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A Bettembourg, l'urban farming prend racine
Luxembourg 2 2 min. 23.07.2021
Initiative

A Bettembourg, l'urban farming prend racine

Construire et cultiver sans trop consommer de ressources et dans un esprit durable : voilà les objets de la serre de l'IFSB.
Initiative

A Bettembourg, l'urban farming prend racine

Construire et cultiver sans trop consommer de ressources et dans un esprit durable : voilà les objets de la serre de l'IFSB.
Photo : Gerry Huberty
Luxembourg 2 2 min. 23.07.2021
Initiative

A Bettembourg, l'urban farming prend racine

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
L'Institut de formation sectoriel du bâtiment peut se vanter de posséder la plus grande serre urbaine du Grand-Duché. Preuve que respect de l'environnement et construction peuvent bénéficier l'un de l'autre.

Près de 7,50 mètres de haut pour 380 m2 de surface : bienvenue dans FRESH, la serre urbaine mise en service là... où on ne l'attendait pas forcément. Ainsi, ce n'est pas sur le toit d'un building du Kirchberg ou dans d'anciennes galeries que le projet a vu le jour. Mais juste à côté des nouveaux locaux de l'Institut de formation sectoriel du bâtiment (IFSB) à Bettembourg. Et déjà les premiers plants y poussent, en attendant d'y cultiver une vingtaine de légumes différents.

Jeudi, la ministre de l'Environnement a découvert les lieux. Occasion pour Carole Dieschbourg de rappeler que, depuis 2019, le pays dispose d'une stratégie urban farming. Des jardins sociaux en pleine terre low cost jusqu'aux plus ambitieuses initiatives, comme de prochaines fermes urbaines en toiture, le pays a envie de développer ce nouveau modèle de culture. A Bettembourg, FRESH (pour Free Emissions for Sustainable Healthy Greenhouse) joue ainsi les pionniers. 

Les vidéo 360 ne sont pas supportées. Voir la vidéo 360 dans l'app Youtube.

Cette serre XXL a été construite au-dessus du restaurant de l'Institut de formation. Un jardin en guise de toit? Mieux : un garde-manger. Car la production qui sortira des plateaux de culture alimentera en priorité les cuisines en rez-de-chaussée. Mais l'intention des promoteurs de la serre est bien de distribuer les légumes en circuit court, aussi bien à des particuliers que de grands restaurateurs.

Derrière ces vitres se cachent... un champ et une usine à chaleur même.
Derrière ces vitres se cachent... un champ et une usine à chaleur même.
Photo : Gerry Huberty

L'écologiste Carole Dieschbourg ne pouvait donc trouver meilleur exemple de cette voie qu'elle entend faire emprunter au pays : «une solution innovante pour favoriser l’économie circulaire, améliorer notre résilience alimentaire et réinventer nos villes». 

Car au-delà des tomates qui pousseront ici, l'urban farming a bien d'autres atouts «touchant des aspects technologiques, économiques, environnementaux, territoriaux et agro-alimentaires», a souligné la ministre. 

Billets verts

Mais la construction de verre et métal constitue tout autant un bon exemple dans l'engagement que peuvent avoir des secteurs comme le bâtiment ou l'agriculture à vouloir réduire leur empreinte carbone. A lui seul, ce bâtiment dans son élaboration, sa construction, son fonctionnement (avec notamment la récupération de chaleur) devrait permettre d'économiser 45 tonnes d'émissions équivalent CO2. Un geste plus qu'appréciable à l'heure où le Luxembourg vient de fixer ses attentes en matière de réduction de gaz à effet de serre rejetés

Le financement du bâtiment a bénéficié de divers subsides. Ainsi, le CDEDC (asbl formée par le Groupement des entrepreneurs et la Fédération des entreprises de construction et de génie civil) a-t-elle obtenu 50% d'aides de la part du Fonds climat et énergie du ministère de l'Environnement luxembourgeois et encore un soutien via des fonds européens. Des billets verts en quelque sorte.

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