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Jean-Claude Juncker présente la démission du gouvernement
Luxembourg 16 min. 27.09.2013 Cet article est archivé

Jean-Claude Juncker présente la démission du gouvernement

Jean-Claude Juncker présente la démission du gouvernement

Photo: Guy Jallay
Luxembourg 16 min. 27.09.2013 Cet article est archivé

Jean-Claude Juncker présente la démission du gouvernement

Le rapport de la commission du SREL a été discuté mercredi après-midi à la Chambre. Il en allait de l'avenir du  Premier ministre et du gouvernement. Jean-Claude Juncker a perdu le vote de confiance dont il faisait l'objet. Malgré ses 26 sièges sur 60, le CSV n'est pas parvenu à trouver des alliés de circonstances.

+++ 20h55: après avoir constaté qu'il avait largement été désavoué par les députés, Jean-Claude Juncker a décidé de clore la séance. Il se rendra demain auprès du grand-duc Henri pour proposer des élections anticipées. Le Premier ministre s'est montré déçu que le LSAP l'ait fait trébucher.

+++ 20h53: Serge Urbany ne veut pas qu'à la suite de ce débat, le SREL soit renforcé. Selon le député de Déi Lénk, ce n'est pas que le Premier ministre qui est responsable, mais tout le gouvernement. "Je suis pour des élections anticipées."

+++ Pour l'instant il y a donc deux motions qui seront soumises au vote. Celle du LSAP va plus loin que celle de l'opposition. Outre la démission du Premier ministre, le LSAP réclame la dissolution de la Chambre et plaide pour des élections anticipées. 

+++ 20h35: Serge Urbany (Déi Lénk) prend la parole et plaide d'entrée pour l'abolition du service des renseignements de l'Etat.

+++ 20h34: Jacques-Yves Henckes explique que lui et Jean Colombera s'abstiendront du vote de la motion. Ils veulent même quitter la salle plénière au moment du vote.

+++ 20h16: le député indépendant Jacques-Yves Henckes prend la parole.

+++ 20h15: l'ADR soutient la motion déposée par l'opposition. Des élections anticipées semblent inéluctables.

+++ 20h05: Difficile de passer après tous les autres et de trouver quelque chose d'original à dire. Gast Gibéryen ne fait que confirmer ce que les orateurs avant lui ont dit.

+++ 19h58: Gast Gibéryen cite plusieurs exemples luxembourgeois et internationaux de ministres ayant démissionnés.

+++ 19h52: Gast Gibéryen prend la parole pour l'ADR.

+++ 19h46: Felix Braz demande une refonte totale du SREL tel qu'il existe aujourd'hui. Il demande plus de moyens légaux pour la commission d'enquête, tels que des experts. Le travail doit continuer. La justice devra également continuer son travail.

+++ 19h42: Déi Grèng sont d'avis que la responsabilité politique de Jean-Claude Juncker est engagée et demandent un retrait du gouvernement et l'organisation d'élections anticipées. Il dépose une motion au nom des partis de l'opposition.

+++ 19h40: Jean-Claude Juncker est obligé de se justifier.

+++ 19h38: Felix Braz charge le Premier ministre de reproches en série, notamment dans l'affaire de rumeurs de pédophilie qui concernent l'ancien  procureur d'état.

+++ 19h20: Félix Braz critique les propos de Gilles Roth qui selon lui veut amenuir  les erreurs commises par Jean-Claude Juncker et augmenter celles de la commission parlementaire.

+++ 19h17: Félix Braz vient à sa conclusion. "La presse a fait son travail. Les témoins n'ont donné que peu d'informations. Sans la presse, nous n'aurions jamais pu faire tout ce rapport. Les témoins nous ont, la plupart du temps, menés en bateau." 

+++19h16: Braz: "Cette coalition n'existe plus depuis cinq jours."

+++ 19h12: Braz revient sur les personnes et associations qui ont fait l'objet d'écoutes du SREL.

+++ 19h06: Félix Braz (Déi Gréng) prend la parole. Il insiste sur le fait que ce n'est pas parce que Juncker a commis une faute qu'il faut qu'il démissionne mais parce qu'il a omis d'intervenir.

+++ 19h05: Alex Bodry demande que le Premier ministre démissionne et que des élections  anticipées soient organisées. Alex Bodry a déposé une motion allant dans ce sens.

