L'A31 bis sera réalisée

François Bausch veut privilégier le covoiturage

Francois Bausch, ministre du Développement durable et des Infrastructures.
Francois Bausch, ministre du Développement durable et des Infrastructures.
Photo: Chris Karaba

Par - Sophie Wiessler

L'Etat français a tranché en faveur de la mise en place d'une A31 bis ce lundi, sans pour autant avoir défini de tracé précis. Une 2x3 voies entre Thionville et Luxembourg devrait voir le jour. François Bausch, ministre des Infrastructures, s'est exprimé, mardi, quant à cette décision.

Après plusieurs mois de débat, le projet A31 bis retenu n'est autre que la mise à 2x3 voies de l'A31 entre Thionville et Luxembourg et entre Bouxières et Fey, ainsi que la construction de deux nouveaux tronçons: un barreau Toul-Dieulouard et une liaison A31 et A30. Aucun tracé précis n'a encore été décidé à ce jour mais la concession partielle décidée pour ce projet met d'ores et déjà en avant le fait qu'un futur péage pourrait voir le jour entre Thionville et Luxembourg.

Le ministre des Transports et Infrastructures, François Bausch, s'est exprimé quant à l'adoption de cet accord sur l'A31 bis. Pour lui, c'est une bonne chose, car «cela va nous permettre de collaborer avec la France pour penser d'autres concepts de mobilité»

«Pour moi, l'idée d'un péage n'est pas bonne»

En effet, le ministre aimerait développer un nouveau concept de mobilité sur cette 2x3 voies qui doit voir le jour. «Cet agrandissement ne sert à rien si les frontaliers continuent de faire la route dans leur véhicule, seuls. Pour moi, l'idée d'un péage n'est pas bonne, il faudrait qu'une de ces voies soit spécialement dédiée au covoiturage par exemple», a-t-il précisé.

Une idée déjà évoquée dans l'un des projets avec une proposition d'aménagements de la section nord Thionville – Luxembourg dans le cadre d’une approche multimodale, c'est-à-dire en intégrant une voie dédiée aux transports en commun en site propre, parking-relais ou covoiturage.

Pour François Bausch, le projet de l'A31 bis ne fera pas gagner du temps aux frontaliers, cette route étant, tout comme l'A3 au Luxembourg, déjà engorgée «au- delà de ses limites», a-t-il souligné.

«Il faut privilégier les transports en commun ! Nous faisons beaucoup de choses au Luxembourg pour les frontaliers, le dédoublement des lignes de train vers la France par exemple, les travaux en gare de Luxembourg etc... Il faut prendre les transports en commun, pour moi c'est la seule solution», a insisté le ministre.