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Dieschbourg apporte de l'eau au moulin de Fage
Luxembourg 2 min. 09.10.2019

Dieschbourg apporte de l'eau au moulin de Fage

Carole Dieschbourg affirme que la mise en service d'une nouvelle usine de traitement en 2021 à Eschdorf garantira l'approvisionnement de la future usine Fage à Bettembourg sans engendrer de surcoût

Dieschbourg apporte de l'eau au moulin de Fage

Carole Dieschbourg affirme que la mise en service d'une nouvelle usine de traitement en 2021 à Eschdorf garantira l'approvisionnement de la future usine Fage à Bettembourg sans engendrer de surcoût
Photo: Guy Wolff
Luxembourg 2 min. 09.10.2019

Dieschbourg apporte de l'eau au moulin de Fage

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Pour la ministre de l'Environnement, la future usine de yaourts grecs à Bettembourg sera alimentée en eau via une usine de traitement et une station d'épuration. Un ensemble qui entrera en service en 2021.

Annoncée en juillet 2016, l'installation d'une usine Fage au sein de la zone industrielle Wolser à Bettembourg connaît une nouvelle avancée. Source de multiples dissensions politiques, le projet a reçu l'aval officiel de Carole Dieschbourg (Déi Gréng) sur le volet lié à la consommation en eau.

Alors que Josée Lorsché (Déi Gréng), chef de fraction et première échevine de Bettembourg, s'est toujours opposée à cette implantation en raison de doutes sur son impact environnemental, la ministre de l'Environnement annonce dans une réponse parlementaire qu'une nouvelle usine de traitement à Eschdorf garantira, «dès 2021», les 2.000 m3 d'eau quotidiens nécessaires au bon fonctionnement de la future entreprise de yaourts grecs. 


L'impact écologique de Fage inquiète toujours autant
Les grandes quantités d'eau que l'usine utilisera pour produire ses yaourts grecs mais aussi les rejets dans l'Alzette poussent Josée Lorsché (Déi Gréng) à s'opposer au projet. D'autant que l'eau potable viendra à manquer dans dix ans.

Sans pour autant livrer la moindre information sur l'avancée actuelle du projet, tant sur le plan des autorisations que des tests environnementaux, Carole Dieschbourg estime que «le syndicat des eaux du Sud (SEBES) sera en mesure d'augmenter les quantités d'eaux distribuées et de fournir de l'eau à ce nouveau gros client».

Consciente d'un possible impact de ce nouvel arrivant sur la facture en eau, la ministre Déi Gréng reconnaît que «si la capacité réservée des différentes communes membres du SEBES est dépassée, les communes concernées devront payer une taxe pour chaque m3 d'eau en surplus», en l'espèce la commune de Bettembourg.

Une centaine d'emplois créés pour un budget de 155 millions d'euros

Balayant les craintes avancées par les responsables politiques de Bettembourg sur un plausible rejet des eaux usées dans l'Alzette, Carole Dieschbourg ajoute qu'«une surface de 1,3 hectare adjacente à l'usine est prévue pour l'installation d'une station d'épuration idoine».

La ministre rappelle que l'installation de la multinationale grecque, créera, «dans une première phase, une centaine d'emplois, pour un budget d'investissement de 155 millions d'euros.» La production annuelle «d'environ 40.000 tonnes» de yaourt grec «doublera tout comme l'emploi», si tout se passe bien, «dans une seconde phase, moyennant un investissement supplémentaire de 63 millions d'euros.» Pour rappel, le site devait initialement entrer en production en 2018.


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