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Education, infrastructures, Europe: le CSV déroule la suite du programme

Education, infrastructures, Europe: le CSV déroule la suite du programme

Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 13.08.2018

Education, infrastructures, Europe: le CSV déroule la suite du programme

Après avoir dévoilé trois points de son programme électoral au mois de juillet, le CSV poursuit avec son projet pour l’éducation, les infrastructures et l’Europe.

Lundi matin, les candidats CSV Martine Hansen, Claude Wiseler, et le président du parti, Marc Spautz, ont évoqué trois nouveaux points du programme électoral chrétien-social pour les élections législatives du 14 octobre prochain.

S'attaquer aux inégalités sociales dans l'éducation

En politique éducative, les chrétiens-sociaux veulent institutionnaliser les échanges avec les partenaires scolaires. Le parti veut renforcer le luxembourgeois comme langue d'intégration à l'école primaire, développer l'enseignement de l'anglais en 7e et fournir aux élèves dans les écoles secondaires une plus grande liberté de choix dans l'enseignement des langues.


Claude Wiseler, chef de fraction du CSV et tête de liste aux élections législatives d'octobre 2018 (à droite) et Marc Spautz, président du parti chrétien-social, ont un plan pour le Luxembourg.
Le CSV a «un plan pour le Luxembourg»
Le CSV dévoile le contenu de son programme électoral par tranches. Pour qu'il n'y en ait pas trop à la fois. Le premier volet concerne la justice, l'innovation et l'efficience.

De plus, pour lutter contre les inégalités sociales, les élèves auront droit à une aide gratuite aux devoirs et les moyens des écoles situées dans des régions structurellement faibles seront spécifiquement renforcés.

Autre objectif de la politique scolaire défendue par le CSV: le renforcement de l'éducation aux médias à partir de l'école primaire. En règle générale, selon Martine Hansen, il y a du pain sur la planche en matière d'éducation. 

Soulager le trafic à Luxembourg

Le candidat tête de liste, Claude Wiseler, veut soulager le trafic au coeur de la ville de Luxembourg. Un axe nord-sud doit être créé et les navetteurs doivent avoir la possibilité d'utiliser des moyens de transport qui ne mènent pas nécessairement dans toute la capitale.

Le CSV veut introduire le tram dans les communes de Niederanven, Sandweiler et Contern, à long terme, et établir une connexion avec Esch. En outre, la Nordstad devrait elle aussi être renforcée en matière d’infrastructures.

L'ancien ministre des Transports et des Infrastructures plaide également pour que chaque projet routier prévoie des pistes cyclables. Il est également ouvert à la construction d'une route dédiée aux vélos entre la ville de Luxembourg et Esch. 

Renforcer le rôle du Luxembourg dans l'UE

Le président du parti, Marc Spautz, a regretté que les principaux politiciens luxembourgeois en Europe n’aient pas toujours parlé d’une seule voix au cours de la législature actuelle.

Le CSV insiste également, en cas de victoire électorale, sur l’adoption d’une législation européenne commune dans les politiques d’asile et d’immigration.

Marc Spautz souhaite ainsi que l'accord de Dublin soit réformé et envisage également une loi européenne sur l'immigration: "Les gens ont besoin d'un cadre juridique pour entrer en Europe", a-t-il dit.

Il a souligné qu'au niveau européen, la famille politique du CSV, le Parti populaire européen, devra discuter sérieusement, lors de son prochain congrès, de l'exclusion du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, dont les valeurs ne correspondent pas à celles des chrétiens-sociaux.

Si le CSV dirige les affaires du gouvernement après les élections, ses élus travailleront aussi pour s'assurer que les pays européens - l'UE ainsi que les pays de l'espace Schengen - coopèrent plus étroitement sur les questions de sécurité telles que la lutte contre le terrorisme et la cyber-sécurité.

Le 10 septembre, les chrétiens-sociaux présenteront la troisième et dernière partie de leur programme électoral.

Jonathan Ponchon (trad. ChB)


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