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Dans les coulisses d'un centre de consultation covid
Luxembourg 4 3 min. 05.11.2020 Cet article est archivé

Dans les coulisses d'un centre de consultation covid

Actuellement, dix patients peuvent être traités chaque heure. Mais en cas de besoin, les capacités pourraient être doublées, assure le coordinateur.

Dans les coulisses d'un centre de consultation covid

Actuellement, dix patients peuvent être traités chaque heure. Mais en cas de besoin, les capacités pourraient être doublées, assure le coordinateur.
Luxembourg 4 3 min. 05.11.2020 Cet article est archivé

Dans les coulisses d'un centre de consultation covid

Au Kirchberg, l'ancienne bibliothèque nationale accueille chaque jour une petite centaine de patients présentant des symptômes du virus. En cas de besoin, ses capacités pourraient être augmentées, assure le médecin coordinateur du centre.

(ASdN avec Diana Hoffmann) - Au Kirchberg, l'ancienne bibliothèque nationale a retrouvé vie. Mais les livres ont laissé place aux blouses bleues, masques chirurgicaux et gants de protection. Depuis une semaine, l'endroit a été rebaptisé en centre de consultation covid-19. Un site dédié aux patients présentant des symptômes du virus. Chaque jour, une moyenne de 80 patients sont traités, avec un pic record le week-end dernier. 

«Samedi, 100 personnes sont venues pour un contrôle», souligne ainsi le Dr Sébastien Français, coordinateur du centre de consultation. Le CCC accueille en effet tous les patients, «même s'ils n'ont pas d'assurance maladie ou de médecin de famille», précise-t-il avant d'ajouter qu'aucun rendez-vous ou ordonnance ne sont nécessaires.

Tester et rassurer

La plupart des patients, constate le médecin, ont en moyenne 40 ans et présentent des symptômes du covid-19. Autrement dit, fièvre, toux et courbatures. «Mais il y a aussi des patients sans symptôme ou avec un simple rhume», précise Sébastien Français. Dans ces cas-là, les médecins doivent se montrer rassurants et leur expliquer qu'un test n'a que peu d'intérêt. 

Les tests ne sont en effet pas systématiques. Le dépistage n'est effectué que dans «environ 70 % des cas», souligne le médecin. Les prélèvements sont réalisés par voie nasale, méthode jugée plus fiable, et dans quelques rares cas seulement, par la gorge. Une fois le prélèvement effectué, les échantillons sont ensuite envoyés en laboratoire.

Mais si les médecins constatent qu'une personne ne respire pas bien, pas question pour eux de laisser partir le patient. En face du laboratoire se trouve une salle d'attente où trônent deux canapés. A leurs pieds se trouvent de petites bouteilles d'oxygène. Une table regroupe également plusieurs appareils, permettant notamment de mesurer la pression artérielle. Et pour les urgences, un défibrillateur se trouve à portée de main. 

«Deux ou trois fois par jour, l'ambulance passe prendre les patients dont l'état de santé nécessite véritablement une hospitalisation», explique Sébastien Français, en montrant une porte au bout du couloir. Et justement en voilà une qui arrive. Un aide-soignant, combinaison blanche et gants chirurgicaux, accompagne un patient. Quelques minutes plus tard, la porte claque et le véhicule repart. 

Plusieurs fois par jour, une ambulance vient récupérer les patients dont l'état de santé nécessite une hospitalisation.
Plusieurs fois par jour, une ambulance vient récupérer les patients dont l'état de santé nécessite une hospitalisation.
Photo: Anouk Antony

Si une dizaine de patients peuvent être ainsi traités par heure, les capacités du centre pourraient être ajustées «selon les besoins», assure le médecin coordinateur. «Il y a assez de place pour quatre infirmières et six médecins», précise-t-il avant d'ajouter que cela permettrait donc de doubler les capacités. 

Pour répondre à la demande croissante, un autre centre de test a également vu le jour au sud du pays. A Esch-sur-Alzette, les patients sont accueillis depuis mardi et comme au Kirchberg, aucun rendez-vous ou ordonnance médicale ne sont nécessaires. Un autre centre venant d'ouvrir juste à deux pas du laboratoire national de santé, à Dudelange.

Ces dernières semaines, le nombre de cas est reparti à la hausse au Luxembourg. Mercredi, quelque 700 nouveaux cas ont été recensés. Au total, le pays dénombre 21.762 cas dépistés depuis le mois de mars. 


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