Changer d'édition

L'Etat aussi apprécie le 13ème mois
Luxembourg 2 min. 14.09.2021
Fiscalité

L'Etat aussi apprécie le 13ème mois

Chaque mois le budget du pays géré par Pierre Gramegna sait pouvoir compter sur 346 millions d'euros de recettes fiscales liées à l'imposition des revenus du travail.
Fiscalité

L'Etat aussi apprécie le 13ème mois

Chaque mois le budget du pays géré par Pierre Gramegna sait pouvoir compter sur 346 millions d'euros de recettes fiscales liées à l'imposition des revenus du travail.
Photo : Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 14.09.2021
Fiscalité

L'Etat aussi apprécie le 13ème mois

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
La fiscalité sur le revenu s'appliquant aussi sur cette prime, ce bonus de fin d'année rapporte aux caisses publiques luxembourgeoises. De l'ordre de 290 millions d'euros, estime Pierre Gramegna.

Qu'on se le dise : le 13ème mois n'est ni plus ni moins taxé par l'Etat que les autres salaires. Et si le ministre des Finances luxembourgeois tient à le rappeler c'est que cette ''surfiscalité'' relève encore du mythe pour bien des salariés du pays. D'où, ce mardi, cette précision de Pierre Gramegna (DP) soulignant que ce bonus est intégré à la somme des revenus de l'année qui, elle, se voit soumise à l'impôt.


L'Etat invité à ne plus taxer les primes
Une pétition publique demandant la fin des impôts sur le 13e mois (et autres bonus) a obtenu suffisamment de soutiens pour qu'un débat public ait lieu à la Chambre des députés sur le sujet.

Mais l'argentier du gouvernement devrait avoir bientôt la possibilité de réexpliquer cela à l'occasion d'un débat public à la Chambre. Débat motivé par le succès rencontré par une pétition publique réclamant l'arrêt de toute imposition sur le 13ème mois, les bonus et les primes qu'un employeur peut choisir d'accorder à l'un ou la totalité de ses employés. 

Difficile alors, du fait de la globalisation des revenus, de déterminer quel montant d'impôt est prélevé sur les sommes perçues au titre du 13ème mois. Le ministre des Finances s'est tout de même risqué à l'exercice, dans une réponse parlementaire adressée à la députée Françoise Hetto-Gaasch (CSV). Avec un calcul approximatif, Pierre Gramegna estime toutefois que la fiscalité sur cette seule rémunération a permis à l'Etat d'engranger de l'ordre de 298 millions d'euros au titre des salaires versés en 2020. Le montant approchait les 243 millions d'euros pour ceux de 2019.


«L'impôt covid ne figure pas à l'ordre du jour»
N'en déplaise à Dan Kersch et aux socialistes qui défendent l'idée, mais le Premier ministre ne veut pas entendre parler d'une taxe sur les entreprises ayant tiré leur épingle du jeu durant la crise sanitaire.

Une belle somme qui, toutefois, est bien moindre que la moyenne de l'impôt sur le revenu du travail collecté par l'Etat chaque mois. Cette fois, le chiffre tourne plus autour de 346 millions de recettes fiscales mensuelles.

Le ministre ne se risque toutefois pas à donner une valeur réelle du poids du 13ème mois pour le budget des ménages résidents ou frontaliers. Par contre une certitude, l'Etat luxembourgeois en tant qu'employeur verse également ce type de gratification exceptionnelle. De quoi rapporter en impôt 60 millions d'euros sur les traitements 2019 et 65 millions pour l'année 2020.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Plusieurs établissements financiers continuent d'enregistrer 14% de leurs bénéfices dans des territoires à l'imposition favorable, calcule ce lundi l'Observatoire européen de la fiscalité. Et ce malgré les scandales pointant du doigt les multinationales pour les mêmes raisons.
N'en déplaise à Dan Kersch et aux socialistes qui défendent l'idée, mais le Premier ministre ne veut pas entendre parler d'une taxe sur les entreprises ayant tiré leur épingle du jeu durant la crise sanitaire.
Si l'année parlementaire qui s'achève a été principalement marquée par la crise sanitaire et ses conséquences, les socialistes entendent que les deux années restant avant la fin de la législature mettent l'accent sur la redistribution des richesses.
IPO , Bilanzpressekonferenz LSAP-Fraktion Chamber , Georges Engel , Foto:Guy Jallay/Luxemburger Wort
Plus question pour le gouvernement d'engager le toilettage des impôts. Le projet annoncé dans l'accord de coalition se voit repoussé à 2023 en raison de l'impact de la crise covid, vient d'indiquer le ministre des Finances.
Politik, Chambre des Députés - Débat Budget, Pierre Gramegna. Foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
Les ministres des Finances, de l'Economie et des Classes moyennes ont présenté, mercredi soir, leur plan pour aider les entreprises du pays à passer la crise. Soit 8,8 milliards d'euros répartis entre dépenses d'urgence, report de paiement et aides au crédit.