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«Forte demande» pour les sections francophones
Luxembourg 4 min. 11.09.2015 Cet article est archivé
Dans les écoles européennes au Luxembourg

«Forte demande» pour les sections francophones

A l'école européenne de Mamer, «32% des élèves sont en section francophone», explique le directeur.
Dans les écoles européennes au Luxembourg

«Forte demande» pour les sections francophones

A l'école européenne de Mamer, «32% des élèves sont en section francophone», explique le directeur.
Photo: Serge Waldbillig / Archives LW
Luxembourg 4 min. 11.09.2015 Cet article est archivé
Dans les écoles européennes au Luxembourg

«Forte demande» pour les sections francophones

A l'Ecole européenne du Kirchberg comme à celle de Mamer, la section francophone est de loin, la plus fréquentée et la plus demandée. L'ouverture de classes via la convention signée avec le gouvernement luxembourgeois «couvre une partie de la demande mais il reste une forte pression», explique le directeur de l'Ecole européenne Luxembourg II.

Par Maurice FICK

A l'Ecole européenne du Kirchberg comme à celle de Mamer, la section francophone est de loin, la plus fréquentée et la plus demandée. L'ouverture de classes via la convention signée avec le gouvernement luxembourgeois «couvre une partie de la demande mais il reste une forte pression», explique le directeur de l'Ecole européenne Luxembourg II à Mamer.

«Au Grand-Duché, il y a une pression importante des familles pour que leurs enfants intègrent un enseignement francophone ou anglophone. De sorte que nous sommes obligés de refuser beaucoup d'enfants», pose Emmanuel de Tournemire. Le directeur de l'Ecole européenne de Mamer a refusé «près de 70 dossiers l'an passé» et n'a pas encore fait le décompte suite à la rentrée 2015-2016.

A Mamer, comme au Kirchberg (Ecole européenne Luxembourg I), où les élèves sont répartis en fonction de leur adresse, il y a des sections francophone, anglophone et germanophone, les trois langues véhiculaires de la Communauté européenne. Dans les deux écoles, l'enseignement en langue française est le plus plébiscité. «La demande vient essentiellement de gens venant de l'étranger qui s'installent au Luxembourg. Peu de gens quittent le système scolaire luxembourgeois pour venir chez nous», s'accordent à dire les directeurs des deux établissements.

Au Kirchberg, l'Ecole européenne I, un élève sur quatre suit les cours en langue française.
Au Kirchberg, l'Ecole européenne I, un élève sur quatre suit les cours en langue française.
Photo: Serge Waldbillig / Archives LW

A l'Ecole européenne du Kirchberg qui compte 3.108 inscrits en cette rentrée (contre 2.970 l'an passé), 816 élèves sont en section francophone. Soit un peu plus de 26% des effectifs. «Nous avons eu une augmentation dans toutes les sections mais les francophones sont plus nombreux», note la directrice, Toula Vassilacou. La section francophone compte -maternelle, primaire et secondaire confondus- 51 élèves en plus cette année qu'à la rentrée 2014-2015 (765 élèves). A la première rentrée sur les deux sites luxembourgeois, il y a quatre ans (2012-2013), la section comptait 686 élèves.

1 élève sur 3 en section francophone à Mamer

«La grande différence entre les écoles européennes et les écoles internationales où tout le monde est en langue dominante anglaise, c'est que nous défendons la langue dominante de l'enfant», résume Toula Vassilacou. Avant de reconnaître qu'à ce sujet «nous sommes quelquefois en conflit avec les parents. Mais si l'enfant a fait au moins deux ans du primaire dans une section francophone, les parents peuvent exiger qu'il entre en section francophone».

Reste un autre phénomène qui vient gonfler les chiffres francophones. Ce sont les «Swals», abréviation phonétique de «Students without langage section», comprenez, les élèves qui sont sans section linguistique qui «choisissent le français dans leur grande majorité, davantage que l'anglais», explique la directrice de l'Ecole européenne du Kirchberg.

Au Campus de Mamer où sont rentrés 2.389 élèves cette année (contre 2,298 l'an passé), 764 élèves suivront un enseignement en langue française: «32% des élèves sont en section francophone. Le chiffre est stable puisque la proportion était de 31,8% à la rentrée 2014-2015», note Emmanuel de Tournemire. Il y a une «forte demande» pour entrer en section francophone -mais pas seulement- et «les écoles européennes font ce qu'elles peuvent mais elles ne peuvent pas tout absorber». Car il y a des règles d'inscription.

De la marge pour l'instant

Tous les enfants des fonctionnaires européens ont obligatoirement une place dans une école européenne (catégorie 1) et les enfants des sociétés ayant signé une convention de collaboration avec les écoles européennes (catégorie 2) sont prioritaires lors de l'inscription. Reste tous les autres (catégorie 3) qui peuvent également intégrer l'école européenne moyennant un minerval allant de 3.500 euros à 6.400 euros l'année selon le cycle scolaire et à la seule condition que l'effectif de 24 élèves par classe ne soit pas atteint. Il est à noter qu'une classe peut accueillir jusqu'à 31 élèves. La marge doit permettre d'accueillir en cours d'année les enfants des fonctionnaires européens.

Pour réduire la pression de la demande des familles de la catégorie 3, le ministère de l'Education nationale a signé en mai 2014 une convention avec les écoles européennes pour ouvrir une classe supplémentaire dans les sections francophone et anglophone. De sorte qu'en 2014-2015 «on a créé 4 nouvelles classes, une en maternelle et une au primaire à Mamer et une en maternelle et une au primaire au Kirchberg. Cette année on continue et on rajoute deux classes», explique Emmanuel de Tournemire.

Avant de glisser: «Ça marche tant qu'il y a de la place». Ce qui est le cas, pour l'instant, dans les deux écoles. L'école européenne II, qui a ouvert son campus voilà seulement quatre ans à Mamer, est remplie à 80 % pour l'heure. Elle a été construite pour pouvoir accueillir 3.000 élèves. L'école européenne du Kirchberg atteint un taux de remplissage de 94%. «Nous avons encore un peu de marge puisque nous pouvons travailler dans de très bonnes conditions avec 3.300 élèves», assure Toula Vassilacou.


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