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Déjà 4,4 millions d'informations santé en stock
Luxembourg 3 min. 04.10.2021
Dossiers de soins partagés

Déjà 4,4 millions d'informations santé en stock

De nombreux médecins se plaignent de la complexité de l'accès au DSP quand les abonnés, eux, ignorent le dispositif...
Dossiers de soins partagés

Déjà 4,4 millions d'informations santé en stock

De nombreux médecins se plaignent de la complexité de l'accès au DSP quand les abonnés, eux, ignorent le dispositif...
Photo : Shutterstock
Luxembourg 3 min. 04.10.2021
Dossiers de soins partagés

Déjà 4,4 millions d'informations santé en stock

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Alors que l'application permettant à chaque assuré d'accéder à son dossier de soins partagé (DSP) va être mise en service cet automne, le nombre de consultations des documents stockés atteint déjà les 10.000/jour via les particuliers mais surtout les professionnels de santé.

Toutes les données sur le suivi de votre état de santé en un seul document. Telle est la promesse du dossier de soins partagé. Un DSP lancé en janvier 2020 et qui, bien qu'encore peu utilisé par les assurés, ne cesse de gagner en pertinence. La preuve si, en juin dernier, le nombre de documents importés et disponibles pour consultation dans ce fichier individuel se montait à 3,54 millions, Hervé Barge en annonce trois mois plus tard plus de 4,4 millions. Et le directeur de l'agence e-santé, en charge du dispositif, n'hésite pas à qualifier l'opération comme un «joli succès».


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La mise en place, l'an prochain, d'une appli à destination des affiliés à la Caisse nationale de santé est le premier pas qui permettra bientôt à chaque assuré de ne plus avoir à avancer ses frais médicaux.

Il est vrai que la feuille de route signée au départ avec les ministères de la Santé et de la Sécurité sociale proposait un objectif bien moindre que celui atteint aujourd'hui. «L'idée était d'atteindre pour fin 2021 le 1,5 million de documents stockés (on sera au-delà du triple!) et la création de 850.000 dossiers de soins partagés (nous sommes déjà à 930.000 comptes consultables).»

A défaut d'être encore popularisé dans tous les esprits, le DSP a donc su trouver son utilité principalement auprès des professionnels de santé. «Un millier de généralistes, spécialistes ou dentistes y déposent déjà les informations sur leur patientèle», ajoute Hervé Barge. De l'ordre de 10.000 pièces allant de l'analyse de prise de sang au compte rendu opératoire en passant par tout ce qui est imagerie (radio, IRM) mais aussi ordonnances ou liste des allergies.

Autant de données que viennent alimenter aussi les laboratoires d'analyses (privés) et les quatre centres hospitaliers (publics). «Et cela aussi bien pour les assurés résidents que frontaliers.» 

Mais aux yeux de l'agence e-santé, l'indicateur le plus pertinent pour signifier la bonne santé du dispositif DSP reste le taux d'usage. Là encore, la croissance des consultations est exponentielle. Six mois après le lancement, le système affichait un timide 270 consultations par jour. Un an et demi plus tard, le cap des 10.000 consultations quotidiennes est atteint.


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Et Hervé Barge s'attend à ce que l'usage du dossier de soins partagé aille encore crescendo dans les mois à venir. L'appli attendue cet automne y contribuera (facilitant l'accès aux données au plus grand nombre) mais aussi l'augmentation du type d'informations que les particuliers comme les soignants pourront y trouver. «En novembre, on va pouvoir y intégrer son carnet de santé (avec encore une discussion pour tout ce qui est transmission des données sur les injections anti-covid). Le mois suivant, le DSP comprendra aussi les lettres de sortie d'hospitalisation et les résumés d'éventuels passages aux urgences», liste le directeur.

Viendront encore les certificats médicaux, ou les traces d'une e-prescription extrahospitalière, «mais là le calendrier n'est pas encore fixé». Mais en l'état actuel, Hervé Barge se satisfait des «pas de géant» déjà menés. «Si l'on fait un ratio DSP créés, nombre de documents intégrés et consultations journalières par assuré, le système luxembourgeois est déjà bien au-dessus de ses grands frères français ou allemand.» 

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