+++ 18h56: Bodry: "la responsabilité politique du Premier ministre est manifeste". Bodry énumère les manquements de Jean-Claude Juncker dans cette affaire, notamment qu'il ne s'est pas assez occupé du SREL. "Il est fautif de fautes par omission. La gravité des faits est telle que le ministre doit prendre ses responsabilités dans cette affaire. Il est fautif d'avoir pris les mauvaises décisions. Il est inimaginable que rien ne se passe."

+++ 18h49: Bodry: "ce dossier est un scandale et il faut des conséquences." Alex Bodry va loin mais ne demande pas directement la démission du Premier ministre.

+++ 18h43: le président du LSAP est d'avis que le Premier ministre a mal géré l'affaire et lui reproche une mauvaise gestion de crise.

+++ 18h40: Alex Bodry défend la commission parlementaire et insinue que ce n'était peut-être pas l'objet de la commission de faire toute la lumière sur le travail du SREL.

+++ 18h13: le LSAP souhaite que la justice reprenne l'enquête que la commission a commencée. Ce sera difficile étant donné que la majorité des faits sont prescrits.

+++18h08: Alex Bodry évoque une proposition de loi pour changer la composition de la commission d'enquête pour faire un travail de contrôle interne avec des experts dans divers services des services secrets. La retenue d'informations par un responsable de services sera punie.

+++ 18h03: Alex Bodry (LSAP) prend la parole.

+++ 18h2: Juncker aurait à nouveau évité de prendre ses responsabilités, selon Claude Meisch.

+++ 18h00: Les citoyens doivent décider s'ils veulent un nouveau gouvernement, note Claude Meisch qui se positionne clairement pour de nouvelles élections. En outre, selon lui, le gouvernement n'aurait plus la majorité.

+++ 17h58: Il évoque la confiance en la fonction de ministre d'Etat et les responsabilités qu'elle comporte. Il note également que des questions restent ouvertes qui pourraient relancer les débats. Mais si le gouvernement continue sur la lancée actuelle c'est ce qui risque de se passer, insiste-t-il. C'est pourquoi le pays a besoin d'une nouvelle équipe gouvernementale qui n'est pas touchée par ces affaires.

+++ 17h57: Claude Meisch pense que des dysfonctionnements auraient pu être évités si on avait pas essayé, Juncker en tête, de tout cacher sous le tapis.

+++ 17h53: Jean-Claude Juncker a l'impression que Claude Meisch n'a pas compris ses explications.

+++ 17h51: Claude Meisch évoque les délais de prescription qui empêcheront que certains agents soient punis.

+++ 17h47: Sur la responsabilité politique, Claude Meisch pense que ce ne serait que le début de l'enquête. Il y en aura d'autres. Le DP partage les conclusions du rapport en ce qui concerne la responsabilité politique. On a l'impression que quand le chat est parti, les souris ont dansé.

+++ 17h43: la commission de contrôle a été utilisée comme alibi, par beaucoup de monde, selon Claude Meisch.

Pour le DP, le SREL ne doit pas disparaître. Il doit exister pour protéger l'état de droit et la démocratie, même si cela n'a pas toujours été le cas.

+++ 17h23: Beaucoup de questions restent ouvertes, indique le député. Jean-Claude Juncker en a créé de nouvelles cet après-midi.

+++ 17h22: Jean-Claude Juncker aurait utilisé la technique du salami en avouant seulement ce qui était déjà connu lors de ces auditions.

+++ 17h16: Claude Meisch (DP) prend la parole pour remercier l'auteur du rapport.

+++ 17h15: Dans un état de droit, les tords doivent être prouvés, estime Gilles Roth. Ses actions n'ont pas nui au pays.

+++ 17h10: Jean-Claude Juncker a, à chaque fois, fait arrêter les abus de certains agents. Il avait ses raisons de ne pas lancer d'enquête disciplinaire pour ne pas interférer avec travail des services secrets, selon Gilles Roth. Les directeurs de ces agents avaient été prévenus.

+++ 17h07: Le Premier ministre a également été victime des écoutes du SREL, rappelle Gilles Roth.

+++ 17h05: François Bausch a été juge et parti, selon Gilles Roth.

+++ 16h57: Gilles Roth défend Jean-Claude Juncker en reprenant ses arguments.  

+++ 16h55: "Ce qui est secret n'est pas forcément transparent."

+++ 16h51: Gilles Roth (CSV) est le premier député à prendre la parole. il note que son parti ne se basera pas uniquement sur le rapport de la commission d'enquête pour juger Jean-Claude Juncker, mais prendra aussi en compte les explications du Premier ministre.

