Des bâtiments publics accessibles à tous d'ici 2029
Les utilisateurs de fauteuils roulants se voient souvent refuser l'accès à un bâtiment public notamment lorsqu'il manque une rampe d'accès. De même, les visites de musées ont souvent peu de sens pour les personnes ayant une vision limitée.
Et pour les malentendants, il est difficile d'entendre quand la porte d'entrée sonne. Afin de s'assurer que ces personnes aient accès à autant de bâtiments que possible, le ministère de la Famille a présenté un projet de loi élaboré avec les parties prenantes.
Des sanctions pour les bâtiments non conformes
Le projet de loi prévoit que «la conception pour tous» sera déjà prise en compte lors de la planification de nouveaux bâtiments et que les anciennes maisons seront adaptées en conséquence. Selon le texte de loi, les exigences doivent être mises en œuvre d'ici 2029, au risque d'avoir des amendes et même des peines d'emprisonnement pour discrimination.
Les ascenseurs, les rampes ou les panneaux suffisamment grands pour être lus par des personnes ayant une vision limitée ne sont que quelques exemples d'accessibilité. Les mesures de construction appropriées peuvent être subventionnées par l'Etat avec un maximum de 24.000 euros par bâtiment.
Les demandes de soutien financier doivent être soumises avant le 1er janvier 2021 et les travaux doivent être terminés au plus tard le 31 décembre 2023.
Les règles devraient s'appliquer à toutes les installations publiques - comme les magasins, les restaurants ou les cabinets médicaux - mais aussi aux nouvelles maisons d'au moins cinq unités et de plus de trois étages. En outre, dans les nouveaux bâtiments, 10% des appartements devront être sans obstacle et auront des salles de bains d'au moins cinq mètres carrés, adaptées aux personnes handicapées.
La ministre de la Famille, Corinne Cahen, espère également que cela profitera aux personnes âgées, qui vivent de plus en plus longtemps chez elles.
Économisez grâce à une bonne planification
Il est possible de limiter les coûts supplémentaires en prenant en compte certaines mesures dès la planification de la construction. Selon la ministre de la Famille, il n'est pas difficile d'installer un câble par mesure de précaution dans un nouveau bâtiment afin qu'une lumière scintille si nécessaire lorsqu'un locataire sourd sonne à la porte. Installer une telle ligne ultérieurement est, en revanche, nettement plus cher.
Dans une prochaine étape, le projet de loi sera soumis au Conseil d'État. Il est donc peu probable qu'il soit voté avant les élections législatives du 14 octobre prochain, calendrier oblige.
(Sandra Schmit - trad. Noémie Koppe)
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