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Haagen remet en question le seuil de dette publique
Luxembourg 18.09.2022
Avant la tripartite

Haagen remet en question le seuil de dette publique

Dans le contexte actuel, il ne faut pas s'enfermer dans un «dogmatisme budgétaire» selon Claude Haagen.
Avant la tripartite

Haagen remet en question le seuil de dette publique

Dans le contexte actuel, il ne faut pas s'enfermer dans un «dogmatisme budgétaire» selon Claude Haagen.
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 18.09.2022
Avant la tripartite

Haagen remet en question le seuil de dette publique

Thomas BERTHOL
Thomas BERTHOL
Le ministre de la Sécurité sociale remet en question le seuil d'endettement de l'Etat fixé à 30%. Xavier Bettel avait indiqué que la tripartite ne devait pas toucher à ce seuil.

«Aucune discussion ne devra être taboue», avait déclaré mercredi soir Xavier Bettel (DP) concernant les thèmes qui seront abordés à partir de ce dimanche après-midi dans la nouvelle tripartite avec les partenaires sociaux. Mais le Premier ministre avait toutefois indiqué qu'il ne serait pas question de dépasser le seuil de 30% de dettes publiques fixé par l'accord de coalition DP-LSAP-déi gréng. Le ministre de la Sécurité sociale Claude Haagen (LSAP) a exprimé ce samedi un autre point de vue sur les réseaux sociaux en réponse à l'ancien ministre et député socialiste Alex Bodry.

Ce dernier a écrit dans un tweet: «Le seuil de 30% du PIB pour la dette publique est un objectif politique créé au Luxembourg, alors que la seule norme contraignante de limitation de la dette pour les pays européens est de 60%.» Le ministre Claude Haagen a dit partager cet avis sur Twitter et a expliqué que dans le contexte actuel qu'il ne fallait pas s'enfermer dans un «dogmatisme budgétaire.» Selon lui, «les agences de rating qui définissent le triple A devraient proposer des solutions au lieu de fixer des limites».

Sur RTL samedi, son collègue François Bausch (déi gréng)avait déclaré que le gouvernement irait «uni» dans les négociations en mettant des propositions sur la table. Le vice-Premier ministre a également jugé qu'il est nécessaire de faire baisser l'inflation et de mettre en place des «aides sélectives pour réduire la misère sociale».

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