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Du fil et une aiguille pour parer au virus
Luxembourg 1 3 min. 09.04.2020 Cet article est archivé

Du fil et une aiguille pour parer au virus

La semaine prochaine, la Bitzequipe confectionnera des masques chirurgicaux.

Du fil et une aiguille pour parer au virus

La semaine prochaine, la Bitzequipe confectionnera des masques chirurgicaux.
Photo: AFP
Luxembourg 1 3 min. 09.04.2020 Cet article est archivé

Du fil et une aiguille pour parer au virus

Anne-Sophie DE NANTEUIL
Anne-Sophie DE NANTEUIL
Des bénévoles ont répondu à l’appel d’une ancienne malade du covid-19 et confectionnent depuis des charlottes, des masques. Une protection destinée aux personnels soignants luxembourgeois.

Une machine à coudre et de la bonne volonté, il n’en faut pas plus à ces femmes. Retraitées, actives ou encore au chômage partiel, le seul point commun de ces bénévoles est l’envie d’«aider le personnel sur le terrain» en confectionnant des charlottes. Une initiative née d’une conversation entre Bernadette Reuter, parmi les premières patientes atteintes du covid-19 au Luxembourg, et Eva Ferranti qui possède un atelier de couture à Bascharage.  


Lokales, Corona-Virus, Stéphanie Damm-Krauss näht Stoffmasken mit ihrer Tochter Charlie, Foto: Guy Wolff/Luxemburger Wort
Tout savoir sur les masques «faits maison»
Le port du masque est un «geste de barrière additionnel» pour combattre la propagation du coronavirus. Y compris pour les gens en bonne santé. Comment en fabriquer un soi-même ? Quand le porter ? Faut-il le laver ? Réponses.

Désormais guérie, l’experte-comptable de profession a en effet exprimé le besoin, à son tour, «de se rendre utile» pour toutes celles et ceux «qui risquent chaque jour leur vie pour venir en aide». Pour mettre en œuvre son projet, Bernadette Reuter s’est donc tournée vers l’Union luxembourgeoise du Soropitimist International, une association apolitique dont elle est membre et qui compte une dizaine de clubs à travers le pays. Une idée qui a rapidement séduit.  

«J’étais tout de suite convaincue», affirme ainsi Marianne Gillen, à la tête du de l'un de ces clubs et qui s’est fait le relais de l’initiative, avec l’aide de Christiane Sadler, présidente de l’Union du Soropitimist au Grand-Duché. Un appel a alors été lancé à tous les membres de l'organisation, mais aussi aux amies et à l’entourage. De fil en aiguille, le mot est passé : «L’information a vite fait le tour», explique-t-elle.  

2.500 à 3.000 charlottes attendues

En quelques jours seulement, 45 femmes ont donc répondu à l’appel. «Un élan de solidarité incroyable», s’enthousiasme Bernadette Reuter, heureuse de constater la motivation des bénévoles. En milieu de semaine, chacune de ces femmes a reçu un kit préparé par l’Atelier d’Eva Ferranti, comprenant du tissu en Tyvek – un matériau synthétique utilisé notamment pour les emballages stériles et vêtements de protection – déjà découpé, de l'élastique et une bobine de fil à coudre. Ne restait plus qu'à en faire des charlottes pour personnels soignants.

Pendant une semaine, ces bénévoles vont ainsi confectionner des protections pour les cheveux. Professionnelles pour certaines, amatrices pour d’autres, ces couturières s’échangent déjà «des trucs et astuces» par email. Mercredi, Bernadette Reuter a déjà pu récupérer environ à 3.000 charlottes, toutes à distribuer au personnel soignant. 

La semaine prochaine, la «Bitzequipe» s'attellera à la confection de masques chirurgicaux, dès la réception du tissu spécifique, pour le moment bloqué en Allemagne. Avec peut-être de nouvelles petites mains... 

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A Bascharage, l'atelier Eva Ferranti a décidé de mettre son savoir-faire au profit des personnels hospitaliers. Depuis mi-mars, ces couturières confectionnent blouses, pantalons ou tenues en Tykek qui manquent tant aux soignants.