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Frank Engel assure «ne rien avoir à se reprocher»
Luxembourg 2 min. 17.03.2021 Cet article est archivé

Frank Engel assure «ne rien avoir à se reprocher»

S'il reconnaît un manque de transparence, Frank Engel assure «ne pas avoir agi de manière illégale».

Frank Engel assure «ne rien avoir à se reprocher»

S'il reconnaît un manque de transparence, Frank Engel assure «ne pas avoir agi de manière illégale».
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 2 min. 17.03.2021 Cet article est archivé

Frank Engel assure «ne rien avoir à se reprocher»

Suspecté d'abus de biens sociaux, le président du CSV s'est défendu, mercredi, de toutes les accusations qui pèsent contre lui. Et estime que le contrat qu'il a signé avec l'asbl «CSV Frëndeskrees» n'a rien d'illégal.

(Jmh avec Michèle Gantenbein) - Alors que le comité central du CSV doit se réunir ce mercredi pour statuer sur le sort du président du principal parti d'opposition, Frank Engel contre-attaque. Au lendemain de l'annonce d'un signalement pour abus de biens sociaux, ce dernier assure à nos confrères du Luxemburger Wort «ne rien avoir à se reprocher». Pour sa défense, il indique non seulement que le contrat conclu avec l'asbl «CSV Frëndeskrees» n'est pas contraire à la loi, mais également que cette dernière n'existe que sur le papier.


Politik, Interview Frank Engel, Foto: Lex Kleren/Luxemburger Wort
Frank Engel au cœur d'un nouveau scandale
L'actuel président du CSV, candidat à sa propre succession lors du congrès des chrétiens-sociaux le 24 avril prochain, est accusé d'abus de biens sociaux pour avoir perçu 40.000 euros sans contrepartie.

Fondée dans les années 1980, l'association qui gère les biens immobiliers du parti n'aurait, selon lui, pas tenu d'assemblée générale au cours de ces dernières années. S'il confirme que sa mission auprès de l'association consistait à transformer l'asbl en fondation et à trouver des donateurs, Frank Engel précise qu'il était convenu entre les deux parties qu'il rembourserait les quelque 40.000 euros perçus s'il n'y parvenait pas. Une clause confirmée auprès de nos confrères par une source proche du dossier qui indique que le contrat signé courait entre juin et décembre 2020 et que ce dernier a été signé par le trésorier de l'asbl, André Martins, et l'ancien secrétaire général du parti, Félix Eischen (CSV).

Selon Frank Engel, la réunion du 8 mars des membres du «CSV Frëndeskrees» se serait faite sous la pression des membres de la fraction CSV «alors que je ne me souviens pas qu'ils s'y soient jamais intéressés par le passé». Une réunion au cours de laquelle un vif échange a eu lieu, selon une source bien informée, citée par le Luxemburger Wort. S'il maintient «ne pas avoir agi de manière illégale», le président du CSV admet que cette situation aurait pu être évitée s'il avait ouvertement évoqué ce contrat lors de sa signature. «Pourtant, personne ne peut m'obliger à convoquer une conférence de presse dans un climat de défiance pour évoquer un contrat de travail de droit privé», estime-t-il.


Politik, Interview Frank Engel, Foto: Lex Kleren/Luxemburger Wort
Frank Engel prêt à repartir pour un tour
Chahuté, contesté mais... volontaire à garder la tête du CSV pour deux années de plus, l'actuel président du parti chrétien-social a rédigé 20 pages d'un programme de campagne.

Dénoncé auprès du procureur par plusieurs membres de la fraction pour faux et usage de faux et abus de biens sociaux, Frank Engel se trouve clairement affaibli. Mercredi matin, Martine Hansen, cheffe de file CSV à la Chambre, assurait que cette affaire nécessitait «une clarification et de la transparence». Reste désormais à savoir si le ministère public lancera une enquête sur les faits portés à sa connaissance.

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