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Haze et Vic condamnés à traquer la drogue
Luxembourg 13.12.2021 Cet article est archivé
En prison

Haze et Vic condamnés à traquer la drogue

Les deux chiens ont été achetés auprès d'élevages à l'étranger.
En prison

Haze et Vic condamnés à traquer la drogue

Les deux chiens ont été achetés auprès d'élevages à l'étranger.
Photo : SIP
Luxembourg 13.12.2021 Cet article est archivé
En prison

Haze et Vic condamnés à traquer la drogue

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Les deux nouvelles recrues de l'administration pénitentiaire ont du flair. Et pour cause, il s'agit de malinois destinés à renifler toute présence de stupéfiants dans l'enceinte des prisons du pays.

Jusqu'à présent, si descente de chiens anti-drogues il devait y avoir parmi les détenus luxembourgeois, l'administration pénitentiaire devait faire appel aux duos homme-chien déjà impliqués au service de la police grand-ducale ou des douanes. Désormais, les gardiens pourront compter sur l'appui de Haze et Vic, des malinois qui, à l'instar des labradors, sont particulièrement réputés pour la détection de drogues sur un individu ou cachées.


«Une souche plus virulente du covid circule en prison»
Malgré les mesures sanitaires prises par l'administration pénitentiaire, le virus continue à se répandre parmi les détenus. La situation est d'autant plus préoccupante que la plupart d'entre eux ne sont pas vaccinés selon la direction.

C'est que, même en milieu carcéral, les produits stupéfiants circulent. Ainsi, l'an passé, pas moins de 48 détections avaient été signalées par les autorités. Afin de faciliter les opérations (en gagnant en autonomie), l'administration pénitentiaire a donc fait le choix d'acheter deux chiens, et de veiller à la formation du binôme qu'ils formeront désormais avec leur maître-chien.

Ce nouveau «service canin» sera à l'avenir amené à intervenir dans les trois centres pénitentiaires du pays. Donc y compris le nouvel établissement d' Uerschterhaff destiné aux personnes en attente de jugement. Aux dernières nouvelles, le bâtiment devait ouvrir ses portes à Sanem à l'automne 2022.


D'ici un an, le pays comptera une prison de plus
Au 1er janvier prochain, l'administration pénitentiaire recevra les clés de la nouvelle maison d'arrêt de Sanem. Les premiers occupants ne sont attendus en cellule que pour l'automne 2022.

Pour l'heure, personnels et animaux suivent une formation de base auprès de leurs collègues, déjà rodés, de l’inspection anti-drogues et produits sensibles (IADPS) de la douane. L'idée étant autant de créer une complicité de travail entre les deux partenaires amenés à intervenir toujours ensemble, mais aussi bien préciser les procédures de recherche de produits prohibés.

A l'avenir, le service canin nichera au centre pénitentiaire de Givenich où des bureaux pour les uns et des niches pour les autres ont été aménagés. Tout comme l'administration, sous l'autorité de la ministre de la Justice, Sam Tanson (Déi Gréng), a aussi investi dans des véhicules spécialement dédiés au transport des chiens au nez si délicat. 

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