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Des drones policiers pour surveiller les routes
Luxembourg 1 2 min. 22.08.2019 Cet article est archivé

Des drones policiers pour surveiller les routes

Pour des «raisons stratégiques», le porte-parole de la police ne révélera pas le nombre exact de drones opérationnels mais assure qu'il y en a «plusieurs».

Des drones policiers pour surveiller les routes

Pour des «raisons stratégiques», le porte-parole de la police ne révélera pas le nombre exact de drones opérationnels mais assure qu'il y en a «plusieurs».
Photo: LW Archives
Luxembourg 1 2 min. 22.08.2019 Cet article est archivé

Des drones policiers pour surveiller les routes

Maurice FICK
Maurice FICK
C'est déjà une réalité en Espagne. La France et le Royaume-Uni font des tests. Au Luxembourg la police utilise déjà des drones mais pourrait en acquérir de nouveaux pour détecter les infractions au code de la route. «Un concept est en train d'être élaboré».

C'est le complice rêvé pour les policiers en charge de la surveillance des routes et des autoroutes. Quoi de mieux que des images de drone pour épingler un automobiliste qui téléphone au volant, grille un stop ou fait un dépassement dangereux ?

La solution a déjà été adoptée par les policiers espagnols depuis ce 1er août 2019 et «la France et le Royaume-Uni ont déjà lancé des projets-pilotes similaires pour épauler leurs forces de l'ordre» explique le député (DP), Max Hahn en demandant à François Bausch si elle est aussi déjà envisagée pour venir en aide aux policiers luxembourgeois ?

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  «Un concept stratégique en matière d'engagement des drones est en train d'être élaboré par la police grand-ducale», assure le ministre de la Sécurité intérieure. Dans sa réponse parlementaire datée de ce jeudi il précise qu' «à côté des drones actuels et de leurs utilisations respectives, des mesures telles qu'évoquées (repérer et sanctionner les auteurs d'infractions routières) ainsi que d'autres sont en train d'être analysées, tout comme les types de drone ainsi que les quantités nécessitées».


Construits pour le transport, la reconnaissance, la recherche et le sauvetage, l'appui feu et l'évacuation de blessés, ils serviront aussi bien à la police qu'à l'armée luxembourgeoises.
Deux hélicoptères aux missions doubles
Les deux appareils qui doivent être livrés au second semestre 2019 permettront de créer la première «composante aérienne» de l'armée luxembourgeoise qui ne dispose d'aucun aéronef pour l'heure, et renforceront la toute petite flotte de la police.

Pour l'instant, aucun drone ne surveille les automobilistes

François Bausch n'en dit pas davantage sur le concept à l'étude mais souligne qu'une «collaboration éventuelle avec la composante aérienne de l'armée est également prise en compte». Par après «il faudra mettre au point les cadres légal, réglementaire et budgétaire», précise le ministre en parlant des ressources matérielles et humaines.

 Pour des «raisons stratégiques», le porte-parole de la police ne révélera pas le nombre exact de drones opérationnels mais assure qu'il y en a «plusieurs». Claude Strotz explique qu'un drone est déjà utilisé «pour les besoins de la police scientifique, notamment pour faire des images d'un lieu de crime vu du ciel par exemple». 

Un autre drone est utilisé par le service presse de la police pour la réalisation d'images pour des films mais «pas un seul de nos drones n'est utilisé pour observer la route», assure-t-il.