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Des horaires «à la carte», le pari de DG Group
Luxembourg 3 min. 03.02.2022 Cet article est archivé
Une première luxembourgeoise

Des horaires «à la carte», le pari de DG Group

Lancé il y a quelques jours, le projet d'horaires à la carte connaît déjà son petit succès et nul doute qu'il fera des émules.
Une première luxembourgeoise

Des horaires «à la carte», le pari de DG Group

Lancé il y a quelques jours, le projet d'horaires à la carte connaît déjà son petit succès et nul doute qu'il fera des émules.
Photo: DG Group
Luxembourg 3 min. 03.02.2022 Cet article est archivé
Une première luxembourgeoise

Des horaires «à la carte», le pari de DG Group

Simon MARTIN
Simon MARTIN
Organiser sa vie professionnelle en fonction de sa vie privée, c'est le pari osé de David Gavroy, PDG de DG Group. Ses employés ont désormais des horaires de travail libres, une petite révolution.

La crise sanitaire a bouleversé les habitudes professionnelles de chacun, c'est un fait. Certains entendent bien profiter de la sortie de crise pour révolutionner leur manière de travailler. C'est notamment le cas de David Gavroy. Cet Arlonais d'origine est à la tête de DG Group, un groupe luxembourgeois de quatre entreprises spécialisé dans le marketing.


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Ce dernier a tout récemment mis en place des horaires de travail libres au sein de ses quatre entreprises situées à Oberpallen et qui emploient au total une quarantaine d'employés. Une nouvelle habitude dont le PDG se félicite. Le bien-être au travail, c'est du «gagnant-gagnant». Voilà le constat sur lequel s'est basé David Gavroy pour mettre en place cette initiative. 

«D'un point de vue plus privé, j'ai vécu pas mal de passages compliqués. Il y a une dizaine d'années, j'ai perdu ma maman qui est partie très jeune, à l'âge de 51 ans. Cela a quelque peu changé la vision que j'avais sur le travail. Je me suis posé beaucoup de questions sur la vie et sur le travail en général. Ensuite, je me suis séparé de la mère de mes enfants et je n'ai eu d'autre choix que de composer avec cette vie de papa célibataire. J'ai toutefois pu m'organiser très facilement en mettant mes enfants en priorité dans ma vie. Je me suis rendu compte que cette manière de fonctionner n'entachait pas du tout ma vie professionnelle. Mon travail était toujours rendu en temps et en heure», détaille ce passionné de marketing.

Un état d'esprit d'entrepreneur

De là, germe l'idée dans l'esprit de l'entrepreneur arlonais. «Je me suis dit que tous mes employés devraient également pouvoir bénéficier de cette liberté de pouvoir aménager leur temps comme ils le souhaitent. Mon staff n'était pas encore autonome à l'époque, mais il y a quatre ans, nous avons opéré une grosse transformation au sein de l'entreprise où nous avons décidé de travailler sur des critères simples: l'aptitude à être autonome et l'attitude amicale. En d'autres termes, on favorise cette notion d'entreprenariat, cet état d'esprit d'entreprendre, mais en tant qu'employé. C'est la clé qui nous a permis de lancer ce projet.» 


Wirtschaft, House of startups, ICT-Luxembourg, Internet-Infrastruktur, Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
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Ce n'est ni plus ni moins qu'une première dans le milieu de la communication. «Nous souhaitons offrir cette liberté encore très peu inscrite dans les mœurs. Chacun organisera maintenant son temps de travail comme il le souhaite, sur base d’une relation de confiance et des contraintes professionnelles », explique David Gavroy.

Lancé il y a quelques jours, le projet d'horaires à la carte connaît déjà son petit succès et nul doute qu'il fera des émules. «On voit que notre personnel est plus relax lorsqu'il arrive au bureau. Les retours sont positifs.»

Respecter le cadre légal

Il s'agit toutefois de continuer à respecter le cadre de la loi et de ne pas dépasser celui-ci.  «Seules la loi luxembourgeoise et les dispositions impératives de l'Etat de résidence dans le cadre du télétravail devront être respectées. Une fois que les mesures sanitaires concernant le télétravail seront levées, il faudra que tout le monde se responsabilise par rapport à la loi, mais cela ne change rien à celle-ci si un employé arrive à 9h ou 9h30 au bureau par contre, cela changera pas mal de choses dans la vie privée des employés. Evidemment, il y a un risque d'abus mais je pense très sincèrement que ce sera vraiment minime», assure David Gavroy, qui souhaite bouger les lignes et que son modèle inspire d'autres entrepreneurs.


La crise a ralenti de moitié la création d'emploi dans l'artisanat. Un secteur qui, en 2020, représentait 8.031 entreprises, 99.579 emplois et 1.813 apprentis.
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Bref, désormais, les salariés n'ont plus qu'un seul mot d'ordre: le travail doit être fait dans les «délais impartis». Selon DG Group, le système a d'ores et déjà fait ses preuves dans les sociétés étrangères: taux d’absentéisme proche de zéro, turnover quasi inexistant et salariés heureux. «Les gens ne vivent pas pour travailler. S'adapter au monde moderne, c'est aussi comprendre que les priorités sont ailleurs», continue David. «Je voudrais que mon équipe puisse se délester du poids que l'on connaît tous lorsque l'on est coincés entre le marteau et l'enclume. Maintenant, elle pourra mettre sa famille, ses hobbys ou rendez-vous médicaux en priorité sans peur de représailles.»

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