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Des «incidents» confirmés entre stagiaires et policiers
Luxembourg 2 min. 21.09.2022
Police grand-ducale

Des «incidents» confirmés entre stagiaires et policiers

La question peut sembler quelque peu naïve mais prend dans cette affaire tout son sens: qui arrête la police quand cela tourne mal?
Police grand-ducale

Des «incidents» confirmés entre stagiaires et policiers

La question peut sembler quelque peu naïve mais prend dans cette affaire tout son sens: qui arrête la police quand cela tourne mal?
Photo d'archives: Pierre Matgé
Luxembourg 2 min. 21.09.2022
Police grand-ducale

Des «incidents» confirmés entre stagiaires et policiers

Megane KAMBALA
Megane KAMBALA
Le 8 septembre dernier, le député Léon Gloden interpellait le ministre de la Police sur des «incidents» impliquant des stagiaires du cadre policier et des policiers, «dans un ou plusieurs bars luxembourgeois». Henri Kox confirme les faits.

C'est par une réponse parlementaire publiée ce mercredi matin que le chef de la police est revenu sur une affaire pour le moins quelque peu insolite. Même si les faits se sont possiblement produits hors service, des fonctionnaires stagiaires en formation pour devenir policiers se «seraient comportés de façon inadéquate» par rapport à des «futurs collègues de travail» dans un ou plusieurs bars.


Lokales,Mit der Polizei auf Patrouille,Police,Bahnhofsviertel,Sicherheit Polizeipräsenz.Foto: Gerry Huberty/luxemburger Wort
La police mise sur un recrutement massif
Le ministre de la Sécurité intérieure veut étoffer les rangs policiers de 1.000 nouveaux agents en cinq ans. Un souhait mais la carrière sous l'uniforme n'attire pas autant pour le moment.

Il n'est pas précisé s'il s'agissait de possibles rixes, mais le fait est que le ministre Henri Kox (déi gréng) confirme ce qui constituait à la base une rumeur, tout en rappelant les dispositions de la loi modifiée du 18 juillet 2018 sur la police grand-ducale.

Celle-ci prévoit en son article 65 point 3° «la possibilité pour le ministre de prononcer, sur avis du directeur général de la police, le retrait du statut de fonctionnaire stagiaire du cadre policier pour motif grave tant dans le service qu’en dehors du service».

Un recrutement trop laxiste?

L'affaire a également permis au député de l'opposition Léon Gloden (CSV) de poser une question, celle du recrutement des fonctionnaires stagiaires. Ce dernier a en effet demandé des éclaircissements sur un potentiel «screening» des candidats enclins à rejoindre les rangs de la police.

Une assertion que confirme le ministre, expliquant que l’article 58 de la loi modifiée du 18 juillet 2018 «prévoit une enquête de moralité effectuée sur les candidats du cadre policier avant leur admission en stage» et que cette dernière «ne peut évidemment porter que sur des faits antérieurs» à ladite l’enquête.

Il conclura d'ailleurs sa réponse en précisant que « les procédures de recrutement ont pour objet d’identifier les personnes qui ne disposent pas 'des qualités morales nécessaires à l’exécution d’une des fonctions du cadre policier'». Du reste, il l'assure, des dispositions seront prises au cas par cas pour ces récents «cas isolés».

Pour rappel, la formation des élèves policiers avait été adaptée pour répondre «aux défis sociétaux pour un renfort rapide des unités sur le terrain» en 2020, le tout dans une logique de grande vague de recrutement.

Une décision faisant suite au «plan de recrutement extraordinaire au profit de la police grand-ducale, conclu en 2019 pour les années 2020 à 2022», qui prévoyait «un renforcement net de 607 policiers et de 240 personnes dans les carrières civiles, échelonné sur trois ans».

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