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Dans la famille bio, je demande... «Letz Grow»
Luxembourg 7 3 min. 23.05.2021 Cet article est archivé

Dans la famille bio, je demande... «Letz Grow»

Particuliers, restaurateurs mais aussi cuisines des crèches communales ont vite appris à savourer les productions 100% locales et bio de Letz Grow.

Dans la famille bio, je demande... «Letz Grow»

Particuliers, restaurateurs mais aussi cuisines des crèches communales ont vite appris à savourer les productions 100% locales et bio de Letz Grow.
Photo : Anouk Antony
Luxembourg 7 3 min. 23.05.2021 Cet article est archivé

Dans la famille bio, je demande... «Letz Grow»

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Quand deux anciens cols blancs décident de se mettre au vert pour cultiver leurs jardins (et leurs serres), l'histoire prend vite une bonne saveur. A Junglinster, Letz Grow a ainsi poussé avec le souci de cultiver raisonnablement et nourrir sainement la communauté.

(pj avec Volker Bingenheimer) Senad Alic et Danny Hutchines ont osé.Osé quitter leur ancien job pour devenir cultivateurs. Et bio qui plus est! Un domaine où le Luxembourg traîne des bottes avec seulement 5,2% des surfaces agricoles nationales consacrées à ce type de cultures. Trois saisons maintenant que les deux hommes ont fait de leur envie, leur hobby, leur choix de vie une entreprise. Et depuis Letz Grow pousse, sans engrais artificiels, sans pulvérisation, sans même creuser la terre.


Kuh, Kühe, Vache, Rend, Landwirtschaft, Agriculture, Foto Lex Kleren
La petite graine bio tarde à germer
Si le Luxembourg entend consacrer 20% de ses parcelles à l'agriculture biologique d'ici 2025, et jusqu'à 100% à l'horizon 2050, le chemin à parcourir pour atteindre ces objectifs reste encore long.

La première graine du projet a germé à Gonderange, dans le jardin familial de Senad. Un petit terrain de 40 m2 avec lequel il a pu couvrir 80% des besoins des siens en fruits et légumes. De quoi surprendre ce financier qui travaillait pour une succursale de banque américaine. «Le jardinage avait quelque chose d'apaisant.» Bien loin du stress développé à force de suivre les cours monétaires. 

«Ma vie était une question d'argent, du matin au soir. À un moment donné, je ne m'en suis plus soucié», sourit celui qui va alors tout mettre en oeuvre pour changer de voie. Quelque temps plus tard, Danny le rejoindra dans son projet. Délaissant un bon poste dans une société d'import-export pour se risquer au maraîchage bio.

Depuis un an et demi, Junglinster accueille le duo. Et surtout se régale de sa production issue en bonne partie des deux serres remises en état, d'un ancien potager repris dans la commune et, depuis peu, d'un champ de Walferdange. Les paniers Letz Grow font le régal des familles qui se sont vite partagé l'adresse du magasin ouvert dans la commune. Mieux : une partie des légumes et fruits fait le bonheur de restaurants du secteur mais aussi d'enfants à la cantine de deux crèches.

Cultiver raisonnablement, nourrir sainement et conseiller gentiment : voilà les trois lignes de conduite de Danny et Senad. «Ce qui se trouve sur nos étagères le matin était encore dans le champ ou en serre à l'aube ou le soir précédent», aiment-ils à souligner aux visiteurs qui ouvrent de grands yeux devant leurs produits. Et à leurs clients comme aux quelque 2000 aficionados qui le suivent sur les réseaux sociaux, le duo ne manque jamais de donner quelques astuces. De culture bio ou de cuisine. Tout comme les deux hommes n'hésitent pas à raconter leur bataille (100% naturelle) contre une soudaine invasion de pucerons ou quelles astuces leur ont permis de se faire moins mal en cultivant.

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