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Jean Asselborn refuse de passer le test covid-19
Luxembourg 2 min. 28.08.2020

Jean Asselborn refuse de passer le test covid-19

Moment de complicité entre Jean Asselborn et le Grec Nikos Dendias, ce jeudi à Berlin.

Jean Asselborn refuse de passer le test covid-19

Moment de complicité entre Jean Asselborn et le Grec Nikos Dendias, ce jeudi à Berlin.
Photo: AFP
Luxembourg 2 min. 28.08.2020

Jean Asselborn refuse de passer le test covid-19

Pour «montrer l'exemple», le ministre des Affaires étrangères ne s'est pas plié aux directives allemandes en matière de tests. Cela ne l'empêche pas de participer à la réunion de ses homologues de l'UE qui se tient actuellement à Berlin.

(DH) - Comme l'a rapporté jeudi bild.de, Jean Asselborn (LSAP) a refusé de passer un test covid-19 obligatoire avant de poser le pied à Berlin, à l'occasion d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE. Car si depuis le 20 août le Luxembourg n'est plus considéré comme une zone à risque par l'Allemagne, un test demeure obligatoire pour les personnes qui ont fréquenté une zone à risque au cours des 14 derniers jours. Deux Länder font exception à cette mesure, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat qui ont suspendu leurs exigences en matière de quarantaine et de tests au lendemain de la levée du statut de «zone à risque».

De son côté, Philippe Goffin, son homologue belge, «a accepté le test obligatoire sans se plaindre», selon la Süddeutsche Zeitung. Pas de quoi faire changer d'avis un Jean Asselborn qui avait annoncé avant son départ: «Je ne le ferai pas, ou alors je ne viendrai pas». Présent, malgré tout, à la réunion informelle qui avait notamment pour sujets les implications géopolitiques de la pandémie de covid-19 et la réponse stratégique de l'UE, le ministre a fourni quelques explications rapportées par la Bild-Zeitung


(FILES) In this file photo taken on January 20, 2020 Luxembourg Foreign Minister Jean Asselborn speaks to journalists during a Foreign Affairs meeting at the EU headquarters in Brussels. - Luxembourg's foreign minister, 71-year-old cycling enthusiast Jean Asselborn, has pedalled off on his annual tribute to the Tour de France, despite the epidemic that forced the postponement of the professional race. (Photo by JOHN THYS / AFP)
Asselborn demande la fin du classement en zone à risque
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«Je ne suis pas un fauteur de troubles», a-t-il indiqué, «Je voulais juste montrer l'exemple.» Il a ensuite qualifié l'obligation de test et de quarantaine de «pure chicanerie» et a souligné le particularisme de la région frontalière. «Avec les règlements de quarantaine, vous pouvez détruire encore plus ici qu'avec la police aux frontières. Je pense que ceux qui dirigent depuis Berlin ne savent souvent pas à quel point les villages se sont développés ensemble de part et d'autre de la frontière.»

Toutefois, et en réalité, Jean Asselborn n'a pas fait l'objet d’un passe-droit particulier en se rendant à Berlin sans se faire tester. Dans les faits, le ministre n'était pas au pays lors des 14 derniers jours. Il s'est adonné à sa passion pour le cyclisme en France, et ce depuis le 2 août

Par ailleurs, le ministre a également renouvelé ses critiques envers l'institut allemand Robert Koch. Celui-là même qui avait placé le Grand-Duché dans la catégorie «zone à risque». Il a rappelé le rôle de leader du Grand-Duché en termes de volume de tests, de même que la possibilité pour les frontaliers de se faire tester gratuitement. Le nombre élevé de tests ajouté aux résultats des non-résidents ont conduit le RKI à mal jauger la situation au Luxembourg. 

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