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Débat à venir sur l'avenir de l'école publique
Luxembourg 2 min. 20.01.2021 Cet article est archivé

Débat à venir sur l'avenir de l'école publique

Bien que retiré à la Chambre, le projet de loi élargissant les conditions d'accès aux postes de direction dans les lycées spécialisés fera l'objet d'un débat public.

Débat à venir sur l'avenir de l'école publique

Bien que retiré à la Chambre, le projet de loi élargissant les conditions d'accès aux postes de direction dans les lycées spécialisés fera l'objet d'un débat public.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 2 min. 20.01.2021 Cet article est archivé

Débat à venir sur l'avenir de l'école publique

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
La commission des Pétitions a validé, mercredi, la tenue d'un échange public sur le projet de loi n°7662 déposé par le ministre de l'Education nationale. Un texte qui entend élargir les conditions d'accès pour la direction des lycées spécialisés. Près de 4.900 personnes s'y opposent.

Bien qu'officiellement retiré mi-novembre par Claude Meisch (DP), le projet de loi visant à «élargir les conditions d’admissibilité» des candidats souhaitant prendre la tête d'un lycée spécialisé va revenir sur le devant de la scène. Et ce pour la simple et bonne raison que la pétition intitulée «Stop à la privatisation de l'école publique au Luxembourg» a recueilli 4.883 votes valables, selon le décompte publié mercredi par Nancy Arendt (CSV), présidente de la commission des Pétitions.


Lokales, Corona, Rentree für  die Schüler des  Lycée Hubert Clement, Minister Claude Meisch, Direktor Jean Theis, Foto: Guy Wolff/Luxemburger Wort
Qui pour prendre la place de directeur de lycée?
Si jusqu'à présent seuls des fonctionnaires pouvaient postuler à des fonctions de direction dans les lycées luxembourgeois, le gouvernement envisage d'étendre le recrutement au privé. De quoi énerver les syndicats du secteur enseignant.

Un nombre de signatures qui ouvre donc la voie à un débat public, dont la date n'a pas encore été fixée, selon les indications fournies mercredi par la Chambre des députés. Pour les pétitionnaires, le ministre de l'Education nationale devra s'expliquer sur un texte vu comme destiné à mettre en oeuvre la «démolition des écoles publiques» via la possibilité de laisser la direction de certains établissements à des personnes «n'ayant pas les compétences linguistiques et pédagogiques nécessaires». 

Une position très proche de celle des syndicats enseignants qui n'entendent voir à la tête d'un établissement du secondaire qu'un fonctionnaire avec expérience du milieu scolaire. Autrement dit, une personne maîtrisant les langues officielles du pays et ayant exercé au moins cinq ans auparavant. Sauf que, selon l'exposé des motifs du texte, «il s’avère de plus en plus difficile de trouver des candidats appropriés» au vu notamment de «conditions d’admissibilité actuellement fort restrictives». 


Politik, Lizeum, lycée de garçons,  Visite von Xavier Bettel und Claude Meisch, Gespräch mit einer Klasse 7ième und 4ième Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
Copie à revoir pour le ministre de l'Education
Claude Meisch demandera aux députés de ne pas se prononcer sur le projet de loi 7662 qu'il soutenait. Face à la fronde syndicale, le ministre retire ce texte suggérant le recrutement de personnels issus du privé à la tête de lycées publics.

Autrement dit, du nombre réduit non seulement de profils répondant à tous ces critères, mais aussi de candidats au poste de directeur ou directeur-adjoint au Lycée technique pour professions de santé, au Lycée technique pour professions éducatives et sociales, au Lycée technique agricole ou à l'Ecole d'hôtellerie et de tourisme. Face aux tensions suscitées par un projet de loi validé en Conseil de gouvernement, Claude Meisch avait plaidé pour la mise en place d'un «dialogue constructif». Raison pour laquelle il avait renvoyé la reprise des échanges «une fois la crise sanitaire achevée». Interrogé mercredi sur ce calendrier, le ministère de l'Education nationale confirme ce timing volontairement flou à ce stade.

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Politik, DP, Partei, Schulministerium,  Claude Meisch, Covid 19 und Schul und Bildungsministerium, Sicherheitsbestimmungen,  Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
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