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«Je ne veux pas mettre en jeu des vies humaines»
Luxembourg 2 min. 08.01.2021

«Je ne veux pas mettre en jeu des vies humaines»

Partagés sur la tenue d'une manifestation, les acteurs de l'Horeca attendent une rencontre avec Xavier Bettel, pour tenter de «trouver des solutions».

«Je ne veux pas mettre en jeu des vies humaines»

Partagés sur la tenue d'une manifestation, les acteurs de l'Horeca attendent une rencontre avec Xavier Bettel, pour tenter de «trouver des solutions».
Photo: Guy Wolff/archive
Luxembourg 2 min. 08.01.2021

«Je ne veux pas mettre en jeu des vies humaines»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Pour tenter de faire entendre leur voix et exprimer leur désarroi face à la fermeture prolongée des bars et restaurants jusqu'au 31 janvier, certains restaurateurs envisagent une manifestation mi-janvier. Une idée loin de faire l'unanimité au sein de la profession.

En parallèle de discussions officielles organisées entre gouvernement et fédération Horesca, d'autres mouvements s'organisent. Depuis plusieurs jours, de nombreux groupes de soutien aux restaurateurs et cafetiers s'activent, notamment pour organiser une manifestation, qui devrait se tenir le samedi 16 janvier prochain. Des milliers d'internautes soutiennent ainsi «Laissez-nous travailler» ou «Horesca tous ensemble» qui plaident pour une action destinée à «faire entendre» les voix des acteurs de terrain.


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Une idée qui suscite toutefois certaines inquiétudes. Exprimées jeudi par François Koepp, secrétaire général de l'Horesca, et Lex Delles (DP), ministre des Classes moyennes, elles trouvent également un écho parmi certains restaurateurs. C'est le cas notamment dans une vidéo publiée vendredi matin, intitulée «appel au calme» où le propriétaire de plusieurs établissements affirme qu'«une manifestation n'est pas la solution». 

Et ce dernier d'avancer non seulement les risques de débordement «comme ce qui s'est passé avec les partisans de Trump» au Capitole, mais aussi des arguments sanitaires. «Imaginez que nous fassions une manifestation et deux jours après, le nombre d'infections explose. Je ne pourrais plus vivre avec cela sur la conscience», affirme, face caméra, Yaghma Yasha qui précise ne pas vouloir «mettre des vies humaines en jeu».

Un aspect que Giovanni Patri, propulsé porte-parole du mouvement de contestation au sein de l'Horesca assure vouloir prendre en compte. «Nous sommes en train de regrouper toutes les initiatives pour structurer et mettre sur pied une action intelligente», assure celui qui représente habituellement les indépendants et les start-up du pays. Pas question, selon lui, de créer «un phénomène identique aux gilets jaunes», mais plutôt d'«envoyer un message». Que ce soit auprès du gouvernement ou de la fédération Horesca.

«Ce n'est plus possible de fonctionner dans un système où seuls certains bénéficient d'un coup de pouce et où des gens qui se connaissent très bien prennent le temps de discuter alors que la situation est critique pour tout un pan de l'économie», tonne Giovanni Patri. Selon les premières indications fournies, la manifestation devrait se faire en application stricte des mesures sanitaires, à savoir port du masque obligatoire, respect de la distanciation sociale et mise en place d'un dispositif de sécurité «pour éviter tout débordement» au cours d'un rassemblement public qui pourrait regrouper 1.000 personnes.


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Pour rappel, les différentes loi covid entrées en vigueur au Luxembourg prévoient l'interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes. Un dispositif qui «ne s’applique ni à la liberté de manifester, ni aux marchés à l’extérieur, ni aux transports publics», selon le texte qui sera voté ce vendredi à la Chambre. La dernière manifestation d'ampleur qui s'est déroulée au Luxembourg portait sur la défense de l'environnement.

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