconnaît qu'il aurait dû en informer les membres de la commission parlementaire.

L'affaire Bettel-Kemmer: Claude Wiseler: "Le Premier ministre a beaucoup perdu en crédibilité"

Xavier Bettel reconnaît qu'il aurait dû en informer les membres de la commission parlementaire.
Pierre Matgé
Luxembourg 13 10 min. 20.04.2016 Cet article est archivé

L'affaire Bettel-Kemmer: Claude Wiseler: "Le Premier ministre a beaucoup perdu en crédibilité"

Marc VANACKER
Marc VANACKER
Le Premier ministre a répondu aux questions des députés à la Chambre des députés quant à sa rencontre avec l'ancien agent du SREL André Kemmer.

(mv) - Une semaine après le début de l’affaire « Bettel – Kemmer », le Premier ministre devra répondre aux questions des députés à la Chambre des députés. Le CSV avait demandé une heure d’actualité dans ce sens.

++ 17h28: Mars Di Bartolomeo explique que nous sommes arrivés à la fin de l'heure d'actualité. Aucune motion concernant l'affaire Bettel-Kemmer n'a été déposée. Il n'y aura donc pas de conséquence politique pour le Premier ministre.

+++ 17h20: Félix Braz défend l'honneur du Premier ministre. "Rien d'illégal n'a été fait. C'est faux de dire le contraire. Il ne suffit pas de poser des questions, il faut également accepter les réponses. L'honneur du Premier ministre a été attaqué par M. Gibéryen. Ce n'est pas correct. Même si une faute a été commise. M. Bettel a reconnu sa faute et cela l'honore. Nous ne sommes pas des surhommes et chacun peut en faire des fautes. Il l'a reconnu et surtout cela n'a eu aucune incidence."

+++ 17h17: Le ministre de la Justice, Félix Braz, répond à certains reproches faits par le député de Déi Lénk, Serge Urbany. Celui-ci avait notamment réclamé une conférence de presse de la Justice pour savoir où en était l'enquête du SREL.

+++ 17h15: Xavier Bettel a conclu sa déclaration en affirmant qu'il était un grand défenseur de l'Etat de droit.

+++ 17h14: Xavier Bettel: "J'ai dit que si M. Kemmer n'avait rien à se reprocher, rien ne lui arriverait. Qu'y a-t-il de mal à dire cela? Mais j'insiste que c'était une erreur de ne rien dire aux membres de la commission parlementaire. Mais ma décision de démissionner était louable."

+++ 17h11: Xavier Bettel: "J'ai eu ce mauvais pressentiment d'avoir été manipulé. C'est uniquement pour cette raison que j'ai démissionné. Ce n'était pas facile de prendre cette décision. Beaucoup de gens disent que je n'aurais pas dû démissionner, mais je ne voulais pas mettre en péril tout le travail réalisé par la commission d'enquête."

+++ 17h11: Xavier Bettel insiste qu'il n'a rien à cacher et qu'il compte répondre à toutes les questions.

+++ 17h10: Claude Wiseler conclut sa prise de parole: "Beaucoup de questions restent en suspens. Nous constatons que le Premier ministre a beaucoup perdu en crédibilité."

+++ 17h07: Claude Wiseler: "Xavier Bettel a pendant trois ans omis de dire la vérité sur sa démission de la commission. Je rappelle que Xavier Bettel a posé pas moins de 30 questions lors de l'audition avec M. Kemmer alors qu'il l'avait rencontré auparavant."

+++ 17h05: C'est à nouveau Claude Wiseler qui a la parole. "Je n'ai fait que lire le journal (le Luxemburger Wort). Je ne prends donc pas pour argent comptant ce qu'André Kemmer dit. Mais je constate que nos questions n'ont toujours pas eu de réponses."

+++ 16h58: Gast Gibéryen: "Dans un autre pays le Premier ministre aurait démissionné. Mais ceci n'est pas possible pour cette coalition: En effet s'il y a des élections anticipées, les partis DP, Déi Gréng et LSAP perdraient presque un tiers des membres présents aujourd'hui à la Chambre des députés."

+++ 16h56: Gast Gibéryen: "Je voudrais savoir quand est-ce que Xavier Betttel a eu connaissance de l'affaire dite de la montre."

+++ 16h53: Gast Gibéryen: "Xavier Bettel n'a pas dit la vérité à plusieurs occasions. Aujourd'hui on peut se poser la question du but de cette commission parlementaire: il s'agissait tout bonnement de faire tomber le gouvernement de l'époque".

