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Cultures et migrations au cœur du festival
Luxembourg 5 2 min. 28.02.2020 Cet article est archivé

Cultures et migrations au cœur du festival

Cultures et migrations au cœur du festival

Photo: Lex Kleren
Luxembourg 5 2 min. 28.02.2020 Cet article est archivé

Cultures et migrations au cœur du festival

Le week-end s’inscrit sous le signe de la multiculturalité à Luxexpo The Box avec le 37e Festival des migrations des cultures et de la citoyenneté.

(ota) - Migration et Luxembourg apparaissent comme indissociables. En effet, sur les quelque 614.000 habitants recensés au 1er janvier 2020, 47,5% sont étrangers, selon les données du Statec. La majorité d'entre eux - quelque 100.000 - sont Portugais. La première vague d'immigration venue du Portugal date de la fin des années 1960 et avec elle Américo et Isaura arrivés au Luxembourg en 1968 après de nombreuses péripéties. Ce flux  s'accélèrera en 1970 à la faveur d'accords signés pour faire venir de la main-d'œuvre au Grand-Duché.

Il y a évidemment aussi des mouvements de population plus récents et le pays connaît chaque année depuis dix ans un solde migratoire moyen qui dépasse le seuil des 10.000 personnes. Lesquelles font parfois partie de communautés bien plus petites, à l'instar d'Anne-Pélagie venue du Sénégal ou de Thomas venu de Nouvelle-Zélande.  


Le droit de vote des étrangers fait peu à peu son chemin
Pays multiculturel par excellence, le Grand-Duché est épargné par les tensions entre les communautés selon le dernier sondage de l'Asti. Au point qu'une majorité des résidents se dit favorable à l'ouverture du scrutin législatif.

C'est autour de cette thématique que se déroule annuellement le Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté. Cette année encore, trois jours durant, parallèlement aux 400 stands d'associations diverses et variées, les visiteurs peuvent assister gratuitement à divers spectacles de danse, concerts mais aussi à de nombreuses conférences. Mais au-delà du folklore, l'événement organisé par le Comité de liaison des associations d'étrangers (Clae) apparaît comme éminemment politique. 

En 2020, le ton est donné dès le vendredi à 19h avec un débat sur l'esclavage moderne, en présence notamment du ministre du Travail, Dan Kersch (LSAP).  Le samedi à midi, la ministre de l'Intégration, Corinne Cahen (DP) participe à une table ronde autour de laquelle se retrouvent le Conseil national pour les étrangers et des représentants d'asbl pour un échange sur la loi qui les régit. Suivront ensuite un débat sur le sexisme dans le langage des médias et un autre sur la fin du capitalisme, entre crises sociale, climatique et démocratique. 


L'esclavage moderne sévit jusqu'au Grand-Duché
Non, la traite d'êtres humains n'est pas un phénomène si loin. Ainsi, au Luxembourg, pas moins d'une trentaine de victimes ont été prises en charge l'an dernier. Sombres histoires.

Les hostilités seront ainsi bien lancées avant l'ouverture officielle qui se déroulera à 15h avec la ministre de l'Intégration et sa collègue de la Culture, Sam Tanson (Déi Gréng). A noter que parallèlement au festival, le Clae organise le salon du livre autour des littératures venues des quatre coins du monde et la manifestation  ARTSmanif dédiée aux arts plastiques.  


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