Changer d'édition

De nouvelles fusions en vue
Luxembourg 2 min. 27.08.2018 Cet article est archivé

De nouvelles fusions en vue

Les élus de la toute nouvelle commune fusionnée de Hobscheid siègent à Eischen depuis le 1er janvier 2018. La commune se compose des anciennes communes de Simmern et Hobscheid.

De nouvelles fusions en vue

Les élus de la toute nouvelle commune fusionnée de Hobscheid siègent à Eischen depuis le 1er janvier 2018. La commune se compose des anciennes communes de Simmern et Hobscheid.
Photo: Claude Piscitelli/LW-Archiv
Luxembourg 2 min. 27.08.2018 Cet article est archivé

De nouvelles fusions en vue

Maximilian RICHARD
Maximilian RICHARD
Le paysage communal luxembourgeois se réduit lentement mais sûrement. Depuis le 1er janvier, il n'y a plus que 102 municipalités au lieu de 105. Dans un avenir proche, le nombre de communes pourrait passer sous la barre des 100.

(trad. MF) – De neuf communes, il ne pourrait bientôt n'en rester que quatre. Les conseils communaux de Bech et Manternach, de Bous et Waldbredimus, de Wahl et Grosbous tout comme des communes de la Nordstad - c'est-à-dire Ettelbruck, Schieren et Erpeldange - sont potentiellement prêts à fusionner.

C'est ce qui ressort de discussions menées entre le ministère de l'Intérieur et le Syvicol avec les concernés. Depuis le début de l'année, tous les conseils communaux des communes qui comptent moins de 3.000 habitants, ont été invités à discuter de possibles fusions. C'est le cas de la moitié des 102 communes du pays. Tous les édiles ont suivi cet appel, assure le ministre de l'Intérieur, Dan Kersch. Les résultats de ces entretiens ont été présentés lundi au ministère de l'Intérieur à Luxembourg.

Résistance et peur

Bien que la plupart des municipalités soient ouvertes aux discussions, certaines communes se montrent plutôt réticentes. Selon Dan Kersch, une fusion est actuellement hors de question pour une douzaine de communes. Dont la plus petite du pays, Saeul, où vivent seulement 790 personnes.

Les raisons de ce rejet sont multiples. Entre autres, la peur du système proportionnel joue un rôle, estime Dan Kersch. Lorsqu'une commune dépasse la barre de 3.000 habitants, elle passe dans le système électoral des partis politiques.

A Saeul, on ne vous dit tout simplement pas pourquoi changer la donne alors que la situation est confortable et qu'il existe une bonne coopération au sein du syndicat De Réidener Canton.

Il est important que les fusions ne se produisent que sur une base volontaire. Raison pour laquelle on ne veut pas s'engager sur un planning contraignant au sein du ministère de l'Intérieur. «Nous ne sommes pas sous pression», déclare le ministre de l'Intérieur.

Les fusions au-delà des frontières cantonales ne sont pas un problème non plus

Afin de rendre les projets de fusion communale plus attractifs, le ministère propose des incitations financières. Les communes reçoivent actuellement une subvention de 2.000 euros par habitant. Du 2.001e citoyen, la somme n'est plus que de 1 000 euros.

L'opinion des citoyens prise en compte

Mais même si les représentants des communes sont en faveur d'une fusion, il y a encore un pas important à franchir. Les habitants doivent aussi donner leur consentement via un référendum. Par le passé, deux projets de fusion ont ainsi échoué: la commune fusionnée de Meysembourg (2014) - composée de Fischbach, Larochette et Nommern - et la fusion entre Koerich et Simmern (2010).

Au cours des cinq dernières années, quatre fusions ont vu le jour au Luxembourg. Depuis le 1er janvier 2015, la commune de Wiltz est composée de Wiltz et Eschweiler.

La commune fusionnée de Helperknapp existe depuis le 1er janvier 2018 et comprend les anciennes communes de Boevange -sur-Attert et Tuntange. Depuis lors, il y a aussi les nouvelles communes de Habscht - Simmern et Hobscheid - et Rosport-Mompach.


Sur le même sujet

L'heure du bilan a sonné du côté du ministère de l'Intérieur. Une semaine avant les élections législatives, Dan Kersch a ainsi présenté ce jeudi matin les principales réformes menées par son gouvernement ces cinq dernières années: si le ministre est satisfait, une réforme manque pourtant toujours à l'appel.