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Devant l'ambassade de France à Luxembourg: «Un moment de grande émotion et de grande solidarité»
Luxembourg 1 2 min. 16.11.2015 Cet article est archivé

Devant l'ambassade de France à Luxembourg: «Un moment de grande émotion et de grande solidarité»

Luxembourg 1 2 min. 16.11.2015 Cet article est archivé

Devant l'ambassade de France à Luxembourg: «Un moment de grande émotion et de grande solidarité»

Des pensées en forme de pétales, des messages, des larmes et une très longue minute de silence. Plusieurs centaines de personnes sont venues exprimer leur solidarité au peuple français après les attentats de Paris, ce lundi devant l'ambassade de France. Témoignages.

Par Maurice Fick

Des pensées en forme de pétales, des messages, des larmes et une très longue minute de silence.  Plusieurs centaines de personnes sont venues exprimer leur solidarité au peuple français après les attentats de Paris, ce lundi devant l'ambassade de France à Luxembourg. Témoignages.

«Nous étions tous en moment de grande solidarité et de grande émotion». D'une courte phrase et avec la gorge encore serrée par ce qu'il vient tout juste de vivre, Guy Yelda,  l'ambassadeur de France au Luxembourg, résume le sentiment général vécu du premier au dernier rang, par les centaines de personnes qui ont fait le déplacement jusqu'au 8, boulevard Joseph II. En première ligne, le couple grand-ducal, le Premier ministre et une grande partie du gouvernement, le président de la Chambre des députés et la bourgmestre de Luxembourg.

Le plus bouleversant, au-delà de la présence massive de citoyens de tous horizons devant le drapeau en berne dans la cour de l'ambassade, restera ce très long moment de silence et de recueillement. Pas loin d'un quart d'heure de silence complet sur un boulevard fermé à la circulation et sécurisé. Un long instant suspendu.

«On n'est pas différents, on est les mêmes»

Marcelline, habitant à Luxembourg-Ville, est venue «pour soutenir les familles, toutes les familles, en pensée. C'est un massacre incroyable. Et ça peut toucher tout le monde. Moi, vous, tout le monde».

A ses côtés, Vrony, est là «pour rendre hommage aux victimes et faire part de notre compassion aux nombreuses personnes blessées, de nombreuses personnes sont blessées très gravement. C'est absolument catastrophique.»

Epouse de diplomate, Anne a vécu dans «tellement de pays différents» au cours de sa vie, et là, devant le parterre de témoignages de soutien en forme de fleurs ou d'une bougie allumée, elle nous livre sa réflexion profonde: «En fait on n'est pas différents, on est les mêmes». Raison pour laquelle elle «a du mal à accepter que des gens pensent qu'il y a tellement de différences entre nous. Je suis venue montrer que non.»

Tenant, intrépide, une feuille avec le symbole de la paix combiné à la Tour Eiffel à bout de bras, Christel est «en colère». Elle est d'avis que «nous ne devrions pas rester dans nos maisons quand quelque chose comme ça arrive. Nous devons sortir dans la rue et chacun doit montrer à quel point il est touché. Le dire et surtout ne pas le taire». Son message est clair: «Nous ne tolèrerons pas que quelque chose comme ça se produise à nouveau.»