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Garde d'enfants: Les premiers chèques-services attribués aux frontaliers
Luxembourg 2 min. 26.09.2016 Cet article est archivé

Garde d'enfants: Les premiers chèques-services attribués aux frontaliers

Le ministre de l'Education nationale, Claude Meisch avait tablé sur l'accueil de 5.600 enfants de travailleurs frontaliers à moyen terme dans les crèches et maisons-relais.

Garde d'enfants: Les premiers chèques-services attribués aux frontaliers

Le ministre de l'Education nationale, Claude Meisch avait tablé sur l'accueil de 5.600 enfants de travailleurs frontaliers à moyen terme dans les crèches et maisons-relais.
Photo: Shutterstock
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Garde d'enfants: Les premiers chèques-services attribués aux frontaliers

Maurice FICK
Maurice FICK
Depuis l'ouverture du chèque-service aux travailleurs frontaliers le 5 septembre, 470 d'entre eux se sont déjà présentés à la Caisse pour l'avenir des enfants.

(BB -Trad. MF) - Depuis l'ouverture du chèque-service aux travailleurs frontaliers le 5 septembre, 470 d'entre eux se sont déjà présentés à la Caisse pour l'avenir des enfants.

Depuis la rentrée, les crèches et maisons-relais du Luxembourg comptent davantage d'enfants de travailleurs frontaliers. Suite à la réforme de la politique familiale lancée par le gouvernement, les travailleurs non-résidents peuvent également demander depuis le 5 septembre 2016 à bénéficier d'une aide étatique pour la garde de leurs enfants.

Les premiers travailleurs frontaliers se sont déjà déjà présentés à la Caisse pour l'avenir des enfants ("Zukunftskees") qui octroie les chèques-services. «Dès le premier jour 53 demandeurs sont venus. Et jusqu'ici plus de 470 personnes se sont déjà manifestées chez nous», explique Myriam Schanck, présidente de la Caisse pour l'avenir des enfants. En date du 21 septembre, la Caisse pour l'avenir des enfants avait déjà émis 210 adhésions. Elle est gratuite et peut se faire tout au long de l'année.

Des guichets différents pour les mêmes droits

Tandis que les parents résidant au Luxembourg s'adressent à leur administration communale, les travailleurs non-résidents doivent se présenter au guichet de la "Zukunftskees". Leurs droits sont les mêmes.

Le bénéficiaire des chèques-services peut inscrire son enfant où bon lui semble. A condition toutefois que la structure d'accueil choisie soit reconnue officiellement par le ministère comme prestataire chèque-service accueil et remplisse à ce titre les critères de qualité légaux. Un point qui devrait précisément encore faire l'objet de discussions.

...Mais le temps d'attente est tout aussi long

Comme pour les autochtones, les places dans les structures d'accueil pour jeunes enfants sont une denrée rare. A Esch-sur-Alzette, Maria Castrovinci, gérante d'une crèche, s'occupe actuellement de trois enfants de travailleurs frontaliers. Mais il faut se lever tôt pour trouver une place dans sa crèche.

«Notre structure dispose de 57 places qui sont toutes occupées jusqu'en octobre 2017. Celui qui veut une place est inscrit sur liste d'attente», pose la directrice de la crèche  "Coccinella".

Le temps d'attente pour qu'une place se libère explique sans doute pourquoi des milliers de frontaliers ne se sont pas rués au guichet de la Caisse pour l'avenir des enfants. 

De nouvelles demandes de chèques-services pourraient toutefois affluer dans les mois à venir. A partir du moment où des crèches de la Grande Région obtiendront  l'agrément du ministère luxembourgeois pour pouvoir encaisser les chèques-services. Une demande concrète est déjà parvenue au ministère.




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