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Des agents municipaux voués à «seconder la police»
Luxembourg 2 min. 24.02.2021 Cet article est archivé

Des agents municipaux voués à «seconder la police»

Dans les prochaines semaines, des amendements seront déposés par Taina Bofferding pour élargir les missions des agents municipaux, afin notamment de lutter contre le sentiment d'insécurité.

Des agents municipaux voués à «seconder la police»

Dans les prochaines semaines, des amendements seront déposés par Taina Bofferding pour élargir les missions des agents municipaux, afin notamment de lutter contre le sentiment d'insécurité.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 2 min. 24.02.2021 Cet article est archivé

Des agents municipaux voués à «seconder la police»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Pour Taina Bofferding, le recours à des sociétés privées pour assurer des missions de sécurité devrait prochainement ne plus être d'actualité, la ministre de l'Intérieur plaidant pour que des fonctionnaires déjà en place, dotés de nouvelles compétences, assurent ce travail.

Si, depuis plusieurs mois, la polémique autour du recours à une société privée pour assurer la sécurisation du quartier de la gare à Luxembourg-Ville se résumait à des échanges - parfois vifs - entre la bourgmestre de la capitale et le ministre de la Sécurité intérieure, un nouvel acteur vient de s'inviter. Silencieuse jusqu'à présent, Taina Bofferding (LSAP), ministre de l'Intérieur, propose une alternative. 


Illustration, CFL, Zugschienen, Rotondes, Bonnevoie, Fussgängerbrücke zwischen Bahnhof und Bonnevoie, CFL   Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
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«A mon avis, le travail effectué par la société privée dans les rues de la capitale, mais aussi dans d'autres communes du pays, peut être réalisé par des agents municipaux», indique-t-elle ce mercredi sur les ondes de la Radio 100,7 en évoquant la possibilité de «prendre en charge les petits délits» afin notamment de «lutter contre le sentiment d'insécurité». 

Concrètement, la ministre envisage d'élargir les compétences des agents municipaux pour qu'ils puissent prendre en charge «les problèmes liés aux nuisances sonores ou aux trottoirs qui n'ont pas été déblayés du verglas par exemple». Sans oublier la participation à «des missions de sensibilisations et de prévention», via «des formations spécifiques» pour permettre à la police «de traiter d'autres dossiers». 


Quartier de la gare, Bahnhof Luxemburg, avenue de la liberté, photo Guy Wolff
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La décision de la Ville de Luxembourg d'avoir recours à une société privée pour sécuriser le quartier Gare continue de faire des remous. Mardi, Henri Kox, ministre de la Sécurité intérieure, et la bourgmestre Lydie Polfer s'accordent sur le besoin de coopération.

Destinée à mettre en place «un dispositif complémentaire voué à seconder la police», cette idée ne devrait toutefois pas se concrétiser dans un délai court. Si des réunions avec le Syvicol et les ministères de la Justice et de la Sécurité intérieure sont prévues «prochainement» afin de «prendre en compte les besoins des communes», le projet passera par des amendements à la loi. Des éléments qui ne seront toutefois pas prêts avant «plusieurs semaines», selon le ministère de l'Intérieur, contacté mercredi. 

Interrogée également sur la polémique autour des colocations à Esch, Taina Bofferding réaffirme que «le PAG ne constitue pas le bon instrument pour gérer le mode de vie des résidents», l'outil étant destiné notamment à qualifier «le dimensionnement des constructions et des aménagements ainsi qu'à leur affectation». 


Eine Stunde lang hörten sich die Demonstranten Reden an.
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