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Des pistes pour rendre l'enseignement attractif
Luxembourg 3 min. 07.07.2021 Cet article est archivé
Débat à la Chambre

Des pistes pour rendre l'enseignement attractif

Avec le recrutement de plus de 400 chargés de cours ces quatre dernières années dans le secondaire, les effectifs de l'enseignement ont augmenté de 15,6% depuis 2017.
Débat à la Chambre

Des pistes pour rendre l'enseignement attractif

Avec le recrutement de plus de 400 chargés de cours ces quatre dernières années dans le secondaire, les effectifs de l'enseignement ont augmenté de 15,6% depuis 2017.
Photo: Guy Wolff
Luxembourg 3 min. 07.07.2021 Cet article est archivé
Débat à la Chambre

Des pistes pour rendre l'enseignement attractif

Pour faire face à la pénurie d'enseignants, en particulier dans le fondamental, les députés ont soumis diverses propositions au ministère de l'Education mardi. Parmi elles, un accès élargi aux formations de l'Uni.

(m.d. avec Michèle Gantenbein) A quelques jours des vacances d'été, les députés et le ministre de l'Education nationale, Claude Meisch (DP), se sont à nouveau penchés sur une épineuse question: le manque d'enseignants dans le fondamental. Ainsi, malgré le recrutement de plus de 400 chargés de cours ces quatre dernières années dans le secondaire, les titulaires en poste manquent. Et cela malgré des effectifs qui ont tout de même augmenté de 15,6% depuis 2017.


Politik - Interview Claude Meisch - Bildungsminister - DP- Foto: Pierre Matgé/Luxemburger Wort
Le besoin en enseignants persiste
Des petits écoliers aux étudiants de l'Uni, la responsabilité du ministre de l'Éducation nationale porte sur 150.000 élèves. Mais une des préoccupations de Claude Meisch (DP) reste le recrutement de nouveaux instituteurs et professeurs.

Mardi à la Chambre, les députés ont donc soumis à Claude Meisch de nouvelles pistes de réflexion. La cheffe de fraction CSV, Martine Hansen, a ainsi proposé une série de mesures permettant d'alléger la charge de travail des enseignants. «Moins de travail administratif», l'intervention «plus rapide» d'experts pour les enfants ayant des problèmes d'apprentissage ou de comportement, ou encore «un soutien à 100 % des directions», pourraient selon la députée CSV rendre la profession plus attractive.

Un principe partagé par Francine Closener (LSAP) qui voit dans «la réduction de la bureaucratie» et «la mise à disposition de soutiens supplémentaires», un moyen de soulager les professionnels de l'éducation. Josée Lorsché (Déi Gréng), de son côté, a évoqué la mise en place de «professeurs assistants», comme en Allemagne. Ceux-ci seconderaient les instituteurs dans certaines activités, «sans remettre en cause le rôle de l'enseignant principal». 

Pour le DP, Gilles Baum a pour sa part notifié que «de gros efforts» avaient été faits pour maintenir l'attractivité du métier, comme la réduction des échelons, ou l'élargissement du recrutement au sein des centres de formation des directeurs. A ses yeux, la pénurie de professeurs et d'instituteurs vient du fait que «de nombreux enseignants profitent de la possibilité de travailler à temps partiel». Or, «si deux enseignants travaillent à mi-temps, au final il manque l'équivalent d'un poste à temps plein», a calculé le député DP.

Un avis que ne partagent pas les autres partis, qui ont unanimement pointé du doigt les problèmes liés à la formation. Martine Hansen a notamment souligné qu'il était «plus facile» de devenir enseignant en «changeant de carrière» qu'en se formant au métier dès le départ. Les personnes en réorientation professionnelle n'ont en effet qu'à suivre une formation continue de 270 heures à l'IFEN pour être diplômées, a-t-elle rappelé.


Lehrer, Lehrerin, Grundschule, Schule (Foto: Shutterstock)
Très chers enseignants luxembourgeois
Les quelque 10.800 professeurs du Grand-Duché ont de quoi faire des envieux. Non seulement dans le restant de la population active mais aussi aux yeux de leurs homologues européens. Ce sont eux qui sont les mieux payés de toute l'UE.

«Il est du devoir de l'Université du Luxembourg d'admettre davantage de candidats», a soutenu Josée Lorsché. Le ministre de l'Education nationale a assuré de son côté que les discussions avec l'Uni «étaient en cours» à ce sujet, tout en continuant de défendre le programme de reconversion. Le panel de formations devrait toutefois être complété par un cursus d'un an destiné aux titulaires d'un baccalauréat scolaire, permettant d'accéder à des postes d'instituteur. D'autres masters basés sur le Bachelor's in Education sont également en discussion, a assuré Claude Meisch.

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