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Et maintenant la grippe aviaire plane
Luxembourg 08.11.2020 Cet article est archivé

Et maintenant la grippe aviaire plane

Le ministère de l'Agriculture estime à 132.000 têtes la production de volailles au Luxembourg.

Et maintenant la grippe aviaire plane

Le ministère de l'Agriculture estime à 132.000 têtes la production de volailles au Luxembourg.
Photo : Reuters
Luxembourg 08.11.2020 Cet article est archivé

Et maintenant la grippe aviaire plane

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Tandis que les hommes se préoccupent de leur santé en raison du covid, les éleveurs de volaille craignent pour leurs volailles. En effet, le virus H5N8 a été détecté en Europe et il peut être fatal aux animaux à plumes.

Il a suffi de deux cygnes aux Pays-Bas pour faire trembler les poulaillers de toute l'Europe. En effet, les deux volatiles en question ont été dépistés comme porteurs de l'influenza «hautement pathogène H5N8». Autrement dit la grippe aviaire, surnommée «l'Ebola du poulet». C'est dire si le risque de contagion est pris très au sérieux par les autorités sanitaires qui savent que l'infection, particulièrement contagieuse, peut décimer un élevage en 48 heures.

Au Grand-Duché, le ministre de l'Agriculture n'a pas placé les élevages du pays en alerte. Mesure adoptée par ses voisins belges, allemands et français pourtant. Mais Romain Schneider (LSAP) concède «observer étroitement l'évolution» de cette autre épidémie, «sachant qu'aucun cas n'a été détecté au Luxembourg» ni sur des oiseaux sauvages, ni sur des bêtes dans des élevages.


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La biodiversité du pays jugée «préoccupante»
L'Observatoire de l'environnement naturel a dressé, mercredi, le bilan de l'état des habitats et espèces au Grand-Duché. Et ceux-ci seraient particulièrement menacés. L'organisme lance donc un appel au gouvernement pour agir au plus vite.

Mais l'affaire n'est pas prise à la légère au Grand-Duché. En effet, le pays compte 375 exploitations agricoles détenant de la volaille, dont 69 exploitations élèvent plus de 50 bêtes pour leur chair, leurs œufs, leurs plumes (oies, poules, canards et autres pintades par exemple). Et il n'est pas question de voir ce cheptel attraper ce virus foudroyant. En effet, explique la direction vétérinaire «lors de la détection d’un cas de grippe aviaire dans une exploitation, la totalité des animaux de cette dernière doivent être mis à mort et éliminés». 

Cela a été le cas, en début de semaine, aux Pays-Bas où plus de 35.000 animaux ont dû être tués pour éviter de propager à leur tour la maladie. «La prévention consiste dans le respect strict des mesures de biosécurité», indique le ministère de la Santé luxembourgeois qui ne cesse d'inspecter le ciel. C'est en effet notamment via les oiseaux migratoires que la grippe aviaire passe les frontières.

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