+++ 16h50: "Pour ce qui est de la responsabilité subjective, je ne peux pas me trouver d'erreurs de ce point-de-vue là non plus."

+++ 16h45: "On peut discuter longtemps sur la responsabilité objective. Est-on politiquement responsable en raison des erreurs commises par certains agents du SREL? Est-on responsable de quelque chose qu'on ne savait pas? Je ne pense pas. C'est une bonne nouvelle pour tous les fonctionnaires qui veulent faire des bêtises, parce que cela voudrait dire qu'il y aura toujours un ministre pour les protéger."

+++ 16h40: "J'ai fait une erreur en ne faisant pas d'action disciplinaire contre Monsieur Mille. J'aurais dû la faire du point-de-vue d'aujourd'hui. Mais beaucoup de mauvaises choses ce seraient produites qui se produisent maintenant. (:::) C'était une erreur de ne pas mettre en place de contrôle interne des services secrets. C'était une erreur de ne pas demander à recevoir les procès verbaux de la commission d'enquête. (:::) Ma plus grande faute était de ne pas avoir fait le suivi de ce que j'ai commandé. J'aurais dû rester derrière mes haut-fonctionnaires en permanence."

+++ 16h37: il provoque l’hilarité en évoquant une opération Lapin Rose. Pourtant, il ne s'en souvient plus et ses services n'ont retrouver aucun document à ce sujet.

+++ 16h36: Opération Catana: si elle a eu lieu, Jean-Claude Juncker n'en savait rien. Il ne sait pas qui croire dans cette affaire.

+++16h31: Le Premier ministre égraine toujours les points qui lui sont reprochés et les affaires qui jalonnent le dossier SREL pour tenter de se dédouaner. Cargolux, par exemple. 

+++ 16h27: Jean-Claude Juncker se pose en sauveur qui aurait évité pas mal de problèmes au Luxembourg et à ses décideurs, contrairement à ce qu'on lui reproche.

+++ 16h17: "Je ne peux pas répondre de la responsabilité politique de Messieurs Santer, Thorn et Werner. Je ne peux pas entreprendre quelque chose pour les gens avant moi."

+++ 16h13: Jean-Claude Juncker explique avoir effectivement recommandé son chauffeur. Henri Grethen aurait autorisé le Premier ministre à indiquer qu'il aurait fait pareil avec son propre chauffeur.

+++ 16h05: Le Premier ministre ne peut systématiquement saisir le parquet à chaque fois qu'il entend des propos calomnieux au sujet de divers individus.

+++ 16h03: "je ne peux pas sanctionner des agents qui ont fait leur travail d'anti-terrorisme."

+++ 16h00: Jean-Claude Juncker évoque les rumeurs qui faisaient du grand-duc Henri un espion et qui du coup était passible de haute trahison.

+++ 15h50: Affaire Carlo Mille: "Je ne voulais pas faire un blâme à l'encontre de Carlo Mille, sinon j'aurai dû le dispenser. Le service se serait trouvé sans directeur. Tout cela n'est pas bon pour un service des renseignements. C'est ce que l'on voit d'ailleurs actuellement, puisque le SREL n'a plus beaucoup de sources qui lui donnent des renseignements. J'ai expliqué en long et en large à la commission parlementaire pourquoi j'ai agi de la sorte."

+++ 15h45: Affaire des écoutes illégales : "Je n’ai pas cru en l'existence d’une écoute entre le Grand-Duc et moi-même parce qu’il était dit qu’il y avait une discussion entre le Grand-Duc et le Premier ministre qui changerait le cours des choses concernant l’affaire du Bommeleeër. Je n’ai jamais eu une telle discussion."

+++ 15h40: concernant l'affaire avec les rumeurs de pédophilie contre Robert Biever, Juncker dit qu'il n'était pas au courant d'une telle observation. "Lorsque j'ai entendu les rumeurs, j'en ai parlé à Robert Biever."

+++ 15h35: Le Premier ministre se justifie par rapport aux reproches qui lui sont faits. "Tout a été dit à la commission parlementaire". Il cite en long et en large chaque affaire avec chaque date.

