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L'UE raille des accusations «réchauffées» contre Juncker
Luxembourg 3 min. 04.01.2017 Cet article est archivé
Evasion fiscale

L'UE raille des accusations «réchauffées» contre Juncker

Evasion fiscale

L'UE raille des accusations «réchauffées» contre Juncker

AFP
Luxembourg 3 min. 04.01.2017 Cet article est archivé
Evasion fiscale

L'UE raille des accusations «réchauffées» contre Juncker

La Commission européenne a qualifié mardi de «réchauffées» les accusations du quotidien britannique The Guardian contre son président Jean-Claude Juncker, selon lesquelles il aurait entravé la lutte de l'UE contre l'évasion fiscale quand il était Premier ministre du Luxembourg (1995-2013).

(AFP) - La Commission européenne a qualifié mardi de «réchauffées» les accusations du quotidien britannique The Guardian contre son président Jean-Claude Juncker, selon lesquelles il aurait entravé la lutte de l'UE contre l'évasion fiscale quand il était Premier ministre du Luxembourg (1995-2013).

«Pendant les vacances de Noël (...) période traditionnellement faible en actualité, des gens ont tendance à réchauffer leur soupe froide», a ironisé lors de la conférence de presse quotidienne le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas.

«Ils ont tendance à ignorer l'intensité et le succès de notre travail sous la Commission Juncker pour lutter contre l'évasion fiscale», a-t-il ajouté, estimant que le président de la Commission, déjà ébranlé dans le passé par le scandale «LuxLeaks», avait toujours été «totalement transparent sur ces questions».

Le Guardian affirme dans un article paru dimanche qu'en tant que Premier ministre du Luxembourg, M. Juncker a «passé des années» à «bloquer secrètement les efforts de l'UE pour lutter contre l'évasion fiscale des multinationales».

Le quotidien s'appuie sur des «câbles diplomatiques allemands» partagés par la radio régionale allemande NDR avec le consortium international de journalistes d'investigation (ICIJ).

Ces documents --non publiés-- relatent les travaux du Groupe «Code de conduite (fiscalité des entreprises)», créé en 1998 par les Etats membres afin de faciliter leur collaboration en la matière.

Selon le journal, quelques-uns des «plus petits membres de l'UE, fréquemment emmenés par le Luxembourg», ont «régulièrement retardé, dilué ou fait dérailler» les efforts de ce groupe contre l'évasion fiscale.

En novembre 2014, le scandale «LuxLeaks» avait déjà terni l'entrée en fonction de Jean-Claude Juncker comme président de la Commission.

Les documents divulgués avaient mis en lumière un système d'évasion fiscale à grande échelle et particulièrement le rôle joué par le Luxembourg, à une époque où M. Juncker était à la fois Premier ministre et ministre des Finances.

«Je ne suis pas l'architecte» du système, «mais je suis politiquement responsable», avait concédé l'intéressé, qui avait dû s'expliquer devant le Parlement européen.

«Vous, ici, avez été témoins de cette lutte active et sans précédent contre l'évasion fiscale sous cette Commission», a lancé mardi le porte-parole de la Commission aux journalistes, citant la commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager, qui a sommé fin août l'Irlande de récupérer auprès d'Apple 13 milliards d'euros d'avantages fiscaux indus.

Il a aussi évoqué le commissaire à la Fiscalité, Pierre Moscovici, dont l'une des propositions est entrée en vigueur le 1er janvier: les États membres sont désormais tenus d'échanger automatiquement «des informations» sur les décisions fiscales transfrontalières (ou rescrits fiscaux) délivrées par leurs soins aux multinationales, qui seront intégrées dans une base de données centrale.

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