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Jusqu'à un an d'attente avant une mammographie
Luxembourg 2 min. 06.08.2021
Santé

Jusqu'à un an d'attente avant une mammographie

Hors programme de dépistage, les délais s'allongent avant d'avoir rendez-vous.
Santé

Jusqu'à un an d'attente avant une mammographie

Hors programme de dépistage, les délais s'allongent avant d'avoir rendez-vous.
Photo : Getty Images
Luxembourg 2 min. 06.08.2021
Santé

Jusqu'à un an d'attente avant une mammographie

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Même si la situation s'améliore, les quatre centres hospitaliers du Luxembourg sont loin de se montrer réactifs aux demandes de radiographie de poitrine. Il faut d'une semaine à 12 mois pour avoir rendez-vous, selon les circonstances.

D'accord, 2020 pour les consultations de santé aura été une année particulière. Dans le contexte covid, certains rendez-vous à l'hôpital ont ainsi dû être reportés quand ils n'ont pas tout simplement été annulés. Cela a pu être le cas pour certaines femmes espérant une consultation pour mammographie. Toujours est-il qu'il faut beaucoup (beaucoup) de patience avant d'accéder à l'examen.


ARCHIV - 25.10.2017, Sachsen-Anhalt, Magdeburg: Die Brust einer Frau ist auf einer Röntgenaufnahme zu sehen. (zu dpa «Hormontherapien erhöhen das Brustkrebsrisiko langfristig») Foto: Klaus-Dietmar Gabbert/zb/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
500 cancers du sein détectés chaque année
Au Luxembourg, plus d'un nouveau cas de tumeur mammaire par jour est dépisté. En ce mois d’octobre rose, le ministère de la Santé rappelle l'importance de la prévention.

C'était déjà le cas dans le passé, cela n'a guère changé ces derniers mois. Et les durées d'attente dévoilées, ce jeudi, par la ministre de la Santé n'ont rien de satisfaisant. Certes ici ou là les délais se sont raccourcis mais la situation reste problématique. Ainsi, en toute transparence, CHEM ou CHL reconnaissent que parfois douze mois de patience sont nécessaires. Un an, ici au Grand-Duché! 

Certes des efforts ont été faits, dans la formation de nouveaux personnels, dans l'ouverture d'un poste de radiologue (à Ettelbruck). Mais cela reste insuffisant et Paulette Lenert (LSAP) ne peut que constater que le pays souffre d'un manque de radiologues et spécialistes disponibles, y compris pour des emplois de techniciens médicaux adjoints en radiologie. De fait, l'appareillage en place dans les quatre centres hospitaliers ne fonctionne sans doute pas à plein rendement, et les délais s'allongent de fait.

D'autant qu'alors que la pénurie de personnels qualifiés est criante, le nombre de femmes à prendre en charge augmente. Et cela notamment en raison de la participation des patientes âgées de 50 à 70 ans à la campagne nationale de dépistage du cancer du sein. Une fois tous les deux ans, résidentes et frontalières (inscrites à la Caisse nationale de santé) peuvent ainsi bénéficier d'un dépistage.

Pour un peu, d'ailleurs, savoir que dans la cohorte 2018-2020, seulement 27% des femmes concernées ont souhaité passer l'examen médical est presque un soulagement. Qu'en serait-il de l'attente si la participation était plus forte? 

Reste que l'accès à la mammographie est grandement perfectible. Et il faudra que le comité de gestion interhospitalier se penche d'urgence sur le problème, annonce la ministre. Cela tombe bien : une prochaine réunion de cette instance est prévue à l'automne. 

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