+++ 15h28: Juncker devient de plus en plus émotionnel: "je ne changerai pas ma vision de travailler avec les hauts fonctionnaires de l'Etat. J'ai confiance en eux et ce n'est pas parce que je me suis trompé une fois (ndlr avec Marco Mille) que je changerai ma manière d'être"

+++ 15h23: Jean-Claude Juncker reproche à la commission de ne  pas avoir mis tous les éléments dans le dossier. "Henri Grethen m'a dit que je pouvais le citer. Il était présent à la réunion que j'ai eu avec Marco Mille, dans laquelle je l'ai sommé de tout dire à la commission parlementaire. Je ne pouvais pas le contrôler puisque je n'y étais que pendant cinq séances depuis 2004. C'est faux de dire que j'ai les procès-verbaux, comme il est écrit dans le rapport. Je ne reçois que ceux où j'étais présent."

+++ 15h21: Juncker attaque la commission parlementaire: "la commission aurait pu contrôler chaque mission individuellement. Elle aurait pu contrôler sans intermédiaire. Elle ne l'a pas fait."

+++ 15h13: La voix du Premier ministre tremble, même s'il reste calme et répond à chaque reproche en détail.

+++ 15h08: Jean-Claude Juncker énumère les efforts qu'il a fait pour réformer le SREL.

+++ 15h04: Juncker: "j'ai effectivement dit que le service de renseignements n'était pas ma priorité. Je souhaite d'ailleurs que le Luxembourg n'ait jamais un Premier ministre pour qui le SREL constitue une priorité."

+++ 14h58: Juncker dit qu'il n'a pas peur.

+++ 14h57: C'est au Premier ministre de prendre la parole.

+++ 14h56: "la responsabilité politique du Premier ministre est clairement engagée. A la Chambre de décider des suites à donner."

+++ 14h53: "En plus, Jean-Claude Juncker est également responsable subjectivement. Il était au courant de certains faits pénals et n'a rien dit à la justice. En plus, il n'a pas rapporté à la commission parlementaire."

+++ 14h52: « il n'a pas pris le temps nécessaire pour s’occuper de la réforme du SREL.»

+++ 14h49: responsabilité politique : Bausch commence son estocade. La plupart des dysfonctionnements du SREL ont eu lieu entre 2004 et 2009, lorsque Jean-Claude Juncker était responsable. Bausch cite les textes concernant la responsabilité politique.

Jean-Claude Juncker porte aujourd’hui une cravate verte, signe d'espoir ou un clin d'œil à François Bausch ?

14h42: Le rapporteur présente les modifications à faire auprès du SREL, selon la commission parlementaire.

Peu avant le débat, nous avions demandé ses impressions à Jean Asselborn. Le Vice Premier ministre a indiqué: "Ce n'est pas un jour habituel. Il va falloir trouver une orientation. Ce n'est pas une journée de fête, même si c'est peut-être celle d'un nouveau départ."

+++ 14h37: Bausch souligne que depuis qu’il y a un nouveau directeur en la personne de Patrick Heck, le SREL se porte mieux.

+++ 14h37: Bausch parle aussi de dysfonctionnements structurels, notamment celle du contrôle financier. "Il y a eu des factures importantes pour des voyages et de nombreuses factures pour des restaurants. Presque toutes les réunions de travail ont d'ailleurs eu lieu dans des restaurants", s'insurge François Bausch.

+++ 14h28: Pour l'instant, peu d'émotions à la Chambre. On croirait presque qu'il s'agit d'une séance ordinaire. François Bausch explique point par point les dysfonctionnements du SREL en concluant à chaque fois que le Premier ministre était bel et bien au courant, sans pour autant intervenir.

+++ 14h25: "Pourquoi n'y a-t-il pas de suites judiciaires et pas de mesures disciplinaires?" François Buasch pose la question dans l'affaire d'André Kemmer et de Carlo Mille.

+++ 14h19: François Bausch commence à attaquer directement Jean-Claude Juncker: "il était au courant des dysfonctionnement, mais n'a rien fait".

Le conseil de gouvernement de ce midi n’aura duré que 40 minutes. A la sortie, Jean-Claude Juncker n’a pas fait de commentaire. Le Vice-Premier ministre Jean Asselborn se montre déprimé : "Ce n’est pas une journée de joie, mais peut-être celle du renouveau."

+++ 14h10: François Bausch énumère les problèmes du SREL. Selon lui, il y a 13 points qui posent problème.

+++ 14.00: François Bausch, le rapporteur de la commission du SREL prend la parole. Il souligne combien cette présentation sera difficile pour lui. "Il s'agit d'une question de confiance". Bausch donne le ton... Jean-Claude Juncker semble tendu.

+++ 12.50: Les ministres se rencontrent pour un dernier conseil de gouvernement avant le début des débats à la Chambre. Aucun ministre ne veut répondre à la presse.