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Décrochage scolaire: 6 pistes et un «avocat» pour les élèves
Luxembourg 3 min. 15.07.2015 Cet article est archivé
Education nationale

Décrochage scolaire: 6 pistes et un «avocat» pour les élèves

Le taux de décrochage scolaire est passé à 11,6% au Luxembourg (en 2012-2013) alors qu'il tournait plutôt autour de 9% jusqu'ici.
Education nationale

Décrochage scolaire: 6 pistes et un «avocat» pour les élèves

Le taux de décrochage scolaire est passé à 11,6% au Luxembourg (en 2012-2013) alors qu'il tournait plutôt autour de 9% jusqu'ici.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 3 min. 15.07.2015 Cet article est archivé
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Décrochage scolaire: 6 pistes et un «avocat» pour les élèves

Pour lutter contre le fléau du décrochage scolaire -qui a fait un bon inquiétant au Luxembourg- le ministre de l'Education nationale, Claude Meisch, propose six pistes. Dont la création d'un commissaire du maintien scolaire, présenté comme «un avocat pour ceux qui ont décroché». Et le renforcement du lien parents-école.

(MF) - Pour lutter contre le fléau du décrochage scolaire -qui a fait un bon inquiétant au Luxembourg- le ministre de l'Education nationale, Claude Meisch, propose six pistes. Dont la création d'un commissaire du maintien scolaire, présenté comme «un avocat pour ceux qui ont décroché». Et le renforcement du lien parents-école.

Le décrochage scolaire, ce sont près de 800 jeunes qui quittent définitivement chaque année le système scolaire luxembourgeois. Et 1.700 qui quittent les lycées sans qualification.

Le Luxembourg «se situe dans la moyenne européenne même si avec un taux de 11,6% on est un peu en dessous de la moyenne. Cela ne nous donne évidemment pas satisfaction. l'Europe vise un taux de 10% et les années précédentes ce taux de décrochage se situait autour de 9%. C'est donc plutôt une rechute qui nous interpelle et nous pousse à revoir la politique et à développer des mesures concrètes pour réduire à nouveau le décrochage scolaire», résume Claude Meisch.

Claude Meisch: «Quelque part il doit y avoir un avocat pour les élèves qui ont décroché».
Claude Meisch: «Quelque part il doit y avoir un avocat pour les élèves qui ont décroché».
Photo: Maurice Fick

Le ministre de l'Education nationale a présenté, mercredi, six pistes pour combattre le décrochage et mieux prévenir l'échec scolaire, en s'appuyant sur le symposium dédié au sujet qui vient de réunir décideurs politiques et experts de l'éducation européens au Luxembourg, les 9 et 10 juillet.

Les six pistes en résumé:

  1. Mettre en place une stratégie nationale de lutte contre le décrochage scolaire.
  2. Créer des synergies dans les régions pour mieux prévenir le décrochage.
  3. Développer une approche globale de l'école («whole school approach»)
  4. Rendre les transitions scolaires plus souples et plus transparentes pour les élèves.
  5. Outiller les enseignants par une formation initiale et continue plus appropriée.
  6. Renforcer le lien parents-école.

Outre l'organisation d'un Sommet pour l'éducation consacré à la réussite scolaire (en octobre 2015), la stratégie nationale de lutte contre le décrochage scolaire passera par la création d'un Observatoire du maintien scolaire.

«Quelque part il doit y avoir un avocat pour les élèves qui ont décroché, quelqu'un qui veille à la transposition dans la réalité des stratégies définies mais aussi au fait que les ressources prévues soient bien utilisées. Nous avons besoin d'un commissaire du maintien scolaire» qui sera mis en place avec la création de l'Observatoire, a expliqué le ministre. Le nouvel outil doit être présenté au premier trimestre 2015-2016.

Quand les indicateurs virent au rouge, qui réagit?

Claude Meisch ne croit pas en un profil-type de décrocheur mais estime davantage qu'il y a des «indicateurs qui peuvent nous donner des informations sur quel élève risque de décrocher». Comme les mauvaises notes, des redoublements répétés, des changements de filière ou de classe et surtout des absences non excusées.  Il faut centraliser ces informations.

L'ennui dans le système scolaire, c'est qu' «aujourd'hui il n'y a pas de personne dans les écoles, pas de service qui est interpellé pour réagir. On veut donner les moyens aux Centres de psychologie et d'orientation scolaire (CPOS) dans les lycées pour réagir à temps». C'est-à-dire quand les lumières des indicateurs passent au rouge.

Pour combattre le décrochage scolaire, le ministre de l'Education nationale pense «qu'il faut le faire ensemble avec les parents. C'est plus cohérent. Seule, en tant qu'école, parfois on n'y arrive pas». Son objectif est de bien informer les parents sur le système scolaire en général et sur les choix à faire pour leur enfant. Il est d'avis qu'il faut «se concerter pour développer ensemble une stratégie pour remotiver les enfants».


Maurice Fick


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