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Face au silence de Bettel, la CGFP lance un ultimatum
Luxembourg 2 min. 17.12.2020

Face au silence de Bettel, la CGFP lance un ultimatum

Pour la CGFP présidée par Romain Wolff, la politique du gouvernement «risque de provoquer des troubles en pleine pandémie dans la fonction publique».

Face au silence de Bettel, la CGFP lance un ultimatum

Pour la CGFP présidée par Romain Wolff, la politique du gouvernement «risque de provoquer des troubles en pleine pandémie dans la fonction publique».
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 17.12.2020

Face au silence de Bettel, la CGFP lance un ultimatum

Craignant une privatisation du secteur public, la confédération représentant les fonctionnaires brandit la menace d'engager une procédure de conciliation. Le gouvernement aurait donc «jusqu'au 23 décembre» pour entamer le dialogue.

(Jmh) - Face au silence du Premier ministre, la CGFP hausse le ton. Deux semaines après avoir demandé une entrevue urgente avec Xavier Bettel (DP) sur la volonté du gouvernement de recruter des responsables de la fonction publique issus des rangs du privé, la puissante confédération des fonctionnaires pose un ultimatum. 


Politik, Tripartite, Chateau de Senningen, Romain Wolff, foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
Le péril de la privatisation menace, selon la CGFP
La Confédération générale de la fonction publique demande une entrevue, au plus vite, avec Xavier Bettel. Le principal syndicat veut s'entretenir des atteintes portées ces derniers temps au service public.

«Si le gouvernement ne donne aucun signe sur cette question essentielle d'ici au 23 décembre, la CGFP engagera la procédure de conciliation déjà annoncée», précise l'organe dans un communiqué publié mercredi. Autrement dit, la menace d'un appel à la grève au sein de l'ensemble de la fonction publique. 

Estimant que la coalition gouvernementale «se réfugie depuis des mois dans des excuses peu convaincantes» et «évite le dialogue», la CGFP estime que l'exécutif cherche à «orienter le service public vers des critères purement axés sur le profit». Référence à des projets de loi déposés ces dernières semaines concernant notamment la nomination du futur commissaire du gouvernement au ministère des Sports et des attributions de fonction au sein de deux administrations du ministère de l'Education (Script et IFEN).

Et la CGFP de ne pas hésiter à défier l'exécutif en indiquant que «les prochains jours montreront si le gouvernement est prêt à céder ou non». En cas de maintien de la position actuelle, l'organisation qui revendique «plus de 30.000 membres» assure que le gouvernement s'expose à «des troubles en pleine pandémie», au risque de mettre «délibérément en danger la paix sociale». 

Contacté jeudi, le ministère d'Etat indique que «le ministre de la Fonction publique a réalisé quelques propositions qui devaient être analysées ce jeudi mais cela a dû être repoussé en raison de l'auto-quarantaine du Premier ministre». Une prise de contact avec la CGFP devrait tout de même être réalisée «prochainement».

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Politik, DP, Partei, Schulministerium,  Claude Meisch, Covid 19 und Schul und Bildungsministerium, Sicherheitsbestimmungen,  Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort