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Interrogations autour des bureaux luxembourgeois de NSO
Luxembourg 1 3 min. 21.07.2021
Espionnage international

Interrogations autour des bureaux luxembourgeois de NSO

Espionnage international

Interrogations autour des bureaux luxembourgeois de NSO

Photo:AFP
Luxembourg 1 3 min. 21.07.2021
Espionnage international

Interrogations autour des bureaux luxembourgeois de NSO

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Deux jours après les révélations de plusieurs médias internationaux quant aux pratiques d'espionnage à très grande échelle réalisées par la société israélienne NSO, le ministre des Affaires étrangères confirme mardi que cette dernière possède une implantation au Grand-Duché.

Alors que le ministère d'Etat, ministère de tutelle du service de renseignement de l'Etat, joue la grande muette autour du «projet Pegasus», Jean Asselborn (LSAP) se montre un peu plus loquace. Interrogé mardi sur l'implication potentielle du Grand-Duché dans cette opération d'espionnage à l'échelle mondiale visant journalistes, hommes et femmes politiques ou militants des droits de l'homme, le ministre des Affaires étrangères confirme que la société israélienne NSO «possède deux bureaux au Luxembourg».


Une vaste affaire d'espionnage généralisé mise au jour
Des militants, journalistes et opposants du monde entier ont été épiés grâce à un logiciel élaboré par l'entreprise israélienne NSO Group. Une enquête internationale publiée dimanche renforce les soupçons pesant de longue date sur cette société.

Si ces derniers ne serviraient «que de back office», le ministre n'a pas été en mesure de préciser la nature exacte des activités réalisées sur le sol national. Mais Jean Asselborn d'assurer que «s'il s'avère que le groupe NSO a commis des violations des droits de l'homme à partir du Luxembourg, alors le Luxembourg réagira». 

Dans un document daté de février 2019, date du rachat par le fonds britannico-luxembourgeois Novalpina Capital, la société israélienne se qualifie de «société de cybertechnologie dont le siège est au Luxembourg» et est représentée notamment via Osy Technologies, sàrl implantée rue Edward Steichen depuis 2014, et la holding  Q Cyber Technologies, créée en 2016. Deux entités enregistrées au registre de commerce et de sociétés mais sans qu'aucune information n'y soit publiée. 

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Mardi soir, le ministère des Affaires étrangères indique que NSO Group est également représenté par sept autres entités, à savoir Triangle Holdings SA, Square 2 SARL, Novalpina Capital Partners SARL, Novalpina Capital Group SARL, NorthPole Holdco SARL, NorthPole Bidco SARL et NorthPole Newco SARL. Dans son communiqué, les services de Jean Asselborn indiquent que le ministre «adressera aux dirigeants de toutes ces entités une lettre pour leur rappeler dans les termes les plus fermes que le Luxembourg applique à la lettre toutes les obligations en matière de contrôle des exportations et ne tolérerait pas que des opérations de ces entités à partir du Luxembourg contribueraient à des violations des droits de l’homme dans des pays tiers».

Quelques heures plus tôt, déi Lénk était monté au créneau dans une affaire présentée comme n'étant «pas une peccadille», le parti d'opposition souhaitant non seulement savoir «si le Service de renseignement collabore d’une façon ou d’une autre avec cette société» ou si ce dernier «surveille ces activités contraires à l’ordre public», mais plaide surtout pour que  le gouvernement «mette fin à la non-diligence du Luxembourg en matière de droits humains». Autrement dit, que le Grand-Duché n'endosse pas le rôle de «sbire des régimes antidémocrates et belligérants du monde».

Selon l'ONG Amnesty international, impliquée dans les révélations publiées dimanche par Le MondeThe Guardian ou The Washington Post, le logiciel espion actif dans des dizaines de milliers de smartphones ne provenait pas du Luxembourg. Ce que confirme le ministère des Affaires étrangères qui précise qu'«aucune demande des entités liées au groupe NSO au Luxembourg pour une licence d’exportation de produits de cyber-surveillance n’a été reçue à ce jour». De son côté, le groupe NSO affirme sur son site «nier fermement les fausses accusations portées» dans l'enquête internationale qui serait «bourrée de suppositions erronées et de théories non corroborées». 

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Interrogé mardi à la Chambre sur les actions entreprises contre le groupe israélien à l'origine de différents logiciels d'espionnage informatique, le ministre des Affaires étrangères a reconnu que le gouvernement n'était pas en mesure de vérifier les démentis de la société en partie basée au Grand-Duché.
A woman checks the website of Israel-made Pegasus spyware at an office in the Cypriot capital Nicosia on July 21, 2021. - Reports that Israel-made Pegasus spyware has been used to monitor activists, journalists and politicians around the world highlight the diplomatic risks of nurturing and exporting "oppressive technology", experts warned.
Private Israeli firm NSO Group has denied media reports its Pegasus software is linked to the mass surveillance of journalists and rights defenders, and insisted that all sales of its technology are approved by Israel's defence ministry. (Photo by Mario GOLDMAN / AFP)
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(FILES)People walk past  the Apple logo at the Apple Store at Grand Central Terminal in New York in this January 25, 2013 file photo.  Apple denied May 21, 2013 using "gimmicks" to dodge taxes and said it welcomes a review of US fiscal laws after a Senate investigation found it used offshore loopholes to save billions in taxes. Apple, in a statement ahead of a hearing in Washington on strategies to shift profits to minimize taxes, argued that it "carefully manages its foreign cash holdings to support its overseas operations in the best interests of its shareholders." AFP PHOTO/TIMOTHY A. CLARYTIMOTHY A. CLARY/AFP/Getty Images
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IPO , PK Jean Asselborn , Aussenminister , über Immigration und Flüchtlinge , Foto:Guy Jallay/Luxemburger Wort