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Des filtres à air pour lutter contre Omicron
Luxembourg 6 min. 06.02.2022 Cet article est archivé
A l'école

Des filtres à air pour lutter contre Omicron

De tels appareils de mesure signalent quand il est temps d'aérer.
A l'école

Des filtres à air pour lutter contre Omicron

De tels appareils de mesure signalent quand il est temps d'aérer.
Photo: Gerry Huberty
Luxembourg 6 min. 06.02.2022 Cet article est archivé
A l'école

Des filtres à air pour lutter contre Omicron

Les filtres à air peuvent contribuer à réduire la concentration de particules dans l'air que nous respirons. La commune de Luxembourg s'engage désormais dans cette voie.

(m. m. avec Jean-Philippe SCHMIT) - Les tests, le port obligatoire du masque et l'aération sont à l'ordre du jour depuis un certain temps déjà dans les écoles primaires luxembourgeoises. Malgré cela, le coronavirus continue de se propager. Depuis longtemps, les représentants des parents d'élèves demandent des filtres à air comme mesure supplémentaire, et depuis décembre, une pétition circule à ce sujet.


Reportage WEB école fondamentale Lenkeschlei  au temps du covid Dudelange photo Christophe Olinger 31.02.2022
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De tels systèmes fonctionnent déjà dans les écoles primaires de Bertrange et de Koerich. Vendredi, l'échevine Colette Mart (DP), la déléguée scolaire de la Ville de Luxembourg, a également confirmé qu'il a été décidé d'équiper les quelque 400 salles de classe de la commune de Luxembourg de systèmes de filtration mobiles. 

Attendre qu'un conteneur se libère 

131 systèmes de filtration d'air ont déjà été commandés l'année dernière, ils seront utilisés dans les écoles de la capitale. Aucun vaccin n'est encore autorisé pour les élèves du Cycle 1, qui sont exemptés de l'obligation de porter un masque. La seule solution est d'aérer - et d'utiliser des purificateurs d'air. Colette Mart attend la livraison des 131 premiers appareils pour la fin février. Ceux-ci se trouveraient pour l'instant dans un entrepôt en Chine, attendant qu'un conteneur se libère avant d'entreprendre le long voyage vers le Luxembourg. «La pandémie pose des problèmes de logistique dans le monde entier», explique l'échevine de la ville de Luxembourg.

Vendredi, le conseil échevinal de la ville de Luxembourg s'est mis d'accord pour commander 295 filtres à air supplémentaires. À l'avenir, il y en aura donc un dans chaque salle où se trouvent des élèves de l'enseignement fondamental. Cinq filtres à air sont gardés en réserve. 

Les appareils déjà commandés sont un modèle conçu pour un usage professionnel, suffisant pour filtrer l'air de pièces d'une superficie allant jusqu'à 150 mètres carrés. Le prix recommandé par le fabricant est de 1.199 euros. Lors de la première livraison, le prix a été revu légèrement à la baisse. Chaque appareil a coûté 962 euros. Les filtres à air pour les écoles primaires de la capitale coûteront donc près de 400.000 euros au total. 

Déjà installés à Bertrange depuis 2020

La commune de Bertrange a pris la décision d'acheter des filtres à air dès le début de la pandémie. Les premiers appareils sont installés dans les salles de classe depuis novembre 2020. «Nous nous étions posé la question de savoir comment nous pouvions protéger les enfants et le personnel par des mesures supplémentaires», explique Monique Smit-Thijs, présidente de la commission scolaire et nouvelle bourgmestre de Bertrange à partir du 1er mars. 

Des filtres à air mobiles sont installés dans les classes à Bertrange depuis plus d'un an.
Des filtres à air mobiles sont installés dans les classes à Bertrange depuis plus d'un an.
Photo: Marc Wilwert

Aujourd'hui, il y a pas moins de deux modèles dans chaque salle de classe. Malgré tout, des tests de dépistage qui se sont révélés positifs ont eu lieu dans les écoles de Bertrange. La future bourgmestre ne peut pas dire si les filtres à air ont pu freiner la propagation du virus jusqu'à présent car plusieurs autres facteurs rentrent en ligne de compte. On ne sait pas non plus ce qui se serait passé sans les filtres à air. 

L'aération atteint ses limites 

Car l'aération seule ne suffit pas à briser la vague. «C'est surtout en hiver qu'il est difficile d'aérer en permanence», explique l'initiateur de la pétition, Laurent Kneip. Il ajoute que dans de nombreuses écoles, il n'est même pas prévu d'ouvrir suffisamment les fenêtres pour permettre une brève aération. «La plupart du temps, il n'y a qu'une seule position de basculement», explique ce père de deux enfants en âge scolaire et chargé de cours.

Depuis longtemps, toutes les salles de classe du pays sont équipées d'appareils de mesure du CO2. «Lorsque l'air ambiant contient 1.000 ppm (parties par million) de Co2, nous devons aérer pendant 30 minutes pour revenir à une valeur inférieure à 600 ppm», explique Laurent Kneip. «Si les fenêtres sont fermées et que la salle de classe est pleine, il ne faut que dix minutes pour atteindre à nouveau les 1.000 ppm». 

Des brebis galeuses parmi le personnel enseignant 

Parmi le personnel enseignant, il y aurait aussi des moutons noirs qui ne prendraient pas l'aération aussi sérieusement. «On est encore loin d'aérer comme on le devrait dans chaque classe», croit savoir Laurent Kneipp. Le détecteur de CO2 affiche parfois des valeurs supérieures à 2000 ppm. «Malgré l'aération, il y a trop de virus qui circulent dans les écoles», constate Laurent Kneip. Les chiffres des infections le montrent très clairement. Les filtres à air ne doivent pas remplacer l'aération, mais la compléter. Le père de famille espère que l'air filtré permettra d'éviter 20 à 40 pour cent des infections parmi les élèves. 

Le pétitionnaire n'accepte pas l'argument selon lequel les filtres à air dans les salles de classe donneraient aux enseignants et aux élèves un faux sentiment de sécurité et qu'ils négligeraient par la suite d'aérer. Selon lui, l'introduction des filtres à air doit être accompagnée d'une véritable communication afin d'éviter justement cela. «Par ailleurs, les tests rapides conduisent aussi certains à se croire faussement rassurés», objecte Laurent Kneip. Car selon lui, les tests rapides utilisés dans les écoles luxembourgeoises ne sont pas tous fiables. Outre les tests, l'aération et les masques, des filtres à air doivent donc désormais renforcer l'arsenal de lutte contre le coronavirus. 

Se préparer à d'éventuelles nouvelles vagues 

Laurent Kneip n'a pas la réponse à la question de savoir ce qu'il adviendra des appareils coûteux après la fin de la pandémie. «Je ne peux pas m'imaginer qu'après la pandémie, l'école sera à nouveau comme avant». Les filtres à air ne seraient pas seulement capables de capturer le coronavirus, mais aussi les nombreux autres virus qui circulent dans les écoles. «Mais certains experts estiment que le système immunitaire des enfants devrait être en contact avec ces virus plus inoffensifs». 

Actuellement, cette question ne se pose pas encore. Les responsables de la commune de Luxembourg attendent avec impatience les filtres à air déjà commandés. Ils sortiront immédiatement du conteneur pour être utilisés. «Je ne sais pas s'ils arriveront à temps», estime Colette Mart. Elle ajoute que la vague actuelle sera peut-être déjà retombée lorsque le conteneur sera enfin arrivé. «Cette acquisition nous permet cependant de nous assurer que nous sommes bien équipés pour une éventuelle nouvelle vague à l'automne prochain», conclut Colette Mart. 

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