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Economiser l'eau, une habitude qui reste d'actualité
Luxembourg 2 min. 24.06.2020 Cet article est archivé

Economiser l'eau, une habitude qui reste d'actualité

Le premier épisode de vague de chaleur devrait durer jusqu'à vendredi.

Economiser l'eau, une habitude qui reste d'actualité

Le premier épisode de vague de chaleur devrait durer jusqu'à vendredi.
Photo : Guy Wolff
Luxembourg 2 min. 24.06.2020 Cet article est archivé

Economiser l'eau, une habitude qui reste d'actualité

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
La première vague de chaleur estivale met déjà en alerte le ministère de l'Environnement. Chacun est ainsi invité à ne pas abuser de la ressource en eau dont un hiver sec n'a pas aidé à la reformation des stocks.

31°C attendus pour vendredi par Meteolux, pas de doute la chaleur a choisi de s'inviter sur le Grand-Duché pour cette première semaine de l'été. Et si les amateurs de bronzage apprécieront, l'Administration de la gestion de l'eau voit d'un mauvais œil la venue de ce chaud soleil. C'est que lacs, rivières et nappes phréatiques sont loin d'être à leur plus haut niveau après les déficits des précipitations enregistrés pour les premiers six mois de 2020, ainsi que pendant les précédentes périodes hivernales. Aussi, le ministère de l’Environnement demande déjà à la population de veiller à un «bon usage de l’eau du robinet, ainsi que les prélèvements d’eau de surface».


Quelqu'un a demandé de la pluie? Oui!
Les nappes souterraines sont juste dans la normale saisonnière, les agriculteurs craignent une sécheresse, aussi les trois jours d'averses annoncés vont-ils rassurer certains habitants.

Si les services de Carole Dieschbourg (Déi Gréng) interviennent si précocement dans la saison, c'est pour «éviter une pénurie qui engendrerait la mise en place de restrictions obligatoires» dans l'usage de l'eau potable. D'où une première liste de recommandations demandant d'éviter aussi bien  le remplissage de piscines privées et piscines hors sol (gonflables par exemple), le lavage de véhicules (sauf dans les stations de lavage professionnelles ), le fonctionnement de fontaines (sauf modèles en circuit fermé) ou l'arrosage des pelouses.

Une pollution moins diluée

Pour ce qui est des rivières et ruisseaux, l'Administration de la gestion de l'eau a déjà enregistré de nombreux points d'étiage. Ainsi, en cette fin juin, certains cours d'eau ont atteint des «minima critiques pour faune et flore aquatiques». En effet, ce ne sont pas seulement les plantes qui manquent d’eau, mais bien tous les animaux comme la végétation. En plus, les débits en baisse favorisent la concentration des charges polluantes dans l’eau. Ce qui, là non plus, ne favorise pas le développement des organismes.

Aussi, le ministère de l’Environnement invite à ne pas prélever de l’eau dans les eaux de surface. Les seules exceptions devront avoir été validées par les autorités administratives. On reste certes loin des risques de canicule comme l'été dernier, mais mieux vaut prévenir. 

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Ces cinq dernières années, l'Administration de la gestion de l'eau aura eu connaissance de 441 cas de pollution de cours d'eau. Et rien qu'en 2019, plus de la moitié des auteurs de ces dégradations auront pu être identifiés et donc payé pour la réparation des dégâts environnementaux.
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