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«Il importe de former plus d'infirmiers dans ce pays»
Luxembourg 2 min. 28.11.2020 Cet article est archivé

«Il importe de former plus d'infirmiers dans ce pays»

Pour tenter de répondre à la pénurie, une refonte de la formation et une campagne auprès du grand public sont évoquées.

«Il importe de former plus d'infirmiers dans ce pays»

Pour tenter de répondre à la pénurie, une refonte de la formation et une campagne auprès du grand public sont évoquées.
Photo: Gerry Huberty
Luxembourg 2 min. 28.11.2020 Cet article est archivé

«Il importe de former plus d'infirmiers dans ce pays»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Alors qu'elle attendait une rencontre avec le Premier ministre depuis des mois, l'association des infirmières et infirmiers du Luxembourg (ANIL) a été reçue samedi par Xavier Bettel. Ce dernier assure vouloir améliorer le cursus mais aussi l'image du métier.

Alors qu'aucun signe concret d'amélioration de la situation sanitaire n'est encore visible, les personnels soignants ne cachent plus leur fatigue. Un fait qui n'a pas échappé à Xavier Bettel (DP) qui a rencontré, samedi, les représentants de l'ANIL. Une rencontre qui se concrétise cinq mois après les premières demandes de l'association représentative des infirmiers et infirmières du pays.


Coronavirus - Hôpital Kirchberg - COVID-19 - Notaufnahme Urgences  - Foto: Pierre Matgé/Luxemburger Wort
Les infirmières se lassent du silence de Bettel
En première ligne, elles le sont depuis mars. En sous-effectif et en manque de formation depuis des années. Pourtant, les infirmières du Luxembourg (représentées par l'ANIIL) ne voient toujours pas d'améliorations à l'horizon.

D'après le communiqué officiel du ministère d'Etat, publié samedi, les discussions «constructives» se sont concentrées sur «le futur du métier». Contrairement aux attentes des personnels soignants, le Premier ministre n'a donc pas fait d'annonces spécifiques pour leur permettre d'affronter la deuxième vague, leur exprimant toutefois «son respect et ses remerciements pour les énormes efforts fournis (...) depuis le début de la crise».

Au vu de la pénurie actuelle, le chef du gouvernement retient «l'urgence» de travailler à la fois «une formation attractive et en phase avec la complexité croissante du métier» et «la valorisation du métier et de son image auprès du grand public». Autrement dit, chercher à briser les clichés qui voudraient que les infirmiers et infirmières ne soient que de simples exécutants aux ordres des médecins. Pour ce faire, «des suggestions concrètes» ont été avancées et discutées, sans toutefois qu'elles n'aient été validées à ce stade. 


Des soignants «à la limite de leurs capacités»
Considérés lors de la première vague de covid-19 comme des «héros», les personnels soignants poursuivent leur travail, jour après jour, depuis huit mois. Un marathon qui commence à peser sur le moral des troupes. Notamment au sein du service de soins intensifs du CHL.

Ce qui pourrait être fait lors d'une nouvelle rencontre qui doit être organisée «dans les meilleurs délais». Une rencontre qualifiée d'«interministérielle» par le communiqué officiel et destinée à «élaborer des propositions et projets concrets à mettre en oeuvre». Et Xavier Bettel d'assurer notamment qu'«il importe de former plus d'infirmier(e)s dans ce pays». Aucune référence à la mise en place d'un lycée franco-luxembourgeois spécialisé, comme évoqué au printemps, n'a été faite ce samedi.

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