+++ 16h51: Le député de l'ADR insiste sur la première réaction donnée par Xavier Bettel sur les ondes de RTL. Le Premier ministre s'était ainsi exprimé: «Si je n’avais pas démissionné de la commission d’enquête, si j’étais resté pour le rapport final ou si j’étais resté au moment où la commission entendait les témoins et notamment M. Kemmer, alors j’accepterais qu’on me fasse des reproches.»

Le problème : Bettel était présent lors de l’interrogatoire d’André Kemmer le 19 février 2013. Il n’a démissionné en tant que vice-président de la commission parlementaire d’enquête qu’au 9 avril.

+++ 16h48: Gast Gibéryen entre en scène: "Pourquoi M. Bettel a démissionné si tout était soi-disant légal. Le fait est que M. Bettel n'a pas démissionné tout de suite après sa rencontre avec André Kemmer. Il n'a pas non plus dit la vérité quant à la raison de sa démission."

+++ 16h40: Au tour de Viviane Loschetter (Déi Gréng) maintenant. "Il n'existe pas d'affaire Bettel-Kemmer. Remettons les pendules à l'heure. Xavier Bettel aurait dû en informer les membres de la commission parlementaire. Pour le reste, rien ne peut lui être reproché. Point final."

Bodry: "Si Xavier Bettel n'était pas Premier ministre, cette affaire n'aurait jamais vu le jour"

+++ 16h35: Alex Bodry: "André Kemmer n'était pas le témoin central dans l'affaire du SREL. Cela m'étonnerait vraiment si aucun autre député n'ait eu de contact avec d'autres témoins de l'époque. Je rappelle d'ailleurs que même Jean-Claude Juncker était un témoin-clé dans l'affaire à l'époque. Or, de nombreux membres du CSV ont eu contact avec Jean-Claude Juncker."

+++ 16h30: Alex Bodry: "Ce n'était pas très correct de la part de Xavier Bettel de ne pas informer la commission d'enquête à l'époque. Xavier Bettel le sait et il le reconnaît. A aucun moment, le député Bettel n'a essayé de manipuler la commission d'enquête. Je rappelle d'ailleurs que c'était Claude Meisch qui était le porte-parole du DP dans cette commission et non Xavier Bettel."

+++ 16h28: C'est l'ancien président de la commission parlementaire de l'enquête du SREL, Alex Bodry, qui prend la parole. "Si Xavier Bettel n'était pas Premier ministre, cette affaire n'aurait jamais vu le jour."

Berger: "Xavier Bettel n'a rien fait que l'on pourrait lui reprocher"

+++ 16h26: Eugène Berger: "Xavier Bettel n'a rien fait que l'on pourrait lui reprocher. N'oublions pas que l'affaire du SREL est la conséquence d'une mauvaise gestion du Premier ministre de l'époque, pas de l'actuel."

+++ 16h22: Le président du groupe parlementaire du DP lit maintenant une citation du manuscrit d'André Kemmer. Dans ce manuscrit, Kemmer raconte l'affaire de la montre et écrit notamment que Jean-Claude Juncker était ivre au moment de cette rencontre. "Le DP n'a jamais pris au sérieux les dires de M. Kemmer. Je vois que le CSV dit une fois que M. Kemmer n'est pas crédible, mais force est de constater qu'ils le prennent au sérieux lorsque cela les arrange."

+++ 16h19: Eugène Berger (DP): "Pourquoi cette histoire refait surface? C'est parce que l'instruction vient d'être clôturée et donc plusieurs personnes ont eu accès au dossier et donc qu'il y a eu des fuites. Je pense que le CSV veut faire croire à un putsch d'Etat."

+++ 16h14: Ce sont maintenant les députés qui ont la parole. A la fin du débat, Xavier Bettel répondra à toutes ces questions et remarques. Le premier à prendre la parole est le porte-parole du DP, le parti donc de Xavier Bettel. Suivent après ceux du LSAP, ceux de Déi Gréng, de l'ADR puis ceux du CSV.

+++ 16h07: Félix Braz prend la parole. Le ministre de la Justice explique qu'il ne peut pas donner de réponses quant à une affaire dont l'enquête est toujours en cours. 

"Respectons le secret d'instruction et la présomption d'innocence"

+++ 16h05: Xavier Bettel fait son mea culpa: "Oui j'aurais dû en informer le président de la commission parlementaire, Alex Bodry."

