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Covid, le vilain camarade de classe
Luxembourg 2 min. 08.02.2021

Covid, le vilain camarade de classe

Les jeunes du fondamental auront passé moins d'un mois en présentiel dans leur classe depuis la rentrée de janvier.

Covid, le vilain camarade de classe

Les jeunes du fondamental auront passé moins d'un mois en présentiel dans leur classe depuis la rentrée de janvier.
Photo : AFP
Luxembourg 2 min. 08.02.2021

Covid, le vilain camarade de classe

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Vendredi, le ministère de l'Education nationale fera le point avec les députés pour tenter de déterminer dans quelles conditions la rentrée scolaire pourrait se faire le 22 février.

Depuis ce lundi, les écoliers ont tous retrouvé les joies (et les affres) de l'école à la maison. Une nouvelle période de Schouldoheem imposée pour les jeunes du fondamental jusqu'aux congés de Carnaval en fin de semaine. Une semaine de travail, une semaine de repos «tout juste le temps pour nous et le ministre de l'Education de voir ce qu'il sera bon d'organiser pour la reprise des classes», indique Gilles Baum (DP), président de la commission des Affaires scolaires.


ARCHIV - 31.08.2020, Baden-Württemberg, Hemmingen: Eine Lehrerin mit Mund- und Nasenschutz steht in einer Grundschule. (zu dpa: «Grundschulen und Kitas öffnen? Baden-Württemberg berät Sonderweg») Foto: Sebastian Gollnow/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Les variants mettent K.-O. le milieu scolaire
A compter de lundi, et pour une semaine, tous les élèves devront poursuivre leur scolarité à domicile en raison de la «légère recrudescence» du nombre de cas positifs enregistrés dans les établissements du pays. Une décision justifiée par le besoin de «faire preuve de prudence».

Autant que les parents ou le ministre Claude Meisch, les députés sont préoccupés par la subite progression du covid parmi les jeunes générations. «On s'est aperçu que brusquement les 0-19 ans étaient devenus le plus sujets aux nouvelles infections», note ainsi la parlementaire, sans bien savoir à quoi ce phénomène est dû. 

«Des analyses en cours nous permettront de savoir si c'est la faute des variants ou pas, mais une chose est certaine : le protocole sanitaire à l'école ou au lycée n'ayant pas changé, le problème ne vient pas de là».

Qu'importe la cause, plus question de voir comme cela a été constaté à Schifflange quarante écoliers subitement positifs, avec obligation de fermer leur établissement prématurément. «Nous ne sommes plus dans les mêmes scénarios que dans les deux vagues virales précédentes, note le député libéral lui-même père de quatre enfants. 

Même si les plus jeunes développent des formes plus bénignes de l'infection, on ne peut pas se permettre de remettre tout le monde à la maison trop longtemps.» Réaffirmant au passage un point de vue partagé selon lui par l'ensemble des élus de sa commission : «le recours à l'école à domicile est l'ultime solution (l'ultima ratio), pas une solution de facilité».

La crainte tient aussi dans le fait que plus d'enfants contaminés ne doivent pas représenter plus de facteurs contaminants pour leur entourage. Auquel cas l'épidémie, qui donne déjà des signes de frémissements, repartirait de plus belle.

Pour la rentrée, il est encore un peu tôt pour se prononcer. Les derniers chiffres de la circulation du virus dans la population orienteront la boussole. «On se retrouve vendredi pour en discuter avec le ministre», précise Gilles Baum. Et encore, pas sûr qu'un nouveau délai ne soit nécessaire pour voir si, comme ces dernières semaines, le fondamental pourra revenir en cours en classe entière, ou s'il faut continuer à faire étudier les 4e, 3e et 2e une semaine sur deux en présentiel.  

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