+++ 16h02: Xavier Bettel: "J'ai durant cet entretien dit à plusieurs fois à Monsieur Kemmer qu'il fallait en faire part à la commission parlementaire. Mais j'ai eu un mauvais pressentiment. Un pressentiment confirmé lorsqu'on m'a rapporté que Monsieur Kemmer avait dit plusieurs semaines plus tard dans une discussion dans un bar qu'il était protégé."

+++ 16h00: Xavier Bettel revient sur l'affaire. "Un ami m'a demandé de rencontrer une personne qui était censée donner des détails par rapport au SREL. Je ne savais pas qui c'était. Mais je voulais savoir qui c'était et ce qu'il avait à dire. Ce n'est qu'au moment où j'ai vu André Kemmer que je me suis rendu compte que c'était une personne qui allait être entendue dans la commission parlementaire."

+++ 15h58: Xavier Bettel prend la parole. "Je voulais éclaircir ce qu'il se passait au SREL. Le scandale du SREL de l'époque avait pris une envergure de plus en plus importante. Le dossier n'est toujours pas clos."

+++ 15h50: C'est au tour de Serge Urbany (Déi Lénk) de détailler sa requête.

+++ 15h47: Claude Wiseler: "Pourquoi Monsieur Bettel n'a informé que Monsieur Meisch et Mme Polfer de cette rencontre? Pourquoi Monsieur Bettel a eu l'impression d'avoir été manipulé par André Kemmer? Pourquoi a-t-il démissionné de la commission parlementaire s'il n'a rien à se reprocher? Quels sont les détails que M. Kemmer a dit à M. Bettel? Beaucoup de questions, et nous nous réservons le droit de présenter nos conclusions après les réponses données par le Premier ministre."

+++ 15h42: Claude Wiseler rappelle que Xavier Bettel a donné plusieurs versions différentes quant à sa démission de la commission parlementaire du SREL. Trois en tout. La première raison évoquée une question de temps disponible, puis une seconde version est apparue durant la campagne électorale, où Xavier Bettel a cette fois affirmé que c'était à cause de sa frustration par rapport à l'attitude du CSV dans l'affaire du SREL qui l'avait conduit à sa démission, avant que l'on ne connaisse la vraie raison, c'est-à-dire sa rencontre avec l'ancien agent des services de renseignement André Kemmer.

+++: 15h38: Le débat concernant l'affaire Bettel commence. Claude Wiseler est le premier à prendre la parole et résume l'affaire.

+++: 15h27: Mars Di Bartolomeo explique la démarche. Les deux partis qui ont été à l'origine des heures d'actualité, CSV et Déi Lénk, sont les premiers à prendre la parole.

Après c'est autour de Xavier Bettel et Félix Braz de faire une déclaration.

S'en suivent des questions posées par les députés de partis politiques. L'ordre de prise de parole est le suivant: DP, LSAP, Déi Gréng, ADR , Déi Lénk, CSV.

A la fin, c'est encore une fois au gouvernement en la personne de Xavier Bettel de prendre la parole.

+++ 15h16: Le Premier ministre, Xavier Bettel, vient d'arriver et a pris place. Il est en discussion avec son Vice-Premier ministre, Etienne Schneider, assis à sa droite.

+++ 15h15: les députés en sont toujours au premier point à l'ordre du jour, c'est-à-dire l'heure de questions au gouvernement.

+++ 14h45: dans cette heure de questions au gouvernement, les députés ont 2' pour poser leur question à un membre du gouvernement, lequel a 4' pour détailler sa réponse. Nous ne savons pas combien de questions vont ainsi être débattues, cela peut donc durer entre 30' et 1 heure.

+++ 14h32: avant  les explications du Premier ministre, l'ordre du jour à la Chambre prévoit une heure de questions au gouvernement. Ce sont donc pour l'instant des questions qui n'ont rien à voir avec l'histoire du SREL qui sont débattues.

Vous pouvez également suivre le livestream.

+++ 14h31: Beaucoup de monde dans les tribunes au Parlement. Pour l'instant,  Xavier Bettel n'est pas encore arrivé. Notons que le Premier ministre a encore avant la séance publique rencontré la ministre-présidente de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Hannelore Kraft, qui a  effectué une visite de travail.

+++ 14h30: Le président de la Chambre des députés, Mars Di Bartolomeo ouvre la séance publique.


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